Troisième obstacle qui vous empêche de progresser : « ma méthode est bonne »

de | 13 avril 2018

Dans cette troisième vidéo, j’aimerai vous parler du troisième obstacle que je constate le plus chez les joueurs de jeux vidéo qui ne progressent plus ou très lentement. Ici, nous verrons précisément comment un excès de confiance présent chez de nombreux joueurs de jeux vidéo, les empêche de voir leurs propres défauts. Ils sont alors convaincus au plus profond d’eux-mêmes que tout ce qu’ils font est correct, que tous les efforts qu’ils déploient les récompenseront au bout d’un moment. Sauf qu’au bout de 3 mois, il faudrait peut-être se remettre en question.

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Retranscription de la vidéo, Obstacle 3 L’excès de confiance

Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle vidéo du blog centres-dinteret-jeux-video.com. Je suis Joseph Nguyen, auteur de ce blog et coach sur Overwatch.

Cette vidéo est la troisième vidéo d’une série de 7 vidéos qui décriront 7 obstacles qui vous empêchent aujourd’hui de progresser dans le classement.

Dans cette vidéo, nous verrons ensemble le troisième obstacle qui empêche les joueurs de progresser dans les jeux vidéo compétitifs en équipe comme Overwatch, League of Legends et bien d’autres.

Ici j’aimerai aborder un point essentiel qui touche presque tous les joueurs de jeux vidéo. Si vous pensez que vous n’êtes pas touché par ce problème, c’est que vous êtes touché par ce dernier de plein fouet. Ici je vais vous parler de « l’excès de confiance », plus précisément de son rôle quand vous tentez de parfaire votre jeu, quand vous essayez de corriger des erreurs que vous avez clairement identifiées.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, laissez-moi vous poser trois questions :

  1. Quand vous vous entraînez ou quand vous faites des parties classées d’Overwatch, de LoL, et de bien d’autres jeux, est-ce que vous pensez que vous vous donnez à fond ou pas loin ?
  2. Une fois que vous avez répondu à la première question, répondez à cette question : est-ce que vous pensez que vous faites ce qu’il faut pour progresser ?
  3. Enfin dernière question : est-ce que vous pensez que la méthode que vous utilisez pour progresser est une bonne méthode ?

Ce sont les trois questions que je pose systématiquement aux joueurs que je coach dans les premiers jours suivant notre rencontre.

Voilà leurs réponses.

 

Pour la première question : « est-ce que vous essayez vraiment de progresser ? ». Tous les joueurs répondent sans appel que « oui ». Les raisons qu’ils m’avancent sont du genre « c’est difficile, c’est long, tout le monde passe par là ». « C’est normal que ce soit long, il y a beaucoup de concurrence ». En effet, ils m’expliquent souvent leur manque de résultats alors que je n’ai rien demandé du tout, c’est comme s’ils sentaient qu’il y avait déjà quelque chose qui clochait dans leur méthode. L’idée à retenir aussi c’est qu’ils sont sûrs d’essayer de progresser car cela leur demande des efforts énormes.

Pour la deuxième question : « est-ce que vous pensez faire ce qu’il faut pour progresser ? » Les réponses sont du genre : « oui, bien sûr, j’ai joué au moins 4 heures hier », « j’ai galéré pour gagner lors de ma dernière partie et ça me permet d’apprendre beaucoup de choses », « ça me permet aussi de voir quand je me trompe ou les erreurs que mes équipiers font », « j’apprends énormément sur le jeu et quand je n’ai vraiment pas envie de jouer, je consulte des guides et je regarde des streams ». Ici ce qu’il faut retenir, c’est que tout ce temps de jeu leur permet d’apprendre, d’emmagasiner des connaissances et donc selon eux cela leur permet de progresser. Que ce soit clair, emmagasiner des connaissances est insuffisant pour progresser, vous devez appliquer cette connaissance, ou alors elle ne sera qu’un mirage, mais j’y reviendrai plus tard.

 

Pour la troisième question : « est-ce que vous pensez que la méthode que vous utilisez est une bonne méthode ? » Les réponses sont du type : « Oui, j’en suis persuadé, elle me permet de m’entraîner longtemps », « en fait, ce que j’adore dans ma méthode, c’est que ça me permet de m’entraîner et d’y prendre du plaisir en même temps ». Je vous ai fait la version courte, mais c’est ce qui ressort de nos discussions.

Donc si on devait faire un résumé, voilà ce qu’il faut retenir. Les joueurs de jeux vidéo sont convaincus qu’ils font leur possible pour progresser en s’entraînant intensément. Ils s’en donnent les moyens en s’entraînant souvent et/ou longtemps ce qui leur permet d’acquérir des connaissances, de l’expérience. Et ce qui les convainc que leur méthode est hors du commun, c’est qu’ils arrivent aussi de temps en temps à y trouver du plaisir, cela leur permet de s’entraîner plus longtemps d’après eux. Imaginez utiliser le meilleur entraînement au monde et en plus réussir à y trouver beaucoup de plaisir, vous obtiendrez alors un cercle vertueux. Si c’était vrai, ça serait effectivement le meilleur entraînement au monde.

 

Ce que nous venons de voir ici c’est que la méthode que les joueurs décrivent ici semble parfaite en tout point. Elle vous permet de faire des efforts, d’apprendre et même d’y trouver du plaisir. Mais il y a juste un souci c’est que si cette dernière ne vous apporte pas de résultat ou très peu, tout le reste n’a aucun intérêt. Si vous voulez progresser, votre méthode doit vous permettre d’avancer, tout le reste n’a aucune importance, du moins c’est très secondaire.

 

L’obstacle que j’aimerai décrire ici s’appelle le biais de la confiance en soi. C’est tout simplement le fait d’avoir une confiance aveugle dans ce que vous faites, parce que c’est vous qui le faite, vous qui avez décidé. Plus précisément ici, parce que la méthode que vous utilisez ici vient de vous et de votre expérience, vous avez tendance à ne pas la remettre en question. Même si cette dernière se montre complètement inefficace et ne vous permet pas du tout d’atteindre vos objectifs. Si vous vous rendez compte de l’inefficacité de votre entraînement, vous aurez tendance à trouver des raisons autre part que dans votre méthode. C’est-à-dire que ça sera la faute de tout, sauf de votre méthode.

 

Voyons ensemble les 3 comportements des joueurs de jeux vidéo qui les empêchent de progresser et qui sont issus de cette mauvaise méthode.

 

1er comportement : Vous répétez inlassablement les mêmes erreurs encore et encore.

Pour être plus précis, à force de jouer et encore jouer, vous atteignez à un moment un niveau qui est votre limite « naturel ». C’est-à-dire que c’est le niveau que vous atteignez si vous lancez juste le jeu à répétition et que vous n’y réfléchissez pas plus que ça. Vous consultez quelques guides bien sûr, des vidéos aussi, mais ça s’arrête là. Vous n’essayez pas de vous creuser la tête pour savoir ce qui ne va pas. Vous ne vous remettez pas sincèrement en question.

Votre type de jeu sera alors un jeu que vous connaissez très bien. Vous reconnaissez même les erreurs que vous faites, parce que vous les connaissez par cœur. A chaque défaite, vous perdrez pour les mêmes raisons (attention, je n’ai pas dit la même raison, mais les mêmes raisons). Vous râlerez encore et toujours pour les mêmes choses. Vous serez systématiquement bloqué par les mêmes obstacles. Bref, vous n’apprendrez rien, mais vous serez sûr et certain de faire tout ce qu’il faut pour vous améliorer. Vous ne savez pas quand vous allez véritablement vous améliorer, mais vous êtes sûr que c’est pour bientôt !

Premier défaut de cette méthode : Vous ne progressez pas du tout, vous devenez seulement meilleur à ce que vous faites, vous devenez meilleur à ne pas progresser, vous devenez meilleur à être « mauvais ».

2e comportement : « Pour corriger mes erreurs, il suffit de jouer ».

Parce que vous n’avez fait qu’accumuler les heures et que cela suffisait avant pour progresser, vous êtes convaincu qu’aligner les heures aujourd’hui vous permettra d’améliorer votre niveau de jeu. Pour ne pas me répéter, regardez la vidéo précédente sur la conviction limitante, j’y expose plus en détail la situation. Pour faire très court, lorsque vous découvrez un jeu, vous progressez à chaque partie que vous lancez, car il y a tout à apprendre. Parce que votre jeu s’améliore, vous êtes convaincu que « pour progresser dans les jeux vidéo, il suffit de jouer plus ».

Plus précisément pour le sujet qui nous intéresse ici, une fois que vous avez repéré une erreur dans votre jeu, vous vous attendez à ce que cette dernière disparaisse si vous jouez assez longtemps. Alors vous allez commencer à jouer encore et encore en espérant qu’un jour vos erreurs systématiques disparaissent. Ça ne sera jamais le cas.

Deuxième défaut de cette méthode : Elle vous fait croire que vos erreurs disparaîtront si vous jouez assez longtemps. Tout alors n’est qu’une question de temps et vous ne vous remettez alors jamais en question.

 

3e comportement : « On n’a jamais rien sans rien, si tu veux progresser, il faut en baver »

On n’a que ce qu’on mérite. C’est plutôt juste comme façon de penser. C’est même très séduisant, ceux qui en veulent seront récompensés. Et on pense aussi que l’inverse est vrai, ceux qui ont des récompenses le mérite. Cela veut dire que si vous faites partie du haut du panier, vous êtes méritant, vous êtes meilleur, un meilleur joueur, mais aussi même un meilleur être humain, quelqu’un qui en veut quoi !

Alors vous allez vous mettre la pire carotte au monde. Si ça fait mal, c’est que c’est bon, c’est que je m’améliore. Sauf que la réalité est loin d’être aussi simple. Vous pouvez essayer de pousser les murs de votre chambre aussi fort et aussi longtemps que vous le souhaitez, les murs ne bougeront pas. La méthode qu’utilisent les joueurs de jeux vidéo qui ne progressent pas est la suivante : « je vais pousser pour monter dans le classement, tant que je pousse, c’est que c’est bien, même si je n’ai absolument aucun résultat au bout de 3 mois, je continuerai de pousser ! ».

Absolument pas, vous allez dans la bonne direction si et uniquement si les résultats obtenus vous permettent d’atteindre votre but. Si ce n’est pas le cas, vous vous donnez du mal pour rien.

3e défaut : Vous n’avez absolument plus aucun moyen de vous en sortir. Vous ne pouvez pas remettre en cause la méthode sous prétexte que cela devient trop difficile, car vous avez clairement identifié la souffrance comme nécessaire afin de progresser. Vous voilà pris au piège dans un schéma de pensée complètement faux et qui se suffit à lui-même, c’est-à-dire qu’il n’y a aucune façon de le remettre en question.

 

 

Ce que nous venons de voir ici, c’est que les joueurs de jeux vidéo ne rejettent pas l’effort, bien loin de là. Ils sont prêts à faire des sacrifices pour réussir, grimper toujours plus haut dans le classement et atteindre leur idéal. Malheureusement pour eux, ce sens du sacrifice mélangé aux jeux vidéo ne fait pas du tout bon ménage. En effet, alliez le fait que les jeux vidéo nous poussent naturellement à nous dépasser avec des joueurs prêts à se sacrifier et vous obtenez des joueurs dont le seul but sera de se sacrifier toute la journée, même s’ils n’obtiennent absolument aucun résultat. D’ailleurs c’est exactement ce qui se passe.

 

 

Et si je vous disais qu’il y a des méthodes bien plus efficaces pour monter ? Si je vous disais que vous avez tellement appris à faire des efforts que vous êtes devenu un champion à fournir des efforts et qu’il ne faudra que la moitié des efforts que vous déployez pour recommencer à grimper dans le classement ? Est-ce que cela vous intéresserait ?

Ce qui vous manque actuellement, ce n’est pas les efforts, c’est plutôt une direction vers laquelle tourner ces efforts. Ici, je veux vous apprendre à trouver des solutions concrètes pour les différentes erreurs que vous avez identifiées et que vous connaissez par cœur. Même si vous avez la conviction de connaître vos erreurs par cœur, je veux aussi vous apprendre à cibler plus précisément les causes racines de vos erreurs qui vous empêchent de livrer un meilleur niveau de jeu. Je veux vous faire comprendre qu’il ne sert à rien d’essayer d’être plus rapide, d’avoir de meilleurs réflexes, une meilleure exécution si ce que vous faites est mauvais à la base.

Il vous faudra changer de méthode. Vous devrez laisser tomber la méthode que vous aimez tant et qui vous pousse à faire des efforts pour rien, pour une méthode qui vous permettra de trouver concrètement des solutions, les appliquer dans le jeu et pas seulement dans votre tête. Ce qui vous manque ici, c’est juste l’étape d’application.

La nouvelle méthode devra aussi avoir les avantages d’être simple à utiliser et de récompenser vos efforts. Sans ces deux critères, les résultats seront les mêmes qu’avec votre méthode actuelle. Cette nouvelle méthode vous fera progresser à chaque session d’entraînement, alors préparez-vous à dire adieux à vos soirées pleines de frustration que vous « aimez tant » étant donné que vous en avez fait votre quotidien.

 

Voyons dès maintenant la méthode que je vous propose. Cette dernière vise à détruire une conviction que vous avez construite à cause d’une méthode inefficace, cette conviction est la suivante : « je connais mon erreur systématique, je vais la corriger à la volée et elle disparaitra toute seule ». Comme je l’ai dit, c’est une véritable conviction que vous avez dans votre méthode. En effet, si ce n’était pas le cas, si ce n’était qu’une hypothèse ou une croyance, après avoir essayé de la corriger à la volée 30 fois, peut-être l’auriez-vous remise en question.

 

Voilà ce que vous allez utiliser à la place et parce que cela vous permettra de corriger vos erreurs systématiques en une session d’entraînement, vous ne retournerez plus jamais en arrière. La méthode est en 5 points :

  1. Sélectionnez une erreur que vous connaissez par cœur. Que cela soit votre faute ou la faute de vos équipiers qui ne vous préviennent pas que vos adversaires se rapprochent de vous, ou toutes autres choses que vos équipiers devraient vous dire.
  2. Le deuxième point est le plus important et vous devez l’appliquer sincèrement. Que cela soit la faute de vos équipiers ou non, tout est votre faute. Trop souvent, les joueurs de jeux vidéo blâment leurs équipiers pour LEURS erreurs. Si vous voulez vous améliorer, commencez à prendre VOS responsabilités. Je me fiche totalement qu’un allié aurait pu vous prévenir, c’est à VOUS de vérifier que vous pouvez faire ce que vous vous apprêtez à faire. A partir de maintenant, vous êtes responsable de toutes les erreurs que vous voyez.
  3. Décrivez la situation exacte, propice au déclenchement de cette erreur. Qu’est-ce que vous étiez en train de faire ? Qu’est-ce que vous essayiez de faire ? Que se passait-il autour de vous ? Décrivez même les choses que vous ne voyez pas. Par exemple « je vois toute l’équipe adverse, mais je ne vois pas McCree ». Cela veut probablement dire que le McCree a décidé de passer derrière votre équipe pour claquer son ulti. C’est risqué, mais cela se tente parfois.
  4. Après avoir fait votre liste longue de 3 kilomètres sur tous les éléments que vous devriez repérer afin de bien identifier l’erreur que vous êtes sur le point de commettre, vous allez tout simplement en faire entre 1 et 3 règles simples à suivre pendant la partie. Vous choisirez les éléments déclencheurs les plus probables, mais aussi les plus vérifiables.
  5. Enfin et c’est ici que vous allez faire un changement radical par rapport à la méthode qui ne marche tout simplement pas. Vous ne jouerez pas pour gagner, vous jouerez pour une seule raison, mettre en pratique la solution que vous venez de créer. Vous y penserez tout le temps, pas seulement dans les moments où cela pourrait se produire. Si vous n’êtes pas obsédé par le fait d’appliquer la solution, vous retournerez dans vos travers et vous répéterez alors vos erreurs.

 

Il est possible que la solution que vous avez développée ne soit pas parfaite, voire même pas terrible pour être honnête. Ne vous découragez pas, au contraire, servez-vous des tentatives d’appliquer cette solution imparfaite comme retours d’expérience. Cela vous permettra de véritablement développer vos connaissances sur le jeu vidéo en question. Je ne parle pas ici de theory craft, mais de connaissances appliquées bien plus utiles quand on est en jeu. Cette méthode que je vous propose est notamment très efficace pour développer ce que les joueurs appellent le game sense.

A vous de jouer maintenant !

Ce qui sera difficile ici, c’est d’accepter que votre méthode préférée, que vous utilisez depuis des années n’est finalement pas terrible du tout. Ce que je veux vous faire comprendre ici c’est que si vous ne progressez pas, cela n’a rien à voir avec le talent, mais seulement avec le fait que vous utilisez une méthode qui ne fonctionne pas.

La méthode que je vous propose, vous poussera à sortir de votre zone de confort, elle vous poussera à vous poser des questions que vous ne vous êtes jamais posées, ou encore pire des questions que vous avez considérées comme inutiles ou comme étant de l’ordre du détail. Laissez-moi vous dire que c’est exactement l’inverse. Beaucoup des joueurs que je coach font l’erreur de croire que le jeu vidéo dans lequel ils tentent de progresser n’est « que de la mécanique ». Pour ceux qui pensent encore cela, laissez-moi vous dire que vous prenez le problème à l’envers.  Votre manque de connaissances vous pousse à croire que ce n’est que de la mécanique, parce que vous ne vous êtes jamais posé de questions sur la stratégie, la tactique, l’économie, votre jeu vidéo n’est abordé que d’un point de vue mécanique, il est donc normal que vous fassiez cette conclusion. Mais les jeux vidéo en ligne compétitifs sont infiniment plus complexes que d’appuyer sur les bonnes touches au bon moment.

J’aimerai finir par une partie sur ce que veut véritablement dire  apprendre quelque chose, apprendre une méthode plus précisément. Voilà ce que veut dire apprendre dans ce contexte : imaginons que vous utilisiez une méthode actuellement et que celle-ci a de piètres résultats. Si je vous enseigne une nouvelle méthode bien plus efficace et vous donnant des résultats bien plus rapidement et avec moins d’efforts, alors vous serez intéressé par cette méthode. Si vous avez appris concrètement la méthode, vous appliquerez la nouvelle et vous ne retournerez jamais vers l’ancienne méthode inefficace, parce que vous avez compris que cela ne servait à rien. Par contre, si pour des raisons diverses vous retournez de temps en temps vers votre ancienne méthode, alors vous n’avez rien appris, vous avez juste accumulé des connaissances. Ne faites pas cette erreur et apprenez véritablement les choses.

 

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