Fin de mon défi fou pour l’année 2017, les difficultés que j’ai rencontrées, les résultats obtenus, ce que cela m’a apporté et surtout ce que cela peut vous apporter

de | 6 février 2018

Cette année a été pour moi très riche en enseignements et aujourd’hui, après la fin de mon défi d’un an, je me sens prêt à vous apporter les fruits de mon expérience. Dans cet article, vous trouverez de nombreux conseils vous permettant de vous rapprocher de votre rêve. Cela vous permettra de maximiser vos chances de réussite et surtout, de décider de vous lancer une fois que vous aurez satisfait à toutes les conditions que je partagerai ici avec vous.

Durant cette année, j’ai rencontré un nombre incroyable de personnes (très souvent des joueurs de jeux vidéo) qui étaient convaincus qu’elles n’avaient rien de spécial, qu’elles ne pouvaient rien apporter aux autres. Toutes ces personnes ont un point commun, leur croyance de ne rien pouvoir apporter ne se basait sur rien de concret. Mais elles partageaient aussi une autre caractéristique, le désir ardent de vouloir partager leur passion, de vouloir apporter des choses aux autres, de vouloir aider les autres. J’ai récemment envoyé un mail à toutes ces personnes pour leur demander des nouvelles sur leur projet, près de 90 % d’entre elles ont plus ou moins laissé tomber. Plus ou moins, car à chaque fois qu’elles décident de laisser tomber, deux semaines plus tard, elles essayent de se relancer. Ce phénomène de ne pas pouvoir laisser tomber traduit selon moi, une volonté profonde de se lancer. Mais parce qu’elles se lancent toujours de la même façon, elles obtiennent toujours le même résultat : elles se découragent très vite. Dans cet article, je vous apporterai les éléments nécessaires afin que vous ne tombiez pas dans le même piège encore et encore et que vous puissiez vous lancer de façon durable dans votre projet, peu importe les difficultés, peu importe si c’est le moment parfait ou non.

Les raisons pour douter sont nombreuses…

Jeu vidéo, jeux vidéo, PUBG

Jeu vidéo : PUBG, tout le monde commence de la même façon, la façon de jouer déterminera le reste. Je ne parierai pas sur ce gars-là.

Les raisons qui poussent ces personnes à laisser tomber sont nombreuses :

  • Une conviction limitante qui les pousse à croire qu’elles n’ont rien d’intéressant ;
  • Cette même conviction qui les pousse à croire que ces personnes ne sont pas intéressantes ;
  • Elles n’ont pas assez d’expérience, voire pas du tout ;
  • Elles ne savent pas comment faire et elles sont bloquées par la technique ;
  • Elles ne se sentent pas légitimes ;
  • La combinaison de toutes les caractéristiques précédentes va pousser la personne à sans cesse se rabaisser, plutôt que de lui permettre de passer à l’action.

…mais elles n’ont absolument aucune importance

Jeu vidéo, jeux vidéo, PUBG

Jeu vidéo : PUBG. Ce n’est pas tant qui vous êtes au départ qui compte, c’est la façon dont vous allez relever les défis.

Ce que je m’apprête à vous dire ici va peut-être vous étonner. Toutes les raisons citées ci-dessus n’ont absolument aucune importance. Personne n’attend d’avoir toutes les cartes en main avant de se lancer dans un projet ambitieux, il y a beaucoup trop de choses à savoir, à apprendre. Absolument personne ne se lance dans un projet et ne réussit à tenir sur la longueur s’il maîtrise absolument toutes les facettes du projet, dans ce cas-là l’ennui finit par démotiver la personne.

Quand je me suis lancé dans ce défi d’un an, je n’avais jamais touché à un blog de ma vie. Je n’avais jamais fait de vidéo. Je n’avais jamais fait d’interviews. Je n’avais jamais écrit un article pour quelqu’un d’autre. Je ne m’étais jamais mis en valeur. Je n’avais jamais réussi à aider qui que ce soit dans les jeux vidéo. Je n’avais jamais utilisé de logiciel d’édition de vidéos ou de son. Personne ne m’a dit que j’étais intéressant. Surtout, j’avais peur ! Mais tout cela ne m’a absolument pas empêché de me lancer.

Partir sur de bonnes bases et ce qui vous attend

La réalité c’est que si vous avez passé énormément de temps sur une activité, vous êtes naturellement plus expérimenté que la plupart des gens sur le sujet. Et plus vous passerez de temps sur cette activité, plus vous aurez des choses à apporter à un nombre toujours plus grand de personnes. En partant de ce principe, vous pouvez donc apporter de la valeur à tout le monde.

Il y a un deuxième bénéfice à se lancer, au fur et à mesure que vous allez transmettre votre savoir, vous trouverez toujours plus de richesses en vous. Votre vision sur votre propre valeur va changer, les trésors qui se cachent en vous, qui sont cachés chez les autres vont se révéler à vous. Concrètement, vous deviendrez intéressant à vos propres yeux et aux yeux des autres, vous apprendrez à le devenir toujours plus.

Parce que vous vous adresserez à une audience, vous apprendrez sur le tas à transmettre la valeur que vous voulez leur apporter. Parce que cette audience ne sait pas forcément à quoi s’attendre, vous apprendrez aussi à capter son attention afin que les personnes comprennent bien que ce que vous vous apprêtez à leur donner leur sera d’une grande aide. Concrètement vous apprendrez à mettre en valeur votre expérience, vos conseils et vous comprendrez aussi que le meilleur conseil au monde peut facilement passer à la trappe si ce dernier n’est pas mis en valeur.

Être sûr d’avoir du contenu, suffisamment de contenus, n’est toutefois pas suffisant. Afin de pouvoir transmettre votre savoir, transmettre vos expériences, il faut se placer dans une posture qui vous permette de le faire. Il vous faudra apprendre à vous mettre dans la peau d’un bon enseignant, et pas celle d’un expert donneur de leçons. Personne n’aime les donneurs de leçons, peu importe qui vous êtes, si votre méthode d’enseignement consiste à écraser d’une manière ou d’une autre votre interlocuteur, passez votre chemin.

Avant de vous lancer, préparez-vous à être bloqué par tous les différents problèmes techniques que vous risquez de rencontrer. Parce que vous vous lancez dans un projet ambitieux et nouveau, cette activité ne vous rapportera pas un rond, soyons honnêtes. Vous utiliserez donc très souvent des logiciels gratuits, des logiciels où tout est à faire, où la notice d’utilisation est loin d’être simple à comprendre. Ce qui est frustrant dans les problèmes techniques, c’est que très souvent, nous voulons faire quelque chose de simple et l’outil à notre disposition est extrêmement complexe. C’est ce décalage entre l’objectif et le moyen qui est source de frustration. En sachant cela, en étant préparé au préalable, vous passerez moins de temps à ruminer, à vous apitoyer sur votre sort et vous utiliserez toute cette énergie qui était gâchée à trouver une solution. Aucun problème technique n’est insurmontable, vous l’apprendrez à vos dépens d’abord puis cela deviendra une habitude.

Au cours de votre projet, de votre aventure, vous serez aussi amené à accepter des choses qui étaient pour vous inconcevables avant cela. Par exemple, accepter qu’une certaine portion de la communauté ne visera qu’à vous rabaisser. Vous apprendrez que ces personnes vous suivent religieusement, qu’elles ne rateront aucun de vos articles et qu’elles essaieront à tout prix de vous démoraliser. Au départ, vous vous sentirez désarmé, impuissant, jusqu’au moment où vous accepterez le fait que vous ne pouvez tout simplement pas perdre votre temps à en tenir compte. Vous comprendrez qu’il est inutile d’essayer de contrôler, d’influencer ce qui est incontrôlable, ce qui n’est pas influençable.

Chacun des obstacles qui se dresseront sur votre route pourra être pris soit comme un enseignement, une richesse ou alors, une épreuve difficile, une douleur, quelque chose à éviter. Au début de mon aventure, au début du projet, j’avais tendance à éviter tout ce qui était douloureux. Le voyage était certes très confortable, mais je n’apprenais tout simplement rien. En effet, pour devenir meilleur, pour apprendre, pour devenir une meilleure version de soi, il faut sortir de sa zone de confort, il faut donc aller au contact de ce qui est douloureux et apprendre à le gérer d’une part, mais aussi à s’en servir comme d’un tremplin pour progresser. J’espère qu’à travers cet article, je vous donnerai l’envie de vous lancer et d’apprendre.

Les 5 principaux obstacles qui essaieront de vous barrer la route chaque jour

Tout s’apprend et cela demande du temps. Il est assez simple d’accepter ces deux choses, mais il est très difficile de s’en souvenir quand presque chaque jour est une épreuve. Ces obstacles, je vais les décrire pour vous et je vous donnerai un peu plus loin ma méthode pour les dépasser. Pour certaines personnes, il sera très difficile de se mettre dans une position d’un étudiant. Notre société nous pousse à croire qu’une fois sorti de l’école, nous n’avons plus rien à apprendre, c’est exactement le contraire qui se passe. Avant de vous lancer dans cette aventure, ouvrez votre esprit, soyez prêt à apprendre des choses, énormément de choses et en très peu de temps.

Obstacle numéro 1 : l’ego

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Jeu vidéo : Killing Floor 2. Le patriarche a un ego tellement surdimensionné qu’il vous dit à l’avance quelle attaque il va utiliser contre vous.

Vous souvenez-vous de la personne qui se rabaissait sans cesse, qui ne trouvait rien d’intéressant chez elle ? Eh bien cette même personne va rapidement développer son ego, au point d’avoir un ego surdimensionné si elle ne fait pas attention. Quand vous commencez à voir toute cette richesse en vous, quand vous commencez à produire du contenu et que les gens vous remercient d’avoir partagé vos astuces, rapidement vous aurez une très haute opinion de vous-même. Cette opinion vous poussera à croire que vous méritez mieux, que d’une certaine façon les choses doivent aller plus vite, que ceux qui ne sont pas d’accord avec vous ont tort. Il n’est pas rare de voir des créateurs de contenu dire des choses comme « je me casse la tête à faire des vidéos pour vous permettre de vous améliorer et vous râlez encore que je n’en fais pas assez, que j’en fais trop ou que je me la pète ». La réalité, c’est que votre audience est très hétérogène, certaines personnes se reconnaîtront dans votre vidéo, dans votre article, d’autres passeront totalement à côté et enfin d’autres ne pourront pas résister à l’envie de vous rabaisser gratuitement. L’ego, c’est celui qui va vous faire croire que ce n’est pas normal, c’est celui qui va vous faire croire que vous méritez mieux que tous les autres. Tomber dans ce piège vous placera au centre de l’univers et plus rien n’aura d’importance à part vous.

Obstacle numéro 2 : perdre votre but

Conséquence du piège précédent : tout ce que vous créerez, vous le créerez pour vous, vous vous ferez plaisir. Il faut savoir qu’il est extrêmement facile de tomber dans ce piège et il est aussi très facile de le justifier. Vous trouverez des créateurs de contenus qui vous diront « ce que je fais, je le fais pour moi et si les autres n’aiment pas, ils n’ont qu’à voir ailleurs ». Bien sûr, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, il ne s’agit pas ici de venir vous « prostituer » pour les autres dans l’espérance d’obtenir un « like ». Mais il y a un juste milieu entre faire des choses uniquement pour vous et faire des choses qui pousseront les autres à s’intéresser à ce que vous faites et à les inviter à donner leur avis afin qu’ils viennent vous nourrir, vous apportez leurs propres richesses en vue d’un échange constructif.

Personnellement, le but que je me suis fixé est d’apporter un maximum d’astuces aux autres joueurs de jeux vidéo. Mais très rapidement au début, je suis tombé dans le piège de faire du contenu dans le but de montrer mon expertise, dans le but de montrer aux lecteur que j’en sais plus qu’eux sur le sujet. Ici, c’est l’ego qui prenait la parole, c’est l’ego qui voulait montrer sa toute-puissance. Ces articles sont de loin les plus mauvais que j’ai écrits, mais je ne les enlèverai pour rien au monde, ils sont un rappel permanent que mon ego n’est jamais loin et que je peux, à tout instant, perdre le but que je me suis fixé.

Obstacle numéro 3 : faire du contenu pour soi

L’autre piège dans lequel vous pouvez tomber est de faire du contenu uniquement pour vous. Ici aussi, je suis tombé dans ce piège assez rapidement. Certains des articles qui ont été écrits au départ n’étaient intéressants que pour moi. Je parlais de problématiques que peu de joueurs de jeux vidéo connaissent, je n’apportais donc que très peu de valeur aux lecteurs qui avaient encore le courage de me lire. Si vous créez du contenu qui a pour but d’être public, ayez au moins la politesse d’apporter quelque chose à votre lecteur, à votre spectateur. Cela est extrêmement stupide à dire, mais c’est aussi extrêmement simple à oublier.

Obstacle numéro 4 : vous allez prendre le rôle d’un juge

Au fur et à mesure que votre expertise augmente, votre capacité à être pédagogue va diminuer. Quand un joueur moins expérimenté vous contredira, car de son point de vue, ce que vous expliquez, ce que vous partagez, ne marche pas, vous aurez tendance à condamner la personne plutôt que de prendre sa place, de voir les choses à travers ses yeux. N’oubliez pas que votre but est d’apporter de la valeur aux gens. Comment voulez-vous que les gens vous écoutent si vous les condamnez avant de leur expliquer votre point de vue, si vous les condamnez avant même d’essayer de vous mettre à leur place.

Obstacle numéro 5 : vous « refuserez » d’évoluer, cela vous frustrera

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Jeu vidéo : Deus Ex Mankind Divided. Les évolutions, plutôt les augmentations forment le cœur du dernier Deus Ex.

A un moment ou à un autre, vous serez fatigué. Cette fatigue vous poussera à vous réfugier dans votre zone de confort. Sauf que votre projet, l’essence même de votre projet c’est de toujours apporter plus, d’être toujours plus. Vous serez donc rapidement frustré entre ce que vous voulez être et ce que vous pouvez faire tout de suite. Cette frustration viendra vous drainer toute votre énergie et vous ne pourrez alors plus vous dépasser. Vous allez alors subir ce qui semble être un refus d’évoluer, mais si on y regarde de plus près, vous n’avez tout simplement plus assez de force pour évoluer, vous remettre en question. Quand vous prendrez conscience que vous n’évoluez plus, cela créera d’autant plus de frustration et cela donnera naissance à un cercle vicieux.

Comment se préparer efficacement afin de tenir la distance et rester motivé

Dans cette partie, je vous livrerai mon secret qui m’a permis d’atteindre mon objectif qui était à l’époque très ambitieux. Comme je l’ai dit, je n’avais absolument aucune expérience dans le blogging et devoir réaliser 3 articles par semaine était très loin d’être de la tarte. Mais avant de vous livrer ce secret, parlons brièvement des résultats que j’ai obtenus. En effet, si vous ne voulez pas atteindre une telle quantité de résultats ou, au contraire, si vous visez encore plus haut, vous livrez les secrets de quelque chose qui ne vous intéresse pas ne vous fera que perdre votre temps.

Les résultats obtenus pendant cette année de défi

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Jeu vidéo : Total War Shogun 2. La victoire héroïque, à la base personne ne parierait sur vous, mais vous êtes finalement le vainqueur.

Concrètement, voici les objectifs que je m’étais fixé (et que vous pouvez retrouver à cette adresse : les objectifs de mon défi fou de l’année 2017)  et les résultats que j’ai obtenus :

  • Ecrire 3 articles par semaine dont au moins un article par semaine lié au monde du travail. J’ai bien réussi ce défi, même si parfois je n’écrivais que deux articles dans la semaine. Quand cela m’arrivait, je m’arrangeais pour en écrire 4 la semaine suivante. En tout, cela fait 160 articles à écrire en un an de défi. Ici, ce qui est important pour rester motivé, c’est d’avoir un mécanisme permettant de « réparer » une erreur, de pallier un manque de motivation à un instant donné.
  • Acquérir une véritable expertise dans le domaine. L’objectif ici est atteint, devoir écrire tant d’articles par semaine m’a poussé à sans cesse devoir creuser plus profondément afin d’expliquer ce qui nous motive et ce qui nous empêche d’atteindre nos objectifs.
  • Partager mon expérience, mes réussites, mais surtout, vous livrer à chaque fois la « recette » pour qu’à votre tour, vous puissiez réussir. Presque chacun de mes articles contient une partie où je parle de la méthode afin d’obtenir un résultat similaire. Clairement, j’ai dû changer ma façon d’écrire, j’ai dû changer de point de vue.
  • Je devais aussi rencontrer des chercheurs. Le résultat ici est bien plus timide, je dois avouer que je n’y ai pas accordé l’importance que cela méritait. En effet, je n’ai rencontré que trois chercheurs dans le monde du jeu vidéo, à chaque fois, cela était extrêmement enrichissant. Je vais tenter cette année d’en rencontrer bien plus.
  • Je voulais aussi rencontrer pendant l’année ou du moins être en contact avec des acteurs qui sont pour moi incontournables dans le monde du jeu vidéo et sa promotion. Ici aussi, le résultat est léger, mais il faut aussi se remettre dans le contexte, pour moi, ces personnes étaient inaccessibles.
  • Je voulais aussi rencontrer des joueurs qui, comme moi, ont appris des choses grâce aux jeux vidéo, je ne parle pas ici d’apprendre à faire un combo, mais d’apprendre quelque chose qui change leur perception de notre société, de la vie.
    • Ici, j’ai pu coacher de nombreux joueurs qui ont radicalement amélioré leur vie à travers les leçons que je leur ai enseignées dans les jeux vidéo. Atteindre un objectif, même dans un jeu vidéo est très difficile, les méthodes que j’enseigne permettent non seulement de progresser dans les jeux vidéo, mais aussi dans la vie.
    • Je suis d’ailleurs actuellement le coach d’une équipe sur Overwatch dans la structure Angel’s Wings (structure multi gaming) et chaque jour, nous progressons ensemble.
  • Je voulais aussi acquérir de nouvelles compétences et c’est bien le cas. La liste est extrêmement longue, cette année a été une véritable mine d’or pour moi.
    • Ecouter les autres
    • Etre pédagogue
    • Transmettre mon savoir
    • Mettre en valeur mon savoir
    • Capter l’attention
  • Je voulais que ce défi enrichisse ma vie professionnelle et c’est aussi le cas. La posture que j’adopte dans les jeux vidéo et qui me permet sans cesse de progresser, de me remettre en question, me permet de garder le cap quand c’est difficile, mais aussi d’accepter immédiatement ma part de responsabilité. Gérer une entreprise est difficile, si c’est difficile, c’est parce que je ne suis pas encore à la hauteur des résultats que je veux obtenir, je dois donc progresser.
  • Je ne vis pas encore la vie de mes rêves, mais je sais que chaque jour, chaque article, chaque session de coaching me permet de me rapprocher de cette vie. Aujourd’hui, je peux dire avec assurance que cette année m’a permis de faire un pas de géant vers mon but ultime.
  • Je voulais aussi prouver que les expériences vécues dans les jeux vidéo n’ont pas moins de valeur que celles dans le monde du travail. Je dirais même que cela est bien plus riche. Même si je parle de jeux vidéo, les personnes avec qui j’interagis sont bien cela, des personnes. J’ai donc toute la complexité humaine à prendre en compte quand je discute, coach, échange avec un autre joueur de jeux vidéo, une équipe sur un jeu vidéo. Parce que nous nous retrouvons sur un sujet « léger » comme les jeux vidéo, il est nettement plus facile d’échanger, communiquer. Cela m’a permis d’améliorer concrètement mon management, ma compréhension de ce qui nous motive.
  • Je voulais aussi montrer aux gens que les jeux vidéo sont aussi riches que le monde du cinéma. Etant donné l’ampleur de la  tâche, évidemment je n’y suis pas arrivé, mais j’ai pu voir des choses le long du chemin que j’aurais totalement raté si je n’avais pas appris à repérer la richesse chez les autres. Je parle ici notamment de l’émission « Art of Gaming » qui pour moi, fait un travail formidable sur le sujet. Mais si nous parlons de richesse, pouvoir écrire 3 articles par semaine pendant un peu plus d’un an montre clairement que le sujet est extrêmement vaste.

Quel est donc ce fameux secret ?

Si obtenir de tels résultats vous intéresse, voire si vous visez plus haut, mais vous ne savez pas par quoi commencer ou comment rester motivé pendant si longtemps, alors cette partie est pour vous. Ce secret, beaucoup de personnes s’y attendent plus ou moins, mais presque tout le monde sous-estime son importance. D’ailleurs quand je vous livrerai ce secret, beaucoup de lecteurs se diront « c’est tout ? ». Et parce que les gens sous-estiment son importance, ils ont tendance à bâcler le travail à faire. Alors avant de livrer ce secret, je vais bien vous faire comprendre à quel point il est important. Je veux que vous compreniez que si vous ne le faites pas d’une façon ou d’une autre, vous ne devez pas vous attendre à tenir la distance sur une durée si longue.

Vous souvenez-vous des personnes à qui j’ai demandé des nouvelles ? Eh bien, celles qui ont « échoué » partagent toutes un point commun, un manque de préparation évident. Car oui, le secret avant de se lancer dans un projet ambitieux c’est de bien se préparer. Elles ont toutes décidé que c’était le bon moment de se lancer en se basant sur un coup de tête. Parce qu’elles se sont décidées sur un coup de tête, elles ont aussi « décidé » de tout arrêter sur un coup de tête. Presque rien ne les poussait à continuer quand cela devenait difficile et ça le sera pour vous si vous vous lancez.

Si ce projet que vous avez vous tient vraiment à cœur, s’il vous arrive d’y penser et de rêver, alors appliquez la méthode que je vous livre ci-dessous et lancez-vous.

La pièce la plus importante du projet… c’est vous

Il y a deux méthodes, à ma connaissance, qui permettent de faire quelque chose même quand on est « trop fatigué pour le faire ».

La première est celle que l’on connaît tous : « parce que c’est mon travail », ou « parce que c’est bien de le faire », ou encore « parce que je dois remplir le frigo ». Malheureusement, nous connaissons aussi les limites de cette première méthode, les journées sont plus longues, notre motivation baisse, nous ruminons, nous râlons, jusqu’à ce que nous décidions que c’est trop.

La deuxième méthode, c’est de suivre notre passion. Nous connaissons tous ces moments où nous n’avons rien envie de faire, mais quand l’opportunité de renouer avec notre passion se présente, nous débordons d’énergie. C’est cette méthode qui m’a permis de travailler tous les soirs sur ce projet de blogging sur mon temps libre sans jamais me plaindre et avec la satisfaction d’aller me coucher en ayant une journée productive, même quand la journée au travail était difficile.

A votre avis, quelle méthode est-ce que je vais vous conseiller ? Vous l’aurez deviné, je vais vous proposer d’utiliser vos passions, ce que vous aimez, pour rester motivé quand tout devient difficile. Le souci, c’est que personne ne nous a appris comment faire, personne ne nous a appris à nous servir de notre passion comme moteur. En effet, tout le monde pense que cela est naturel, qu’il suffit de faire ce que l’on aime pour… bah c’est tout en fait. Et ces personnes ne peuvent pas être plus loin de la réalité. Faites quelque chose que vous aimez sans prendre de précaution et votre passion se transformera rapidement en « travail », vous serez alors dégoûté.

Je vais donc vous livrer ici ma méthode de préparation qui m’a permis de tenir une année où chaque jour était une épreuve, mais aussi une récompense. Rater une seule des étapes et vous transformerez votre passion en travail et vous ruinerez l’une des rares choses qui vous tiennent à cœur.

Etape numéro 1 : Définissez clairement votre passion

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Jeu vidéo : Final Fantasy XIII, scène du feu d’artifice. Qu’est-ce qui vous fait vibrer ?

Ce défi que vous allez vous fixer sera par nature extrêmement long. Il faudra donc oublier toutes les stratégies qui consistent à trouver un « boost d’énergie » sur le moment pour accomplir une tâche. Ce genre de stratégie fonctionne très bien sur le moment, mais vous serez fatigué le lendemain voire toute la semaine si vous abusez de ce type de stratégie. Ce qu’il vous faut, c’est une méthode de motivation pour rester motivé tout au long du défi.

Pour cela, vous allez définir du mieux que vous le pouvez ce que vous retirez de votre passion. Une passion c’est un domaine où vous pourriez en parler pendant des heures, où vous souhaitez apprendre toujours plus de choses sur le sujet, où vous êtes prêt à aller dans une autre ville pour échanger avec d’autres passionnés. C’est un sujet où, quand vous ne trouvez pas le sommeil, vous y pensez et vous voilà plein d’énergie et vous comprenez alors que vous serez fatigué le lendemain, mais que vous continuez quand même d’y penser.

La première chose que vous allez devoir définir, c’est :

  • Est-ce que c’est la pratique de l’activité en question qui vous donne du plaisir, qui vous nourrit ?
  • Ou est-ce que c’est plutôt les résultats, les bénéfices que vous en tirez qui vous plaisent ?

Votre réponse doit être extrêmement complète, exhaustive. Notez tout ce qui vous passe par la tête, mais aussi tout ce que vous ressentez. Si vous ne trouvez pas les mots, cherchez-les jusqu’à les trouver. Plus la réponse sera claire, plus cela vous parlera et plus vous pourrez facilement puiser dans vos passions pour vous remotiver.

Etape numéro 2 : Définissez clairement vos forces, mais aussi qui vous êtes

Il s’agira ici d’établir clairement ce qui vous plaît et comment cela déteint dans vos passions. En effet, nos passions sont souvent corrélées avec nos forces, nous aimons ce que nous faisons, alors petit à petit nous devenons bons dans ce que nous faisons. Notre manière de faire les choses dictera notre façon de nous lancer dans notre projet. Si vous aimez partager votre savoir, que vous êtes pédagogue et que vous faites de la vidéo, il y a de grandes chances que vous puissiez vous épanouir en créant du contenu visant à éduquer le spectateur. Ne reniez surtout pas cela, c’est justement ce qui vous fait vibrer.

Ici, vous établirez tous les éléments qui forment vos forces :

  • Votre expertise
  • Vos compétences
  • Vos expériences
  • Vos talents (ce que vous faites plus ou moins naturellement)
  • Votre état d’esprit (plutôt fonceur ou plutôt planificateur?)

Cela vous permettra d’établir le plus clairement possible qui vous êtes et qui vous voulez être. Imaginez chaque jour faire ce qui vous plaît et de mieux en mieux, avec toujours plus de monde.

Etape numéro 3 : Restez au contact de votre audience, allez à sa rencontre

Il n’y a pas de secret, pour être créatif, il faut être stimulé. Trop de personnes pensent que le simple fait de réfléchir suffira à les stimuler. Cela est parfois le cas, mais le niveau de stimulation est tellement bas que vous épuiserez très vite vos idées et la panne d’inspiration ne sera jamais loin. Si vous voulez créer du contenu toute l’année par exemple, vous devez rencontrer d’autres personnes. Des personnes qui ne voient pas les choses de la même façon que vous, des personnes qui ont des problèmes que vous n’avez plus ou que vous avez résolus. Mais pour l’échange soit constructif, vous appliquerez quelques principes fondamentaux.

Ici, le but sera de créer du contenu sur des sujets qui intéressent déjà les gens, afin de régler un de leurs problèmes ou répondre à une question qui les dérange. Le souci c’est que l’écart de niveau entre vous et vos spectateurs est parfois tellement grand, que vous risquez de juger la personne plutôt que de l’aider, vous risquez de la condamner, plutôt que de lui apporter du soutien. La méthode que je vous partage ici, vous permettra d’adopter la position d’un soutien, plutôt que celle d’un juge.

  1. Discutez avec les personnes en étant amical, avec le désir sincère de comprendre la position de l’autre.
  2. Ne critiquez pas, ne condamnez pas et ne vous plaignez pas. Au contraire, mettez-vous à sa place, voyez les choses à sa façon.
  3. Intéressez-vous sincèrement à la personne et mettez en avant les points communs que vous avez avec cette personne.
  4. Enfin, présentez-vous la solution si vous la connaissez de façon à ce que la personne puisse l’appliquer avec son niveau de connaissance actuel et pas si elle avait déjà toutes VOS connaissances.

Etape numéro 4 : Nourrissez-vous de ce que l’on vous donne, que cela soit agréable ou pas

Au début de l’aventure, vous serez sur un nuage, vous aimerez énormément ce que vous faites. Chacune de vos créations viendra vous nourrir et vous aurez un sentiment de fierté à chaque fois. Puis, un jour ou l’autre, quelqu’un vous dira quelque chose que vous ne voulez absolument pas entendre, quelque chose qui vous mettra dans une position très inconfortable, qui vous fera sortir de vos gonds. Et là, deux réactions possibles à ce stade, juger la personne qui vous a jugé et l’humilier, ou tout simplement l’ignorer. Dans les deux cas, vous passez peut-être à côté d’une immense opportunité de vous améliorer. Il faut savoir que s’améliorer, c’est étendre sa zone de confort et pour l’étendre, il n’y a pas 36 façons, il faut en sortir. Il faut remettre en question ses certitudes, surtout si ces dernières ne sont pas partagées avec tout le monde. Bien sûr, ici il ne s’agira de faire la girouette à chaque fois qu’une personne passe, mais avant tout d’essayer de comprendre. Comprendre, analyser puis produire un contenu qui s’adressera aux personnes comme celle qui vous a jugé.

Vos plus grandes créations auront souvent pour muse un moment difficile dans votre vie, que cela soit sur le plan des idées ou de manière plus physique. Dans chaque épreuve, il y a une leçon, mais seulement pour ceux qui gardent les yeux ouverts et qui arrivent à voir au-delà de la douleur, de l’inconfort. Bien sûr, cela ne sera pas facile. Moi-même j’ai raté beaucoup d’occasions, mais j’aimerais en rater moins cette année.

Ne faites pas la même bêtise que moi, ne passez pas à côté des opportunités sous prétexte qu’elles ne sont pas faciles à saisir. Si vous faites quelque chose et que vous vous sentez illégitime par exemple, apprenez ce qui vous manque et étendez votre zone de confort.

Etape numéro 5 : Définissez un objectif mesurable, avec un début et une fin

Trop de personnes se fixent des objectifs vagues, qui ne les motivent pas. Des objectifs du type : « je veux faire des articles pour mon blog », « je veux faire des vidéos pour ma chaîne Youtube ». Il y a plusieurs erreurs à ce type d’objectifs. L’objectif est beaucoup trop vague, il n’est pas quantifiable, vous ne vous posez pas la question de savoir si vous allez y arriver, vous ne savez pas si vous avez le temps et surtout, il n’y a pas de fin.

Parce que l’objectif est vague, vous ne serez pas motivé. Parce qu’il n’est pas quantifiable, vous ne pouvez pas mesurer votre progression, vous ne savez pas quand vous arriverez au bout et vous vous démotiverez très vite. Parce que vous ne vous êtes pas demandé si vous aviez les compétences pour mener le projet à bien, vous allez bâcler votre préparation et chaque problème (technique) vous fera l’effet d’une montagne à surmonter. Parce que vous n’avez pas réfléchi au temps nécessaire à faire vos vidéos (par exemple), que vous n’avez pas estimé votre « budget-temps » pour atteindre vos objectifs, vous risquez très fortement de vous fixer un objectif impossible à atteindre, vous serez alors encore plus démotivé. Enfin, parce qu’il n’y a pas clairement de date de fin, vous vous direz que vous avez tout le temps du monde pour le faire, pour changer et vous ne ferez rien.

Fixez-vous un objectif précis. Si vous voulez faire des vidéos pour votre chaîne Youtube, énoncez clairement combien vous voulez en faire par semaine. En faisant cela, votre tâche sera mesurable, vous saurez si vous êtes en retard, ou en avance. Dans les moments difficiles, vous aurez la motivation pour fournir un effort supplémentaire plutôt que de vous faire submerger. Vous définirez clairement si vous avez toutes les compétences nécessaires pour créer votre contenu, même si ce dernier n’est pas parfait. Si vous n’avez pas les compétences, estimez un temps de formation et baissez la charge de travail pour en tenir compte. Estimez clairement le temps disponible dont vous disposez CHAQUE JOUR pour mener à bien votre projet. Enfin, définissez une date de fin.

Défi

A vous de jouer maintenant ! Peu importe qui vous êtes, peu importe votre rêve, que pouvez-vous faire pendant une semaine, deux semaines, un mois, un an, pour vous rapprocher de votre objectif de vie ? Bien sûr que cela sera dur, mais quel est le prix à payer pour ne pas essayer ? Combien de temps allez-vous encore ruminer avant de vraiment vous lancer ? Donc essayez, lancez-vous un défi, mais ne le faites pas n’importe comment. Je pense que vous avez compris à travers cet article que ce n’était pas du tout une promenade de santé. Ne sous-estimez pas la tâche, suivez la méthode pour bien vous préparer et lancez-vous.

 

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