[AD] Se challenger en permanence, l’unique prérequis pour progresser dans les jeux vidéo

de | 23 septembre 2017

Avez-vous l’impression de ne pas progresser assez vite? Vous avez beau aligner les heures tous les jours, mais vous doutez sérieusement que vous soyez en train de progresser. Bien sûr, vous ne vous attendiez pas à faire des bonds de performance, mais quand même, là c’est vraiment lent… Si c’est votre cas, vous êtes loin d’être le seul. Je dirais même que c’est le cas de tous les joueurs qui stagnent dans le classement de leur jeu vidéo préféré. Cela ne doit pas être loin de 80% des joueurs compétitifs si ce n’est plus. Dans ces moments-là, on  tombe dans le piège ridicule du discours de certains joueurs qui disent : « soit tu es né bon dans quelque chose, soit tu stagnes ». Ce discours est très bien pour ceux qui sont du bon côté et d’ailleurs, cela les arrange de penser cela, ils font partie d’une certaine élite, l’idée est plutôt séduisante non? Pour ceux qui ne font pas partie des chanceux, la pilule est dure à avaler. On se dit que malgré tous nos efforts, on n’y arrivera jamais. Qu’on ne pourra pas réaliser son objectif sous prétexte de ne pas avoir les bons gènes. Mentalement, c’est très dur à accepter…

Mais surtout, cette déclaration est extrêmement fausse. Les personnes qui vous disent ce genre de chose n’ont jamais essayé de faire différemment. Les personnes qui n’ont pas de « don » et qui pensent encore cela n’ont jamais rien fait d’autres qu’aligner les heures. Ils n’ont même pas cherché d’autres méthodes avant de se faire une raison. Vous avez face à vous, une personne qui a une conviction limitante et il ne vous servira à rien de lui parler, car elle s’est déjà convaincue que le monde fonctionnait de cette façon. Ici, je vais vous faire un rappel des règles élémentaires afin de progresser dans n’importe quelle discipline, que l’on parle des jeux vidéo ou d’autres activités plus physiques. En vous rappelant cela, vous apporterez un nouvel éclairage sur votre situation, vous pourrez expliquer concrètement pourquoi vous ne progressez pas, même si vous faites partie de ceux qui alignent les heures chaque jour. Vous comprendrez que cela ne suffit pas et qu’il vous manquait un ingrédient indispensable pour vous permettre de progresser. En prenant en compte cet élément, votre façon de jouer changera concrètement, vous fournirez beaucoup plus d’efforts sur le même laps de temps, cela vous permettra de progresser et vous pourrez le vérifier très concrètement en observant votre ascension dans le classement.

« Il suffit de jouer plus pour être meilleur » -n’importe quel joueur de jeux vidéo, même celui qui n’a pas bougé dans le classement depuis 6 mois…

C’est de loin la croyance la plus répandue dans le monde du jeu vidéo. Imaginez ça, d’après la grande majorité de joueurs, il suffirait d’aligner les heures pour voir ses performances augmenter. Cette croyance est très séduisante, car elle parle au travailleur acharné qui sommeille en chacun des joueurs compétitifs. Cette croyance, nous pouvons la résumer avec une phrase « les efforts et le travail sont toujours récompensés ». Imaginez-vous vivre dans un monde où les gens ont ce qu’ils méritent. Les plus acharnés ont les meilleurs résultats pendant que les joueurs qui s’investissent moins ont moins de résultats, mais ils ont quand même ce qu’ils méritent. Cette idée est tellement séduisante, qu’elle va venir créer ce que j’appelle une conviction limitante. Cette conviction est de croire que si vous n’êtes pas assez bon, il suffira de jouer plus pour compenser, et surtout, vous n’aurez besoin de rien d’autre. Elle vous pousse à croire que les jeux vidéo n’ont absolument pas évolué et n’ont pas atteint un degré tellement complexe aujourd’hui, que la réflexion occupe une partie très importante du processus d’amélioration. Enfin, elle vous pousse à penser que les jeux vidéo sont un monde à part où les lois de la physique n’ont pas lieu d’être, un monde à part où seul le temps investi compte dans l’amélioration des performances.

Sauf que voilà… cette croyance n’est qu’un fantasme. Pour en avoir le cœur net, regardez votre classement. Cliquez sur le profil des joueurs qui sont au même niveau que vous. Vous verrez certains joueurs avec dix fois plus de parties que d’autres pour avoir exactement le même niveau. Deux explications s’offrent à vous :

  • Est-ce que les personnes qui ont dix fois plus de parties que les autres n’ont effectivement pas ce « don » et sont condamnés à rester là où ils sont?
  • Est-ce que les personnes qui ont dix fois plus de parties que les autres ne font tout simplement pas ce qu’il faut pour améliorer leur niveau de jeu et se contentent d’enchaîner les parties en éteignant leur cerveau?

Je vous donne un indice, si c’était bien une histoire de don, vous ne verriez pas ce phénomène dans absolument tous les niveaux du jeu. Sélectionnez n’importe quelle ligue de votre jeu préféré, vous retrouverez ce rapport 10 absolument partout. De plus, si effectivement ce n’était qu’une histoire de temps de jeu, vous vous feriez pulvériser par ce genre de joueur acharné.
La réalité n’a rien à voir avec cette conviction limitante que beaucoup de joueurs de jeux vidéo ont.

« Ouais, mais en fait il  y a plusieurs degrés de dons. Si  ton don est fort, tu seras tout en haut, et si tu n’as qu’un peu de don, bah tu seras moins haut » -conversation réelle que j’ai eue pas plus tard que la semaine dernière.

Et pourtant, systématiquement, la grande majorité des joueurs choisissent d’opter pour une explication par le don inné de certains joueurs. Selon eux, il y aurait certains degrés de dons. Pour être honnête, je n’étais pas surpris, c’est le signe typique d’une conviction limitante. Parce qu’elle est avant tout une conviction, elle est très difficile à déloger. Pour ce faire, vous devez montrer à la personne qui possède cette conviction limitante, que son modèle, même s’il ne tient vraiment pas la route, ne parvient même pas à expliquer certaines choses.

Je demande systématiquement à ces personnes qui ont cette conviction limitante de me répondre par « oui » ou par « non » à la question suivante :
– Si je suis un joueur de jeux vidéo qui n’a pas ce don, que j’ai fait 10 000 parties sans monter dans le classement, est-ce qu’il est possible que je passe à la ligue suivante? que je passe à deux ligues au-dessus de moi?

Leur réponse est systématiquement « non ». Ils avancent ensuite, pour me faire bien comprendre que ce don, ou plutôt ce manque de don vient créer une espèce de limite physique, un plafond infranchissable. D’après eux, quoi que vous fassiez, votre niveau final est atteint si vous n’arrivez plus à monter après un certain temps de jeu.

A ce moment-là, je sais que la personne en face de moi est tout simplement perdue. Cela pour une raison extrêmement simple : des joueurs qui ont soi-disant atteint ce plafond, j’en croise tous les jours. Et ceux qui choisissent d’utiliser ma méthode de progression pulvérisent ce plafond. Pour être extrêmement clair, cette limite « physique infranchissable » dont ils parlent, pour moi, c’est du beurre. En deux semaines, je permets à des joueurs de dépasser le stade où ils étaient bloqués depuis six mois. C’est pour moi la preuve concrète qu’ils n’ont pas exploité certains mécanismes permettant de se dépasser, à la simple utilisation de quelques-uns de ces mécanismes, leur progression reprend immédiatement. Ici, je vais vous parler du mécanisme le plus fondamental (le challenge).

D’ailleurs quand j’explique ma situation, mon expérience à la personne qui a cette conviction limitante, la réponse est toujours la même, l’incompréhension, « bah je ne sais pas comment tu fais, mais tant mieux pour toi si ça marche ».

Peu importe qui vous êtes, que vous ayez ou pas ce « don », il existe une règle fondamentale à respecter si vous voulez progresser : se challenger, se mettre en difficulté et serrer les dents pour s’en sortir.

Jeu vidéo, Jeux vidéo, Divinity : Original Sin 2

Jeu vidéo : Divinity Original Sin 2. Jeu RPG tour par tour, très tactique et difficile.

Pour apprendre, pour se dépasser, encore faut-il se mettre dans une situation où nous pouvons apprendre. Pour cela, il faut se placer devant de nouveaux obstacles, essayer d’atteindre de nouveaux sommets. Comment espérer progresser, apprendre à faire des choses nouvelles en répétant exactement ce que l’on sait déjà faire? Cela vous semble plutôt évident, mais les joueurs qui jouent pendant des heures chaque jour font exactement l’inverse. Ils lancent des parties, les jouent exactement de la même façon encore et encore. Puis, après une semaine, ils s’étonnent de ne pas avoir progressé du tout.

Que ce soit clair, cette phase de répétition n’est pas inutile, elle permet de consolider ce que vous savez déjà faire, parfaire votre mécanique. Mais quand vous voulez progresser, vous ne voulez pas consolider, au contraire, vous voulez démolir le plafond pour construire quelque chose encore au-dessus. Ici, vous n’aurez pas besoin de répéter, vous n’aurez pas besoin de jouer des heures. Ce dont vous aurez besoin, c’est d’un challenge. Un objectif ambitieux où vous ne savez pas encore comment vous allez pouvoir l’atteindre.

Le piège le plus répandu

L’exemple le plus typique est le joueur de FPS. Quand il veut s’améliorer, il cherche principalement à améliorer sa visée. Alors, il lance des parties où son but est d’être le premier de la partie. Sauf que voilà, cela n’est pas du tout un challenge, il ne cherche pas à se dépasser, il cherche à être premier. Et cela est un très mauvais objectif pour les raisons suivantes :

  • Le niveau des joueurs de la partie est variable, parfois vous tomberez sur des joueurs plus forts que vous et vous ne serez pas premier, parfois vous tomberez sur des joueurs mauvais et vous sentirez que cela est trop simple.
  • Pour déterminer si vous vous êtes dépassé ou non, vous vous reposez sur un élément incontrôlable : « être premier de la partie », « avoir le meilleur score », « gagner la partie ». Ces choses-là ne sont pas contrôlables, il suffit qu’un joueur soit meilleur que vous pour vous faire « perdre ».

Cela a pour conséquence de le faire replonger dans un niveau de jeu qu’il connaît par cœur. Ici, au lieu de se dépasser, il va refaire les choses qu’il sait faire pendant toute sa session de jeu. La preuve la plus évidente est son temps de jeu : un joueur qui joue pour s’amuser, pour se détendre, peut jouer toute la journée sans problème, car il joue en « pilote automatique ». Il aura peut-être une migraine le lendemain, mais il ne verra aucun problème à faire des sessions d’une journée entière.

Comment ne plus tomber dedans

Par contre, un joueur qui joue pour se dépasser, sollicite sans cesse son cerveau pour appréhender les nouveaux obstacles qui vont l’empêcher d’atteindre ses objectifs. Il devra faire un effort conscient et s’appliquer en permanence s’il veut avoir une chance d’atteindre son objectif. Ce temps de jeu « conscient » est très limité. Chez les joueurs que je coach, je leur recommande de le faire une heure par jour au maximum. Tout simplement, car au-delà ils seront très vite épuisés et seront frustrés de ne pas progresser aussi vite. Il n’est d’ailleurs pas rare que chez les joueurs que je coach, leur temps de jeu soit divisé par deux ou trois en appliquant mon approche.

Donc peu importe ce que vous décidez de faire. Si vous avez un objectif, réfléchissez à ce que vous pourriez faire concrètement afin de l’atteindre. Il faut que l’exercice que vous vous forcez à faire vous sollicite en permanence. Pas une seule fois vous ne devez jouez en pilote automatique, reproduire les mêmes erreurs.

Je vais prendre un exemple ici pour vous aider un peu dans le choix des exercices que vous pouvez faire, ici par exemple, cela sera dans le but d’améliorer votre visée sur des jeux vidéo de tir à la première personne.

  • Si vous avez un problème de suivi de votre cible, les cibles bougent trop vite pour vous et votre visée « décroche »
    • Votre premier exercice simple est de vous concentrer activement sur la visée, vous en ferez la priorité. Pour être sûr de faire votre exercice, vous allez y insérer un élément de contrôle, afin de savoir immédiatement si vous êtes en train de vous appliquer ou non. « Si ma cible quitte mon champ de vision, je n’ai pas bien fait mon exercice, je ne me suis pas assez bien appliqué »
    • Deuxième exercice : Vous ne tirerez qu’en mode rafale. Cela vous permettra de vous donner un peu plus de temps pour viser entre les salves de balles. Cela instaure directement un élément de contrôle, si vous tirez en continu, vous ne faites pas votre exercice, votre cerveau n’est plus présent et vous êtes en pilote automatique.
    • Troisième exercice : Vous viserez la tête en priorité, je veux que vous visiez activement la tête dans tous les combats. Ici, encore une fois l’élément de vérification est très simple, si votre viseur est au niveau du torse, vous ne faites pas votre exercice.

Comme vous le voyez, ces exercices sont extrêmement ambitieux et c’est exactement ce qu’il vous faut. Sans essayer activement d’atteindre ce nouvel objectif, rien chez vous ne vous poussera à vous améliorer. Vous ferez ces exercices pendant une heure chaque jour au maximum. N’essayez pas de pousser au-delà d’une heure, c’est tout simplement impossible. Si vous vous sentez épuisé après votre séance…C’EST PARFAIT! C’est exactement ce que vous voulez. Vous pourrez ensuite jouer dans le but de vous amuser, car la détente est aussi un moment important.

Défi

A vous de jouer maintenant! Peu importe ce que vous voulez améliorer. Mettez-vous des objectifs ambitieux, qui vous obligeront à vous concentrer, à vous appliquer. Des objectifs qui viendront vous mettre à mal. C’est uniquement à travers ces expériences que vous pourrez améliorer votre jeu.

 

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