L’effet « roh et puis merde » dans les jeux vidéo

de | 1 décembre 2017

Si vous jouez pour progresser dans les jeux vidéo alors vous avez l’habitude de rencontrer des obstacles. Je dirais même que progresser consiste justement à dépasser toujours plus d’obstacles. Dans cet article, j’aimerais pointer du doigt un comportement que je note chez beaucoup de joueurs, ce comportement a l’air innocent, mais il ne l’est pas du tout. Avoir ce comportement, tomber dans ce piège, peut facilement réduire à néant vos efforts pendant votre entraînement, vous faire tout simplement perdre votre temps. Parce que vous n’avez pas de résultats et que vous ne savez pas pourquoi, cela va aussi générer de la frustration. Cette frustration viendra à son tour vous pousser à adopter le comportement que je vais pointer du doigt ici.

Ici, j’aimerais partager avec vous une astuce qui viendra décupler l’efficacité de votre entraînement. Parce que vous aurez conscience du piège que je vais citer ici et que vous l’éviterez grâce à cette astuce, vous vous accrocherez pendant votre entraînement, vous vous forcerez à atteindre vos objectifs plutôt que de lentement baisser les bras sans même le remarquer. En constatant cette progression, vous serez beaucoup plus motivé et s’entraîner deviendra beaucoup plus facile. Aussi, vous saurez reconnaître ce piège chez les autres, chez vos équipiers et vous prendrez les dispositions nécessaires, vous apprendrez les réflexes nécessaires afin de ne pas tomber dedans.

Un réflexe qui détruit littéralement vos chances de vous améliorer, « roh et puis merde »

Jeu vidéo, jeux vidéo, GTA 5

Jeu vidéo : GTA 5, personnage : Trevor Philips. Quand je pense à sa campagne dans GTA5, l’expression « roh et puis merde » me vient tout de suite.

Ce comportement que je note chez les joueurs est le suivant : après avoir fait une erreur dans la partie, plus ou moins grosse, ils décident de tout simplement abandonner. Pour que ce soit plus clair, ils décident de foutre en l’air la partie, ou comme ils le disent très souvent de « throw la game ». Ce comportement fait énormément de dégâts sur votre entraînement. Imaginez cette situation, vous êtes un joueur qui est capable de délivrer le meilleur mais uniquement quand tout va bien, uniquement quand votre adversaire ne vous met pas en difficulté. Pensez-vous sérieusement que votre adversaire vous laissera gagner tranquillement quand vous aurez atteint un certain niveau de jeu? Le but de s’entraîner est de réaliser quelque chose de nouveau, quelque chose que vous ne maîtrisez pas. Maîtriser quelque chose, cela veut dire pouvoir le faire même dans des conditions extrêmes et pas uniquement quand tout va bien. Concrètement, quand vous adoptez ce comportement, vous réduisez à néant l’intérêt de votre entraînement, vous passez totalement à côté et le pire dans tout cela, c’est que vous ne vous en rendez même pas compte.

Les excuses pour « throw la game » sont pratiquement illimitées : de mauvais équipiers, une mauvaise action de votre part, une mauvaise action d’un équipier, un adversaire plus fort, un mauvais placement, une première balle qui a raté… J’ai vu des excuses bien plus loufoques typiques d’une personne qui a pris l’habitude d’abandonner dès les premières secousses. La plus drôle étant « je ne sais pas ce qui se passe, j’ai perdu au moins 5 FPS par rapport à hier, ce n’est pas assez fluide ».

Mais il y a aussi des excuses plus subtiles : « un pour un, ça passe », c’est un commentaire que j’entends souvent quand un joueur a décidé de suivre jusqu’à la mort son adversaire pour le tuer et qu’il se fait aussi tuer. « L’adversaire est trop fort, il faut que l’on fasse quelque chose » au lieu de dire « je suis mort lamentablement quatre fois d’affilée, il serait peut-être temps que je change ma façon de jouer ».

Comme vous pouvez le voir, il ne s’agit pas d’abandonner directement ou ouvertement, mais bien de le faire indirectement. Il s’agit de se trouver une excuse pour ne plus essayer, car cela serait désagréable.

Un réflexe simple pour ne plus tomber dans ce piège et maximiser le rendement de vos sessions d’entraînement

La conséquence de tomber souvent dans le réflexe « roh et puis merde » est de se déresponsabiliser de tout. Quand vous commettrez une erreur, si un de vos équipiers a aussi fait l’erreur, vous vous déresponsabiliserez et vous lui collerez tout sur le dos. Quand vous ferez une erreur, vous vous plaindrez que vos équipiers ne sont pas venus vous aider alors que vous étiez au milieu de nul part. Bref, vous l’aurez compris, pour ne plus tomber dans ce piège, vous allez devoir prendre vos responsabilités.

Pour chaque erreur commise, que vous soyez le principal coupable ou non, que vous soyez le principal responsable ou non, vous réfléchirez à ce que vous pouvez faire de plus plutôt que de trouver un bouc émissaire.

Si vous ne trouvez pas ce que vous auriez pu faire de plus, félicitations, vous êtes la preuve vivante qu’à force de se déresponsabiliser de tout, on n’est même plus capable de réfléchir. Si cette situation ne vous dérange pas plus que cela, continuez de le faire, mais ne vous attendez pas à pouvoir vous améliorer.

Si vous décidez de vous prendre en main et de progresser, posez-vous les questions et réfléchissez y aussi longtemps que nécessaire pour trouver ce que VOUS auriez pu faire de plus.

Défi

A vous de jouer maintenant ! Dans ce défi, vous allez relever tous les commentaires, pensées de votre part qui relève du « roh et puis merde », comptez combien de fois cela vous arrive par session d’entraînement. Comptez aussi le nombre de fois où cela arrive à vos équipiers.

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