Comment améliorer son aim efficacement

de | 20 janvier 2020
Nous nous baserons sur l’exercice Aim Hero – Strafing pour améliorer votre visée

Vous trouverez dans cet article, la retranscription de la vidéo “Comment améliorer son aim efficacement”. Le but ici est de vous permettre d’avoir un format texte qui sera peut-être plus facile pour vous de suivre ou pour prendre des notes plus facilement.

Le programme d’entraînement contenu dans un fichier Word, est disponible à la fin de la retranscription, dans la partie “Programme d’entraînement”.

Retranscription de la vidéo

Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle vidéo du blog centres-dinteret-jeux-video.com. Je suis Joseph Nguyen, auteur de ce blog et coach sur les jeux vidéo compétitifs.

Cette vidéo est le premier épisode de la série Jouons compétitif. Je me lance dans cette nouvelle série de vidéos qui me trotte dans la tête depuis un bon moment déjà. Le but de cette série est assez simple, permettre à un maximum de joueurs de recevoir des conseils, comme s’ils étaient en coaching. Dans ce premier épisode, on va attaquer la visée, plus particulièrement une méthode de visée que je trouve indispensable tellement elle est puissante. Mais trop peu de joueurs l’utilisent et ceux qui l’utilisent, ne le font pas correctement.

Très peu de joueurs savent réellement ce qu’est le coaching, alors j’en profiterai à travers ces vidéos pour vous montrer à quoi ça sert réellement et qui ça concerne avant tout. Il faut savoir que dans le jeu vidéo, il existe deux types de coaching, le coaching skill et le coaching dans son sens premier, c’est-à-dire un véritable accompagnement.

Le coaching “skill”

Le coaching skill est très directif et c’est généralement celui que les joueurs connaissent, ça commence généralement par « c’est pas terrible ce que tu fais » et ça finit généralement par « fais plutôt ça, ça marche mieux ». Ici, le coach est un expert et il enseigne ce qu’il sait au coaché. Le problème de ce coaching, c’est que le coaché ne réfléchit presque pas, car le coach lui donne tout, tout cuit, directement dans la bouche. Résultat, il y aura des améliorations, mais elles seront très limitées. En plus, il y a un effet pervers à ce type de coaching très directif, c’est que le coaché perd totalement son autonomie. En clair, s’il veut progresser, il devra repasser à la caisse et payer. Dis plus clairement, le coaché devient une belle vache à lait. Les joueurs qui optent pour ce type de coaching espèrent progresser beaucoup plus vite. C’est bien le cas à court terme. Mais à plus long terme c’est l’inverse qui se produit. Au bout d’un moment, ils réalisent que ce n’est pas eux qui réussissent à progresser, mais c’est seulement le coach qui joue à travers eux et ils ne font qu’appliquer. Inévitablement, ils se démotivent complètement et vont même jusqu’à abandonner leur rêve de monter le plus haut possible, voire de devenir pro. Malgré tous ces défauts, les joueurs ont tendance à se tourner vers ce type de coaching, car ils recherchent des résultats instantanément. On ne peut pas vraiment leur en vouloir, étant donné que la majorité du contenu sur YouTube va dans ce sens et souvent, les joueurs ne connaissent que ça.

Le coaching, dans son sens premier

Le coaching, à la base, n’est pas focalisé sur ce que le coaché va apprendre, mais sur le coaché en lui-même. Ici, le coach n’est pas forcément un expert du jeu et il ne veut surtout pas être vu comme tel par le coaché. Le but ici, est que le coaché se rende compte qu’il sait trouver lui-même les réponses. Dans une session de coaching, le coaché est stimulé intellectuellement au maximum afin qu’ils trouvent ses propres solutions qui seront parfaitement adaptées à SA situation. Les joueurs acquièrent tellement de savoirs grâce à Internet qu’il est souvent très simple pour eux d’élaborer leurs propres solutions. Bien sûr, l’objectif d’améliorer les performances reste essentiel, mais on se focalise aussi sur l’autonomie du coaché et sa prise de conscience sur les différents problèmes auxquels il fait face. Dis plus simplement, le coaching permet aux coachés d’apprendre à apprendre et le coach ne cherche pas à enseigner des choses. Le coach part du principe qu’il n’existe qu’un seul expert capable de connaître les véritables besoins du coaché, le coaché lui-même. Nous faisons alors entièrement confiance aux joueurs que nous coachons pour qu’ils trouvent leurs propres solutions parfaitement adaptées à eux. Le seul rôle du coach est alors de poser des questions à, qui lui permettront de trouver ses propres réponses. Il arrivera parfois que le coach guide le coaché, mais uniquement avec sa permission et à de très rares occasions.

Dans cette série de vidéos

Parce que je ne suis pas avec vous directement, j’ai décidé de vous guider dans ces vidéos plus que je ne le ferai pendant une session de coaching. Cela vous permettra d’avoir une idée bien plus concrète de ce qu’est le coaching et vous comprendrez que les réponses que vous cherchez pour résoudre vos problèmes sont en vous et qu’il vous suffit simplement de vous poser les bonnes questions.

Le coaching payant, pour qui, pour quoi ?

Autre question qui revient très souvent : qui est concerné par le coaching payant et à quoi ça sert ? Pour toute la suite de la vidéo, je ne parlerai que du second type de coaching qui est l’accompagnement et dans son format payant. Pour moi, le coach skill est une perte de temps et coûte énormément d’argent. Le coaching skill est très directif voire trop, donnent des résultats beaucoup trop limités même si paradoxalement, il est axé uniquement sur les résultats. La raison est plutôt simple : au lieu d’attendre que le coach vous donne des réponses, qui ne vous correspondront même pas d’ailleurs, vous trouverez vous-même vos réponses. Les joueurs susceptibles d’être intéressés par le coaching payant sont les joueurs qui veulent véritablement progresser et qui voient dans le jeu en ligne bien plus qu’un divertissement, ils accordent aussi une grande importance à la performance et certains veulent même en vivre. En effet, vous n’allez pas vous faire coacher pour aller faire un foot avec vos amis. Par contre, si vous jouez dans un club et que vous voulez faire le maximum pour vous dépasser et pourquoi pas en faire votre métier, le coaching sera bien plus intéressant pour vous. Ici, c’est la même logique, surtout si le coaching est payant. Vous l’aurez compris, si vous êtes prêt à travailler pour réaliser vos rêves, le coaching pourra vous y aider. Vous comprenez alors aussi, qu’il ne vous suffira pas d’une seule session de coaching pour devenir pro. Je ne vais pas vous mentir, le coaching, c’est un réel investissement.

La visée ou l’aim, état des lieux

Bon c’était la grosse introduction sur le coaching que je ne ferai que sur cette première vidéo. Attaquons le sujet qui nous intéresse ici, la visée. De nombreux joueurs qui viennent me voir sont convaincus qu’ils ne sont pas assez performants sur la visée. Parce que c’est eux qui choisissent la direction à prendre, nous allons attaquer ce premier sujet. En effet, le coach n’est qu’un compagnon de route, ce n’est pas lui qui décide ce qui est bien pour le coaché et ce n’est donc pas lui qui décide de la direction à prendre.

Cette première vidéo s’adresse alors à tous les joueurs qui essayent d’améliorer leur visée, mais qui ne constatent aucune amélioration majeure. Si vous avez investi dans des outils comme Aim Hero, Aim Lab, Aimtastic et bien d’autres encore, mais que vous ne savez, ni comment utiliser ces outils, ni à quoi ils servent vraiment, cette vidéo est pour vous. D’ailleurs, j’ai une mauvaise nouvelle pour vous, la plupart des développeurs de ces outils ne savent pas non plus comment améliorer la visée. En effet, tout le monde se base sur une croyance totalement fausse : « pour améliorer sa visée, il suffit de jouer, il suffit de tirer toute la journée ». On ne peut pas être plus loin de la réalité.

Dans cette vidéo, j’aimerais vous permettre d’améliorer votre visée efficacement et en comprenant exactement ce que vous faites et pourquoi ça marche. Ici, nous verrons un exemple d’utilisation de ces outils avec Aim Hero. Le but ici sera de vous permettre d’améliorer votre visée efficacement dans des situations où vous sentez que votre visée n’est tout simplement pas à la hauteur. Dis plus clairement, vous utilisez la mauvaise méthode de visée pour certaines situations et cela crée un taux de tirs ratés énorme pendant vos parties sur Overwatch, PUBG, Fortnite, CS:GO et bien d’autres encore.

Les types de visées

Pour que cette vidéo ne soit pas trop longue, on va limiter les types de visée à trois catégories : d’abord, le flick shot et le tracking que les joueurs connaissent très bien. Pour rappel, le flick shot est un mouvement sec de la souris suivi d’un tir et le tracking consiste à suivre une cible avec la souris tout en tirant.

Et il manque un dernier type de visée dans le cadre de cette vidéo et qui est trop souvent ignoré par les joueurs : la prédiction. C’est pourtant cette dernière catégorie qui permet aux joueurs professionnels d’avoir la visée qu’ils ont et la précision qu’ils ont.

La prédiction, c’est l’art de pouvoir prédire les mouvements de la cible afin d’y poser son curseur en même temps que la cible bouge. En effet, le tracking étant de la réaction par rapport à un mouvement de son adversaire, votre adversaire aura toujours l’initiative sur vous. S’il change de direction, vous serez à la ramasse, même si c’est pendant un temps très court. Le seul moyen alors pour continuer de toucher des cibles efficacement en faisant du tracking, c’est que la cible soit assez grosse et assez lente pour que votre temps de réaction ne pénalise pas votre précision.

Afin de pouvoir prédire les mouvements de la cible, il faut d’abord apprendre à la connaître. Dans cette vidéo, nous allons justement nous poser des questions qui nous permettront de le faire. Une fois que nous aurons bien identifié ses schémas de mouvements, nous utiliserons la prédiction afin de coller un maximum de balles et surtout, avec la plus grande précision possible.

Beaucoup de questions pour vous

Dans la suite de la vidéo, je vais vous poser des questions. Ces questions ne sont pas choisies au hasard. Au contraire, elles visent à vous apporter le maximum d’informations sur votre cible et sur votre situation en général. En ayant conscience de ces informations, vous pourrez déterminer vous-même la meilleure façon de toucher votre cible. Dans le coaching, on appelle ces questions, des questions percutantes. Ce sont des questions qui apportent des informations déterminantes et qui vous permettent de faire les bons choix pour vous. Le but du coach est de vous permettre de prendre conscience de certaines choses qui étaient devant vous, mais que vous ne pouviez pas voir jusque-là. En ayant conscience de ces nouveaux éléments, votre niveau de jeu évoluera pour tirer le maximum de bénéfice de ces nouvelles informations.

Je vous préviens, la suite de cette vidéo peut vous mettre mal à l’aise au départ car vous n’êtes pas habitué à cette approche. Généralement, surtout chez les joueurs de jeux vidéo, les vidéos que vous regardez sont plutôt du type : « wow, regardez comment je suis trop fort, pour être comme moi, il vous suffit de me copier ». Le problème de la copie c’est que déjà, vous ne voyez que la surface, vous ne comprenez pas ce qu’il y a derrière. Vous ne comprenez pas comment la personne a trouvé ce qu’elle a trouvé sauf si bien sûr elle a elle aussi copié le geste de quelqu’un d’autre, mais le problème de la non-compréhension est encore là. Petit à petit, vous commencez à croire que vous n’êtes pas assez bon pour faire autre chose que copier. Je le remarque très souvent pendant mes sessions de coachings où les personnes que je coach me parlent beaucoup de leur façon de progresser qui repose presque exclusivement sur la copie de ce qu’ils ont vu dans des vidéos YouTube. Alors quand je leur pose des questions pour la première fois, quand je leur demande de se creuser la tête, ils me répondent très rapidement « je ne sais pas », presque comme un réflexe. Puis, quand ils se font un peu plus confiance, les réponses commencent à tomber timidement. Au fur et à mesure de la séance, les réponses arrivent bien plus naturellement. Dans la suite de la vidéo, je vais vous poser des questions. Si vous voulez vraiment booster votre progression d’un facteur 4, et encore je suis très généreux, vous pouvez facilement monter à 10 si vous le faites sérieusement, mettez la vidéo en pause entre chaque question et essayez de me donner VOS réponses. Que ce soit clair, et pour éviter tout malentendu, MES réponses ne sont pas meilleures que les vôtres, elles sont simplement les miennes. Les vôtres seront meilleures pour vous, pour votre niveau de conscience des choses.

Certaines questions vous demanderont de réfléchir peut-être pendant 5 minutes. Ce sont les meilleures questions pour vous, car elles vous poussent à vous creuser la tête, à faire appel à toutes les connaissances dont vous disposez pour trouver des réponses, voire des solutions. Ne sautez pas ces questions qui vous donnent du mal, c’est justement celles dont vous avez besoin pour progresser. C’est justement ces questions qui intéressent un coach, car ce seront véritablement vos réponses et pas celles des autres que vous avez recrachées. C’est grâce à ces réponses qui viennent difficilement mais qui sont plus personnelles, que vous allez pouvoir construire votre propre style de jeu. Et non, ce style ne sera pas moins efficace que le fait de copier un joueur pro, car vous avez votre propre corps, votre propre tête, votre propre esprit et copier quelqu’un d’autre ne vous permettra jamais d’être à son niveau et encore moins de le dépasser.

Pour la suite de la vidéo, je vais vous poser des questions et je vais partir du principe où vous jouez le jeu. Je vous le répète encore une fois, si vous ne faites que copier, vous n’apprendrez rien, ou alors vous n’apprendrez certainement pas à réfléchir par vous-même. Je vous demanderai de mettre pause à certains moments de la vidéo pour répondre à une question par exemple et je partirai du principe où vous avez là aussi joué le jeu.

Exercice Strafing de Aim Hero

Pour toute la vidéo, nous nous baserons sur l’exercice Strafing de Aim Hero en difficulté « normal ». Commencez par lancer Aim Hero si vous l’avez et si vous ne l’avez pas, je vous conseille sincèrement de l’acheter. Il coûte 5€ et rien qu’avec la vidéo que vous regardez en ce moment, vous améliorerez votre visée 100 fois plus vite en 20 minutes par jour pendant 21 jours que pendant 300 heures de jeu sur le jeu de votre choix. A vous de voir si économiser 300 heures de votre vie vaut 5€, pour moi, il n’y a même pas à réfléchir. Et avant que ça parte dans des théories du complot, non je ne touche pas d’argent si vous achetez Aim Hero.

  • Après avoir lancé l’exercice Strafing en mode normal, regardez la cible bouger pendant 3 minutes sans tirer. Suivez-la très grossièrement avec votre souris. Votre attention doit être sur la cible et pas sur les mouvements de votre souris.
  • Pendant que vous regardez la cible, décrivez du mieux que vous le pouvez la cible et son mouvement. Mettez en pause la vidéo et trouvez 6 éléments pour me décrire ce que vous voyez concernant la cible et son mouvement. Relancez la vidéo quand vous avez trouvé 6 éléments ou plus. Mettez en pause maintenant. C’est très bien, gardez ces réponses en tête, notez-les, vous allez en avoir besoin.

Parce que je ne suis pas avec vous en coaching, je ne connais pas vos réponses, alors je vais faire comme si nous étions en session de coaching et que vous aviez du mal à décrire la cible et son mouvement. Ça nous permettra d’avoir à peu près les mêmes éléments pour la suite de la vidéo.

  • Première question : Quelle est la forme de la cible et ses couleurs ? Je sais, ça peut paraître stupide, mais je ne suis pas là pour vous déstabiliser, mais seulement vous permettre de sortir du jugement, quand vous vous dites par exemple : « est-ce que mes réponses sont bonnes ou mauvaises ? » et d’entrer pleinement dans une phase de description, où vous pourrez me dire ce que vous voyez dans les détails. Que ce soit clair, il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses, il y a seulement des réponses qui vous apporteront plus d’informations que d’autres. Mettez en pause et relancez la vidéo une fois que vous avez répondu à la question « quelle est la forme de la cible et sa couleur ? »
  • Pouvez-vous me décrire du mieux que vous le pouvez, les mouvements de la cible ? Restez là aussi dans la description pure et écartez-vous du jugement et du constat. « Ça va trop vite » par exemple, ce n’est pas une description, c’est juste un constat, un jugement. Mettez en pause et trouvez-moi 3 éléments qui décrivent ou caractérisent les mouvements de la cible. Vous reprendrez la vidéo une fois que c’est fait. C’est très bien, gardez là aussi vos réponses en tête.
  • Est-ce que la distance que la cible parcourt est constante ? Mettez en pause la vidéo, prenez le temps de regarder la cible aussi longtemps que nécessaire et relancez la vidéo une fois que vous avez votre réponse.
  • Vous en êtes sûr ? Généralement quand je vous pose cette question, c’est que beaucoup de joueurs tombent dans le piège des apparences. Regardez son mouvement encore une fois et essayez de voir si vous avez tort et non pas si vous avez raison. Si votre réponse reste la même, c’est que vous aviez vu juste. Mettez en pause la vidéo et relancez-la quand vous avez votre réponse.
  • Que pouvez-vous me dire sur la vitesse de déplacement de la cible ? Mettez en pause la vidéo et relancez-la quand vous avez votre réponse.
  • Quand est-ce que la cible est la plus facile à toucher selon vous ? Mettez en pause la vidéo et relancez-la quand vous avez votre réponse.
  • Quand est-ce que la cible est la plus prévisible selon vous ? Mettez en pause la vidéo et relancez-la quand vous avez votre réponse.
  • Quand est-ce que vous devez tirer si vous voulez mettre le maximum de balles dans la cible ? Mettez en pause la vidéo et relancez-la quand vous avez votre réponse.

Bilan sur cette première série de questions

Dans la suite de la vidéo, je vais vous parler de ce qui ressort de mes sessions de coaching sur cet exercice. Je vais commencer par les fausses pistes et petit à petit je vous parlerai du but véritable de cet exercice.

Les fausses pistes que je constate le plus souvent chez les joueurs qui n’ont pas saisi l’intérêt de l’exercice Strafing, viennent du fait qu’ils ont très souvent répondu à la question « quand est-ce que la cible est la plus facile à toucher selon vous ? » par « quand elle ne bouge pas ».

Avant d’aller plus loin, je parle bien ici de fausses pistes et non pas d’erreurs. Comme je l’ai dit précédemment, il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses, seulement des réponses qui apportent plus ou moins d’informations. Une fausse piste vient d’un raisonnement logique, mais qui n’apporte pas les résultats attendus ou qui n’apporte pas assez de bénéfice. Une erreur, est tout simplement une bêtise, quelle que soit la façon de penser ou la façon de poser le problème.

Reprenons. En se basant sur cette réponse, vous allez obtenir une visée très saccadée qui aura pour but de toucher la cible uniquement à son arrêt. Parce que cela va très vite, vous allez utiliser le flick shot pour toucher la cible. Malheureusement pour vous, parce que la réaction arrive forcément après l’action, le temps que vous arriviez sur la cible, elle a déjà bougé. Vous obtiendrez une précision assez faible de l’ordre de 20% pour un nombre de tirs faible lui aussi.

La deuxième fausse piste que je constate, mais qui est quand même une amélioration de la visée précédente : est de tirer sur la cible quand elle est en mouvement. Mais ici, c’est la méthode pour viser qui vous induira sur une fausse piste : vous utiliserez du flick shot, voire un tracking très léger en attendant que la cible passe sur votre curseur. Les joueurs que j’ai coachés et qui ont tendance à prendre cette direction répondent généralement « quand la cible passe dans mon curseur », quand je leur pose la question « quand est-ce que la cible est la plus facile prévisible selon vous ? ». Alors ils placent leur curseur sur le chemin potentiel de la cible et ils attendent que la cible passe, voire ils la suivent légèrement. Ici, votre précision montera jusqu’à 80%, mais le nombre de tirs restera toujours faible.

La question qui apporte finalement bien plus d’informations qu’il n’y paraît est la question « quand est-ce que la cible est la plus prévisible selon vous ? » Si vous avez emprunté une mauvaise piste, il y a de grandes chances que vous ayez répondu de la même façon aux deux questions que je vous ai posées. Parce que cette question est centrale pour saisir pleinement le but de l’exercice Strafing de Aim Hero, je vais prendre le temps de vous expliquer clairement la chose.

Résumé de ce que nous avons vu jusqu’ici

Mais avant de faire ça, faisons un petit résumé rapide de ce que nous venons de voir. J’ai fait une grosse introduction sur le coaching et je vous ai dit que pour la suite de la vidéo, nous n’aborderons pas le coaching skill qui consiste à vous placer dans un rôle d’exécutant pendant que je joue à travers vous, à travers vos mains. Le gros défaut de ce coaching très directif est que vous n’apprenez que très peu de choses et on peut difficilement parler d’amélioration quand vous ne savez même pas pourquoi ce que vous faites est mieux qu’avant. Vous ne faites qu’exécuter des directives. En clair, vous n’arriverez jamais à rien tout seul avec cette approche, ce qui fait le bonheur de certains coachs qui ont alors à leur disposition de potentielles vaches à lait.

Dans cette vidéo, nous allons aborder le coaching classique qui est à la base, de l’accompagnement. Ici, la priorité est sur le coaché et non sur ce qu’il apprend. Evidemment, on reste dans une optique d’amélioration, d’acquisition de compétences. Le but ultime est de rendre le coaché toujours plus autonome. Dans cette vidéo, je veux vous faire comprendre que vous disposez de tout ce qu’il faut pour vous améliorer. Mais pour pouvoir mettre à contribution tout ce que vous savez, il faut faire une chose très importante : se poser les bonnes questions. Se poser les bonnes questions, c’est faire 80% du travail, le reste ce n’est pratiquement que de l’exécution. Alors, sans grande surprise, la première étape qui vous permettra d’améliorer votre visée ne sera pas de vous pousser à tirer sur une cible toute la journée, bien au contraire, la première étape est de vous poser des questions. Vos réponses sont le reflet de votre prise de conscience sur ce qui se passe réellement quand vous êtes face à cette cible. Nous verrons à travers cette vidéo de nombreux détails qui vous ont peut-être échappés et qui vont radicalement changer votre façon de voir cet exercice une fois que vous les assimilerez.

Analyses des réponses possibles

Analysons les différentes réponses possibles à mes questions précédentes qui sont « quand est-ce que la cible est la plus facile à toucher selon vous ? » et « quand est-ce que la cible est la plus prévisible selon vous ? »

Quand la cible est immobile aux deux questions

Si vous avez répondu « quand la cible est immobile » à ces deux questions, voilà les seules options qui s’offrent à vous de manière plus ou moins naturelle.

Il n’existe que deux moments où la cible est parfaitement immobile : au départ du round et à la fin de chaque phase de mouvement. Pour que ce soit clair entre nous, la cible alterne entre une phase à l’arrêt et une phase de mouvement où elle exécute un déplacement sur la gauche ou la droite.

Prenons l’exemple où la cible se déplace sur la droite. Je vais symboliser en vert, les seuls moments où vous pouvez tirer sur la cible étant donné les réponses que vous avez données aux deux questions précédentes. Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, la cible se déplace selon des distances variables. En effet, de nombreux joueurs pensent que la cible se déplace selon une distance fixe, d’autres ont remarqué ce détail et estiment qu’il y a deux distances qu’ils qualifient de courte et de longue.

La réalité, c’est qu’il y a bien plus de distances. Ne me croyez pas sur parole, je vous laisse voir la vidéo de démonstration.

Sur cette vidéo, on a pu voir 10 positions différentes et il y en a sûrement d’autres. Mon schéma ici ne représente évidemment pas les 10 positions, je n’en ai représenté que deux par soucis de clarté. Je symbolise alors en orange le fait que les cibles n’ont pas de point d’arrêt fixe et il n’est donc pas possible de savoir à l’avance où les cibles s’arrêteront.

La question qu’il faut se poser ensuite est : « est-ce que j’ai le temps de tirer sur la cible lorsqu’elle est à l’arrêt ? » En effet, notre hypothèse est que le meilleur moment pour tirer sur la cible est quand elle est à l’arrêt. S’il n’y avait qu’une distance unique, ça serait un jeu d’enfant parce qu’il suffirait de toujours viser avec le même décalage. Mais, ici nous venons de voir qu’il y a déjà 10 positions possibles. Evidemment, la cible possède une certaine taille, alors vous n’allez pas forcément diviser vos chances de toucher la cible par 10, mais on commence déjà à voir que tirer au hasard n’est pas une stratégie valable si l’on veut atteindre un niveau de performance élevé.

Alors, si la taille de la cible ne peut pas compenser cette incertitude sur la position, peut-être que le temps pourra nous y aider. Voyons l’extrait de vidéo suivant.

Comme nous pouvons le voir dans la vidéo, la cible alterne très vite les phases de mouvements et les phases d’arrêts. La seule méthode de visée capable de toucher la cible en ce temps très court est alors le flick shot. Malheureusement, on remarque ici que je n’ai même pas le temps d’aller sur la cible qu’elle s’est déjà mise à bouger. Avec cette méthode de visée et une taille de cible relativement petite, votre taux de précision ne dépassera pas les 10%. Evidemment, si la cible était beaucoup plus grosse, ça serait peut-être suffisant. C’est notamment ce que vous avez tous déjà remarqué si vous avez joué à Overwatch ou LoL par exemple : les tanks sont nettement plus faciles à toucher à cause de leur taille. Mais restons dans le cas où justement la cible serait trop fine et continuons l’enquête.

Elle est plus facile à toucher quand elle ne bouge pas et elle est la plus prévisible quand elle bouge

Revenons à mes deux questions : « quand est-ce que la cible est la plus facile à toucher selon vous ? » et « quand est-ce que la cible est la plus prévisible selon vous ? »

Mais au lieu de répondre 2 fois « quand la cible est immobile », répondons qu’elle est plus facile à toucher quand elle ne bouge pas et qu’elle est la plus prévisible quand elle bouge. En effet, quand elle est à l’arrêt, vous êtes incapable de me dire si elle va aller à gauche ou à droite. Mais si elle vient à peine de commencer son mouvement, vous êtes sûr et certain que la cible continuera d’aller dans ce sens au moins pendant quelques instants.

En répondant de cette manière, vous changez radicalement les règles du jeu, vous vous autorisez à tirer sur la cible quand elle est en mouvement. Parce que vos réponses sont différentes, vous n’allez plus vous enfermer dans un schéma très restreint de tir. Voyons ensemble la nouvelle fenêtre de tir.

A priori la nouvelle fenêtre de tir est la suivante :

Mais voilà, nous avons vu qu’après la distance minimale de déplacement de la cible, il y a jusqu’à 10 positions d’arrêt possibles, voire même plus. En clair, si la cible se déplace au-delà de la distance minimale, nous ne pouvons pas savoir où elle s’arrêtera. Alors la fenêtre de tir se réduira et ressemblera plutôt à ça :

Je le répète avant d’aller plus loin, la première ligne correspond à la distance minimale que la cible va parcourir et la deuxième ligne correspond aux mouvements plus longs possibles de la cible. Nous en avons compté 10 ensemble, mais je ne vais pas représenter les 10 positions par soucis de clarté.

Cette nouvelle fenêtre de tir est quand même une nette amélioration par rapport à la précédente.

Mais la meilleure nouvelle ne concerne pas la fenêtre de tir. Parce que vous avez répondu « quand elle bouge » à l’une des questions, vous allez vous ouvrir à une nouvelle façon de viser : le tracking. Ce que je veux vous faire comprendre ici, c’est que l’on utilise des façons de viser qui sont logiques, qui viennent d’un raisonnement.

La copie, l’un des obstacles qui vous empêchera de progresser

La plupart des joueurs sont tellement habitués à copier, qu’ils ne se posent plus de question. Au point où aujourd’hui, beaucoup de joueurs utilisent tout simplement des mauvaises méthodes de visée pour les situations qu’ils rencontrent. Il est donc normal que leur précision soit très faible. En effet, repensez au flick shot que nous avons analysé précédemment. Le meilleur taux de précision que vous pouviez avoir était de l’ordre de 10%. Vous pouvez essayer aussi fort que vous voulez, vous pouvez jouer autant d’heures que vous voulez, vous n’irez jamais au-dessus de 10% avec cette méthode. Et c’est pourtant ce que font les joueurs qui veulent travailler leur visée, ils enchaînent les heures sans réfléchir.

Sur Overwatch, je vois des joueurs stagner à 20% de précision pendant leurs combats car ils n’utilisent tout simplement pas la bonne méthode de visée. Evidemment, ces mêmes joueurs, parce qu’ils ne réfléchissent pas forcément correctement, se vantent d’avoir le même taux de précision que certains joueurs pros alors qu’ils se basent sur des parties où ils n’ont fait que tirer dans des boucliers de la taille d’un mur. Alors sur l’ensemble de la partie, ils atteignent effectivement un taux de précision de 35-40%. Mais parce qu’ils ne font pas d’analyse, ils se disent qu’ils sont aussi précis que les pros. Si un joueur pro avait joué de la même façon qu’eux, il serait à 70% de précision et non à 40% comme eux. Ce n’est pas en « vous entraînant » avec une mauvaise façon de viser pendant des centaines d’heures que vous allez progresser. Et c’est pourtant ce conseil que j’entends sans cesse, y compris de la part des joueurs plus expérimentés : « si tu veux avoir une bonne visée, il faut jouer, jouer, et encore jouer ». On ne peut pas être plus loin de la réalité que ça.

Un grand changement apporté par notre réponse

Revenons sur le sujet et voyons comment le tracking peut nous aider à faire grimper cette précision. Mais avant, je dois vous parler du flick et des changements que notre réponse a entraîné sur notre façon de toucher cette cible mouvante.

Précédemment, parce que nous avions répondu « quand elle ne bouge pas » à mes deux questions, nous étions obsédés par le fait d’être le plus rapide possible pour pouvoir tirer sur la cible avant qu’elle ne recommence à bouger. Mais parce qu’il était impossible de prévoir où elle allait s’arrêter, nous étions dans la réaction. Nous devions attendre qu’elle s’arrête et ensuite seulement nous pouvions tirer. Le souci, c’est que notre temps de réaction est supérieur au temps d’arrêt de la cible. Alors, le temps de tirer, la cible avait déjà bougé.

Mais ici, nous apportons un grand changement : nous avons répondu « quand elle bouge » à la deuxième question : « quand est-ce que la cible est la plus prévisible selon vous ? » Alors nous nous autorisons à tirer sur une bonne partie de la distance que va parcourir la cible.

Le mouvement court sur mes schémas, c’est en fait la distance minimale que parcourt la cible à chaque phase de mouvement. On ne sait pas où elle va s’arrêter, mais on sait qu’elle va au moins parcourir cette distance au minimum.

Avant, la fenêtre de tir était très restreinte et ne concernait que deux positions. La position de départ et la position d’arrêt de la cible qui n’était pas prévisible. J’ai symbolisé ces positions avec un rectangle vert pour la position de départ où l’on est sûr de pouvoir toucher la cible et un rectangle orange pour la position éventuelle où la cible peut s’arrêter. Je le rappelle, avant, on ne s’autorisait à tirer que quand la cible était immobile. C’est pour ça que les fenêtres de tir sont si restreintes.

Maintenant que l’on s’autorise à tirer sur les cibles mobiles, voilà la nouvelle fenêtre de tir. Elle englobe le mouvement entier de la cible jusqu’à ce que la cible atteigne la distance minimale de parcours. J’ai symbolisé cette fenêtre de tir, par un rectangle vert, car on est sûr de toucher la cible si on tire dans cette fenêtre.

Pour le mouvement long, c’est-à-dire, pour une distance supérieure à la distance de parcourt minimale de la cible, les schémas ressemblent à ça : si on répond « quand elle ne bouge pas » à mes deux questions, on reste encore sur deux fenêtres très restreintes car on tire uniquement lorsque la cible est immobile. Encore une fois, la distance que va parcourir la cible est inconnue et elle est représentée avec une cible orange et un rectangle orange pour désigner une fenêtre de tir incertaine.

Si on répond qu’elle est la plus prévisible quand elle bouge, on s’autorise alors à tirer sur une fenêtre bien plus large. On garde la même fenêtre de tir où on est sûr de toucher la cible quand elle n’a pas encore parcouru sa distance minimale. On a ensuite une seconde fenêtre de tir incertaine où il est de plus en plus risqué de tirer, car la cible peut s’arrêter à tout moment. Je le rappelle, il y a 10 points d’arrêts possibles, mais pour simplifier, j’ai représenté une zone très courte, voire trop courte pour la partie incertaine. La partie incertaine est au moins aussi large que la distance minimale.

Où devez-vous tirer ?

Laissez-moi vous poser une question, imaginez la situation suivante. Votre cible se déplace sur la droite et se trouve actuellement sur la croix, elle n’a toujours pas fini son mouvement car comme nous le voyons, elle n’a pas encore atteint sa distance minimale de parcours. Où devez-vous réaliser votre flick shot ?

Est-ce que vous devez faire un flick sur la croix ou est-ce que vous devez faire un flick plus loin ? Mettez la vidéo en pause et relancez-la quand vous avez pris une décision.

Pour une raison que j’ignore encore, certaines personnes pensent encore qu’il est possible de faire un flick shot sur la croix. Laissez-moi vous expliquer très rapidement pourquoi ça ne peut pas fonctionner. Nous avons vu précédemment que même lorsque la cible était à l’arrêt, notre temps de réaction était trop important pour toucher la cible, alors imaginez si la cible est déjà en mouvement ! L’écart serait encore plus grand. Il est donc impossible de toucher la cible si celle-ci est en mouvement en visant là où elle est à l’instant où nous décidons de tirer. Si vous vous étiez contenté de « jouer, jouer et encore jouer » pour améliorer votre visée, vous n’auriez fait que vous entêtez à essayer de toucher une cible impossible à atteindre. Voyez comment le fait de poser une bonne question vous permet tout de suite de comprendre les choses. Encore une fois, ce genre de questions, c’est la base d’un bon coaching.

Il faudra donc forcément tirer plus loin. Où ? Je ne sais pas exactement, cela dépend de votre vitesse d’exécution du flick shot. Evidemment, plus la cible est petite et plus vous devrez être précis dans votre geste, mais je vous laisse trouver cette distance pour vous, pour votre geste. Pour rappel, nous avons pris l’hypothèse que la cible est assez fine pour ne pas être touchable par un flick shot, même quand elle marque des temps d’arrêt.

Quelques questions avant de passer au scénario suivant : imaginez cette situation, votre cible est en train de se déplacer sur la droite. Elle est actuellement sur la croix et elle n’a pas encore parcouru sa distance minimale. Quelles sont, en théorie, vos chances de toucher la cible si vous tirez là où il faut ? Mettez la vidéo en pause et prenez le temps de réfléchir si vous en avez besoin.

Si vous avez répondu 100%, c’est la bonne réponse. Pour rappel, la cible n’a pas encore atteint sa distance minimale de parcours. Vous êtes donc sûr et certains qu’elle va continuer son mouvement et vous tirez là où il faut, c’est-à-dire légèrement après la croix.

Autre situation qui est très proche du scénario précédent, mais à un détail près : la cible vient à peine de dépasser sa distance minimale de parcours. Cette distance minimale est représentée par les 4 premières cibles. Je rappelle les hypothèses : la cible se déplace vers la droite et se trouve actuellement sur la croix, nous ne savons pas où elle va s’arrêter, car elle vient de dépasser sa distance minimale de parcours.

Où devez-vous tirer, si vous voulez maximiser vos chances de toucher la cible ? Mettez la vidéo en pause et relancez-la quand vous avez pris votre décision.

Il vaut mieux tirer quand même légèrement après la croix encore une fois. Il reste encore 8-9 positions d’arrêts possibles, il y a donc beaucoup de chances que la cible continue sa route et même après votre tir.

A votre avis, est-ce que vos chances de toucher la cible sont encore de 100% ou est-ce qu’elles ont baissé ? Mettez la vidéo en pause et relancez-la quand vous avez pris une décision.

En effet, elles ont baissé. La raison est plutôt simple, il est possible que la cible s’arrête au moment même où vous décidez de tirer et il est aussi possible qu’elle soit assez fine pour ne pas être touché, même sur les extrémités de sa forme.

Sur mon schéma, je représenterai cette diminution des chances par la couleur jaune. Ce n’est pas complètement du hasard, vous avez même de très grandes chances que votre balle touche, mais le risque de rater existe. J’ai mis deux cibles en jaunes car la position dépend du niveau d’exécution de votre flick shot. Si vous êtes très rapide, vous choisirez la cible jaune la plus à gauche, si vous êtes un peu plus lent, il faudra aller un peu plus loin.

Ça se défend

Autre situation qui est très proche de la précédente, mais cette fois, la cible a de très loin dépassé sa distance minimale de parcours. Où faut-il tirer encore une fois ? Je vous montre le schéma de la situation et je vous laisse réfléchir. Mettez en pause la vidéo et quand vous avez pris votre décision, relancez-la.

Eh bien la réponse que je vous donne, c’est que ça se défend. On est quand même très proche de la position finale. Tirer sur la croix, est un choix raisonnable dans le sens où il y a de grandes chances que la cible s’arrête. Mais il existe une probabilité non négligeable que la cible continue sa route et qu’elle atterrisse plus loin.

Quand vous êtes face à ce genre de choix où il n’y a aucune solution parfaite, je vous conseille de faire le choix qui vous apportera le plus de bénéfice de manière générale. Ici, vous voulez maximiser vos chances de toucher la cible quelle que soit la situation. Alors, parmi les 3 scénarios que je vous ai montrés, quels scénarios allez-vous privilégier pour être quasiment sûr de toucher la cible ?

Pour rappel, voilà le scénario 1.

Pour vous rappeler les hypothèses, la cible bouge vers la droite, vous savez qu’elle n’a pas fini de bouger car elle n’a pas encore atteint sa distance minimale de parcours. La cible est sur la position représentée par la croix. La position de votre curseur est sur la cible en début de parcours, représentée par le curseur en vert. En théorie, quelles sont vos chances de toucher la cible ? Mettez la vidéo en pause si vous le souhaitez et relancez la vidéo quand vous avez votre réponse.

La réponse est bien de 100%. Et pour atteindre ce 100% vous avez décidé de tirer juste après la croix, car vous savez que la cible n’a pas d’autres choix que de continuer d’avancer.

Pour le scénario 2, je n’ai pas donné de pourcentage, mais est-ce que vous vous souvenez de ce qu’on s’est dit ? Je vous rappelle les hypothèses : la cible a dépassé la distance minimale de parcours, mais elle vient à peine de le faire. Sa position est représentée par la croix. Et votre position est représentée par le curseur vert. Il reste alors 9 positions possibles pour elle de s’arrêter. En théorie, quelles sont vos chances de toucher la cible ? Est-ce que vous diriez que vos chances sont de 100% ? Entre 80 et 100% ou plutôt proche de 20 – 30% ? Mettez la vidéo en pause et relancez la vidéo quand vous avez pris votre décision.

Nous avions conclu que là aussi, il ne fallait pas faire un flick shot sur la croix, car le temps de le faire, la cible se sera déplacée. Donc le flick se fera bien un peu plus loin, la distance dépendant de votre rapidité d’exécution. Si je devais donner un pourcentage ou une fourchette, je dirais qu’on a entre 80% et 95% de chances de toucher la cible. Le 95% correspondrait à l’instant où la cible dépasse la distance minimale de parcours et le 80% correspondrait au moment où elle n’a parcouru que 2 voire 3 points d’arrêts potentiels.

En effet, il reste quand même pas mal de distance à parcourir, du moins potentiellement. On a alors toutes les raisons de croire que la cible va continuer d’avancer le temps que l’on exécute notre flick shot. Bien sûr, il existe une probabilité non négligeable que la cible va s’arrêter avant, mais cette probabilité reste quand même bien inférieure à la probabilité qu’elle continue sa route le temps que l’on exécute notre flick shot.

Pour le scénario 3, je vous ai dit que ça se défendait. Je vous rappelle les hypothèses : la cible a dépassé la distance minimale de parcours de très loin et elle est presque à la distance maximale. Il y a donc beaucoup plus de chances qu’elle s’arrête plutôt que de continuer. Ici, je ne vais pas vous demander de me donner un pourcentage de chances de toucher, il y a beaucoup trop de variables qui échappent à notre contrôle pour se risquer à faire ça. Je vais seulement vous demander de répondre à ces deux questions : « est-ce que vous pensez que vos chances de toucher la cible dans ce scénario en tirant sur la croix sont supérieures ou inférieures à 50% ? » Mettez la vidéo en pause et reprenez la vidéo quand vous avez fait votre choix.

Deuxième question : « est-ce que vous pensez que vos chances de toucher la cible dans ce scénario en tirant juste après la croix sont supérieures ou inférieures à 50% ? » Mettez la vidéo en pause et reprenez la vidéo quand vous avez fait votre choix.

Bon, je pense que vous avez tous répondu que vos chances étaient inférieures à 50% dans les deux cas. Evidemment, comme je l’ai dit, on ne peut pas déterminer le pourcentage, même à la louche. Cela dépend de la taille de la cible, de la vitesse que vous avez sélectionnée, et même de la précision de vos flick shots. En effet, il faut savoir que le flick shot est extrêmement précis uniquement pour des distances courtes. De manière empirique, c’est-à-dire en observant les joueurs que j’ai coachés et moi-même, on arrive à un taux de tirs sur la cible de 10%, c’est vraiment très peu.

Vous pouvez répéter la question ?

Donc je pense qu’avec toutes ces questions, je vous ai un peu perdu, alors laissez-moi vous reposer la question à l’origine de cette bifurcation. Est-ce que dans le dernier scénario, il vaut mieux tirer sur la croix ou continuer de tirer légèrement plus loin ? Je vous ai répondu, dans ce cas, prenez la solution qui vous rendra service dans le moment présent. Et le moment présent, c’est de maximiser ses chances de toucher la cible dans les scénarios les plus fiables et de construire un geste correct. Nous avons vu que dans 2 scénarios sur 3, il valait mieux tirer juste après la croix. Nous avons aussi vu que 2 scénarios sur 3 sont beaucoup plus fiables pour nous car ils apportent un taux de tirs sur cible de l’ordre de 80% voire plus. Alors, c’est ce que vous ferez aussi pour le scénario 3. Vous chercherez à tirer après le X. Vous allez le faire car ce que vous voulez avant tout c’est maîtriser le geste, créer l’habitude de toujours flick sur des cibles en mouvement et donc de le faire en tirant un peu après leur mouvement afin de tirer là où ils vont être au moment de votre tir et pas là où ils sont au moment où vous décidez de faire un flick shot.

Si vous voulez vraiment améliorer vos chances de toucher votre cible, efforcez-vous de rester dans les scénarios 1 et 2, le 1 étant le meilleur évidemment. Vous atteindrez rapidement une précision de 80%, mais avec un nombre de tirs qui restera limité. Il est donc possible d’aller encore plus loin. Pour le scénario 3, avec 10% de réussite, je vous conseille de tirer juste après la croix pour faire entrer le geste dans votre tête, mais plus tard, quand vous aurez cet automatisme, je vous conseille de ne même pas tirer dans cette zone tellement elle est inintéressante d’un point de vue précision. Rapprochez le curseur de la position de départ de la cible pour vous replacer dans les scénarios 1 et 2 pour le prochain tir à exécuter.

Résumé de ce que nous avons vu jusqu’ici

Avant d’aller plus loin, faisons un petit résumé de ce que l’on vient de comprendre, grâce à une analyse qui prend nettement moins de temps que de « jouer, jouer et encore jouer » pendant des centaines d’heures sans jamais rien apprendre. On s’est posé beaucoup de questions sur cette cible a priori aléatoire, et même si elle n’est pas à 100% prévisible, nous avons pu déterminer des fenêtres de tir intéressantes pour le flick shot. Nous avons délimité des zones où il est possible de toucher la cible à 100% et à 90%. Enfin, nous avons aussi identifié des moments où toucher la cible serait purement de la chance. Elles sont donc à éviter absolument si l’on veut travailler sa précision. Evidemment, en parties réelles vous tenterez votre chance, mais je vous conseille plutôt de miser sur des moments plus fiables. Car si vous comptez gagner vos parties en vous reposant sur la chance, sachez qu’elle a tendance à tourner bien plus vite qu’on ne le croit.

Qu’est-ce que vous devez faire avec ce genre d’informations ? Eh bien vous allez les utiliser concrètement. Avoir ça dans un coin de sa tête, c’est bien, mais l’appliquer concrètement c’est nettement mieux. Alors ce que vous allez faire pour améliorer votre flick shot, c’est vous entraîner à rester dans les scénarios 1 et 2 afin de maximiser votre précision et de travailler un geste correct.

Devinez quoi, si vous apprenez à le faire sur Aim Hero, vous pourrez aussi le faire sur votre jeu. Posez-vous des questions percutantes afin d’identifier les moments où vos tirs toucheront à coup sûr chez vos adversaires. Certains d’entre vous n’essaieront même pas et diront mécaniquement « ce n’est pas possible ». J’espère vous avoir montré à travers cette première analyse de l’exercice Strafing, dans Aim Hero, que c’est tout à fait possible et que si vous voulez que votre précision fasse des bonds, ce n’est pas la quantité d’heures qu’il faudra augmenter, mais c’est bien ce genre d’analyses qu’il faudra faire plus ou moins directement. Les heures d’entraînement seront ensuite nécessaires pour mettre en pratique ces connaissances sur votre cible. Aligner les heures pour aligner les heures est infiniment moins efficace. En clair : quels sont les scénarios 1 et 2 de vos adversaires ? Dans quels mouvements est-il possible pour vous de les toucher à 100% et à 90% ? Enfin, où devez-vous viser dans ces cas ? Pour informations, ces scénarios existent pour des jeux aux mouvements riches comme Overwatch par exemple, alors je ne vois vraiment pas ce qui est impossible.

Attendre n’est jamais la solution

Nous allons maintenant pouvoir parler d’une façon de viser que vous connaissez bien et qui va changer radicalement notre façon d’aborder cet exercice, le tracking. Mais avant de faire ça, je dois aborder très rapidement une façon de viser qui n’en est pas réellement une : le fait d’attendre que la cible passe dans votre curseur.

En effet, c’est le premier geste que vous allez adopter quand vous tenterez de vous attaquer à des cibles mobiles. Je sais que certains d’entre vous pensent que c’est une technique valide parce que vous vous dîtes qu’il vaut mieux attendre et être sûr de mettre sa balle au bon moment que de vider son chargeur dans les murs.

Le seul gros désavantage que cette technique présente, c’est que pour être efficace, il vous faut tout simplement… la capacité de voir l’avenir. En effet, pour être sûr que la cible passe sur votre curseur, encore faut-il savoir où elle va aller. C’est pour cette raison que je ne conseille pas cette technique aux joueurs que je coach. En effet, en partie réelle, sur Overwatch par exemple, à moins que votre adversaire soit vraiment dans un couloir, il mettra beaucoup de temps à passer dans votre curseur. Par beaucoup, je veux dire qu’il aura le temps de vous mettre des balles « gratuitement » pendant que vous attendez patiemment le bon moment. Ces balles gratuites suffiront pour avoir le dessus sur vous dans la grande majorité des cas.

Je préfère alors largement vous donner des méthodes de visée bien plus efficaces, même si ça demandera plus de travail au départ. Je veux que ce soit clair entre nous, à aucun moment, s’en remettre à la chance est une bonne stratégie. Si vous voulez avoir le dessus sur votre adversaire, utilisez des techniques fiables sur lesquelles vous pouvez compter pour tirer le meilleur des différentes situations.

Si vous voulez vraiment conserver cette technique, je vous conseille d’au moins la combiner avec du flick shot. En effet, si vous voyez que la cible s’éloigne de votre curseur, vous basculerez assez naturellement sur un flick shot. Parce que l’exercice Strafing de Aim Hero reproduit bien ce scénario, cela vous permettra de vous entraîner facilement et rapidement à jongler entre ce mode d’attente et le flick shot.

Attention, je parle bien du cas où on laisse son curseur immobile quand vous êtes en face à face avec un adversaire et que vous êtes tous les deux en train de bouger. Je ne parle pas des moments où vous mettez votre curseur sur un angle, en attendant que quelqu’un passe pour être « snipé ». Evidemment, je vous conseille de faire cela, car vous n’aurez qu’à vous concentrer sur le tir et non sur la visée.

Pour les duels quand vous êtes tous les deux mobiles, j’ai bien mieux à vous proposer que de laisser votre curseur immobile et de prier que votre adversaire passe dedans. Cette troisième façon de viser est bien plus adaptée pour ce genre de situation et elle ne requiert que très peu d’effort de votre part une fois que vous avez maîtrisé le geste.

Critères de performance du flick shot

Mais avant d’en parler, et avant de parler du tracking faisons un dernier point sur le flick shot.

Dans le flick shot, les critères importants sont la précision, la rapidité d’exécution et le timing.

Sur les schémas que je vais vous présenter, la croix représente la position de la cible au moment où vous décidez de faire un flick shot. La cible en bleu représente la position de la cible au moment où vous avez effectivement tiré vos balles. Chaque point jaune représente un flick shot.

Si vous êtes précis, que vous avez le bon timing, mais que vous êtes trop lent dans votre exécution, la cible ne sera plus là au moment où vous ferez feu. Ici, vos balles partent bien sur là où vous devriez faire vos flick shot, mais parce que vous avez été tellement lent, la cible est à la position représentée en bleu quand vous tirez.

Si vous êtes précis, rapide, mais que vous avez le mauvais timing, vous tirerez soit exactement là où la cible était soit vous tirerez trop loin. Dans les deux cas, vous ratez la cible. La cible en bleu et vert indique, grâce à la couleur bleue, la position de la cible au moment où vos tirs partent et en vert la position où vous devriez tirer si votre flick shot était correctement exécuté.

Si vous n’êtes pas précis, mais que vous tirez rapidement et que vous savez dans votre tête où sera la cible, la dispersion de vos tirs sera élevée. Vous viserez bien là où il faut dans votre tête, mais votre geste est trop brouillon et vos balles partent dans tous les sens.

Je n’aborde pas le cas où vous n’êtes ni précis, ni rapide. Généralement ces deux critères font partie d’un compromis, sauf si vous êtes vraiment un débutant. Mais si vous regardez cette vidéo, il y a de grandes chances que vous vous entraînez à viser depuis un bon moment, alors cette situation ne s’applique pas à vous et pas à la vidéo que vous êtes en train de regarder.

Critères de performance du tracking

Alors comment est-ce que le tracking va nous aider ici ? Ici, les critères seront différents. On retrouvera bien sûr la précision, mais la rapidité laissera place à la vitesse de déplacement de votre curseur. Quant au timing, il sera remplacé par le temps de réaction.

En effet, le tracking c’est avant tout de la réaction. Vous voyez où votre adversaire se déplace et vous vous débrouillez pour que votre curseur suive la cible au maximum. Parce que c’est de la réaction, vous devez tout de suite prendre conscience du gros défaut de « fabrication » de cette méthode de visée : l’action est toujours plus rapide que la réaction. En clair, parce que vous suivez votre adversaire, il a déjà l’ascendant sur vous, car c’est lui qui va décider quand il va changer de trajectoire, comment, et à quelle fréquence. Si la cible est trop fine, il faudra avoir un temps de réaction qu’on retrouve uniquement dans les mangas pour pouvoir suivre la cible parfaitement à chaque changement de direction. Si elle est trop rapide, il faudra avoir une vitesse de déplacement extrêmement élevée de votre curseur tout en maintenant une précision suffisante.

Heureusement, plusieurs facteurs viendront augmenter votre marge d’erreur. Tout d’abord, la taille de votre cible. Evidemment si votre cible est énorme, même avec un temps de réaction très élevé, vous arriverez à encore toucher votre cible, même si c’est aux extrémités.

La vitesse de votre cible jouera aussi énormément. Si votre vitesse de déplacement du curseur est très élevée par rapport à la vitesse de déplacement de votre cible, vous minimiserez le temps où votre curseur n’est pas sur cette dernière.

Par exemple dans cette vidéo, nous avons à la fois une cible lente et énorme.

Vous voyez bien que je ne fais pratiquement même pas l’effort de viser.

Définition du tracking entre nous

Alors, quand nous allons parler de tracking, nous allons plutôt prendre le cas inverse : nous allons essayer de viser une cible qui bouge relativement rapidement. C’est-à-dire à une vitesse qui m’oblige à me concentrer et qui soit assez petite pour me mettre en difficulté.

Avant d’analyser le tracking, il serait bien que je vous donne la définition que nous utiliserons ensemble pour cette vidéo et pour tout le contenu que je ferai dans le futur. Le tracking, c’est une façon de viser qui consiste à suivre la cible. Idéalement, vous voulez que votre curseur soit toujours sur la cible.

Parce que vous suivez la cible, vous êtes par définition dans la réaction, dans l’attente que votre adversaire bouge pour que vous puissiez ajuster la position de votre curseur. Parce que nous voulons faire du suivi, il sera obligatoire de tirer au moins deux fois par mouvement de la cible sur Aim Hero. En effet, si vous ne tirez qu’une seule balle, vous serez tenté de faire du flick shot. Alors obligatoirement, un tracking devra donner lieu à au moins 2 tirs.

Le tracking comment ça marche

Analysons comment se déroule le tracking.

Petit avertissement avant de commencer mes explications, les outils comme Aim Hero sont là pour vous permettre d’améliorer votre visée. Vous devez alors prendre le temps de savoir comment votre visée fonctionne afin de savoir ce qui coince. Si votre but est simplement de tirer sur une cible, vous n’avez pas besoin de voir cette vidéo. Vous n’avez pas besoin de coaching et vous avez encore moins besoin d’un outil comme Aim Hero. Reprenons.

Ici, nous allons prendre le temps d’identifier les phases qui composent le tracking.

La première phase consiste à attendre que la cible bouge tout simplement. Dès que celle-ci a bougé, votre mission est de suivre la cible et de tirer au moins 2 fois, idéalement en touchant la cible. Voyons comment le mouvement se décompose dans la réalité.

La première phase, c’est l’attente, vous pouvez être sur la cible, sur le côté de la cible, rien n’est interdit. Le but reste toutefois de pouvoir mettre deux balles sur la cible, cela veut dire qu’il ne faut pas être trop loin non plus. Faisons une analyse en prenant pour hypothèse que je suis en plein sur la cible au départ. Je vais vous proposer 3 scénarios de visée qui correspondent à du tracking, vous n’allez pas devoir trouver le meilleur, vous allez devoir trouver celui qui est réaliste, tout simplement.

Pour des soucis de clarté, je représenterai mon curseur juste en bas des cibles, mais en réalité le curseur est bien au centre de la cible. Les tirs seront représentés par le curseur en couleur jaune. Lorsque le curseur ne sera plus en mouvement, je le représenterai en rouge. Les différentes étapes sont numérotées. Pour cette analyse, faisons l’hypothèse que la cible va au-delà de la distance de parcours minimale.

Premier scénario de tracking

Je vais vous faire une description détaillée, mais n’hésitez pas à mettre pause et même à revenir en arrière si vous avez besoin d’écouter plusieurs fois les instructions.

Dans ce scénario, notre curseur est au centre de la cible à l’étape 1, la cible est encore à l’arrêt.A l’étape 2, la cible bouge, mais le curseur ne bouge toujours pas. Quelques instants plus tard à l’étape 3, le curseur se met enfin à bouger alors que la cible continue sa course. Ce décalage entre la cible et le curseur vient de notre temps de réaction. A l’étape 4, la cible continue toujours sa course, mais notre curseur se déplace plus rapidement pour rattraper la cible. A l’étape 5, nous rattrapons enfin la cible et nous tirons une fois quand nous arrivons à sa hauteur. A l’étape 6, la vitesse de déplacement du curseur est supérieure à celle de la cible, mais elle reste suffisamment proche de celle de la cible pour nous permettre de faire un second tir sans aller trop loin. A la dernière étape, ne sachant pas où la cible va s’arrêter, il est préférable d’arrêter de tirer, car la vitesse du curseur est trop variable pour être fiable. N’hésitez pas à revenir en arrière pour entendre mes explications encore une fois.

Je vous le rappel, il faudra que vous choisissiez le scénario le plus réaliste.

Deuxième scénario de tracking

Dans ce scénario, nous commençons au centre de la cible à l’étape 1, la cible est encore à l’arrêt. A l’étape 2, nous exécutons un flick shot pour être directement sur la cible après notre temps de réaction. A l’étape 3, juste après ce flick shot, nous passons sur du tracking en adoptant instantanément la vitesse de déplacement de notre curseur à celle de la cible. A l’étape 4, grâce à cet ajustement de vitesse de déplacement, nous pouvons exécuter un second tir. A l’étape 5 et 6, nous répétons le processus et nous obtenons un troisième tir. A l’étape 7, nous continuons de suivre la cible. Elle finit par s’arrêter et il nous faut un peu de temps pour arrêter notre curseur, le temps de réaction joue ici aussi. A vous de déterminer ce qui est réaliste et ce qui ne l’est pas. N’hésitez pas à tester vous-même les gestes proposés ici directement sur Aim Hero pour avoir une idée de ce qui est faisable ou non.

Troisième scénario de tracking

Dans ce scénario, nous commençons au centre de la cible à l’étape 1, la cible est encore à l’arrêt. A l’étape 2, nous disposons de la capacité surnaturelle de supprimer notre temps de réaction et nous suivons la cible parfaitement. A l’étape 3, parce que la vitesse de déplacement de notre curseur est égale à la vitesse de déplacement de la cible, nous exécutons un premier tir. A la quatrième étape, parce que la vitesse est toujours bonne, il n’y a aucune raison de ne pas tirer, alors nous exécutons un second tir. A la cinquième étape, encore un troisième tir. A la sixième étape, parce que nous savons que nous avons déjà mis 3 tirs, il sera difficile d’en mettre un quatrième, nous préférons ne pas tenter le diable et nous arrêter ici. A la septième étape, nous attendons le prochain mouvement de la cible.

Le scénario le plus plausible

D’après vous, quel scénario est le plus plausible quand nous parlons de tracking ? Mettez la vidéo en pause et prenez le temps de réfléchir. Je vous propose même d’essayer de viser cette cible en mode normal avec le scénario de votre choix afin de vérifier que c’est faisable. Relancez la vidéo quand vous avez fait votre choix et que vous pouvez justifier pourquoi selon vous.

Pour du tracking, le scénario le plus plausible est le premier scénario Laissez-moi vous expliquer pourquoi. Tout d’abord, pour suivre une cible, encore faut-il savoir dans quelle direction et dans quel sens elle va aller. Si on ne connaît pas la direction et le sens qu’elle va prendre eh bien… on est forcé d’attendre.

Parce qu’on est dans l’attente, c’est notre temps de réaction qui va déterminer à quel moment nous allons nous mettre à bouger. On arrive alors à l’étape 3 où on commence à peine à bouger. Alors que la cible continue de faire sa vie.

Nous accélérons énormément pour rattraper la cible qui a beaucoup d’avance sur nous, nous voici à l’étape 4.

Une fois presque arrivé à la position actuelle de la cible, ce qui correspond à l’étape 5, nous allons ralentir pour tirer sur la cible. On veut vraiment éviter de dépasser la cible.

Parce que nous avons une vitesse de déplacement maintenant très proche de la cible, nous allons en profiter pour mettre un deuxième tir. Nous sommes maintenant à l’étape 6.

Enfin, parce qu’il nous a fallu pas mal de temps pour atteindre la cible et faire ces deux tirs, nous décidons d’arrêter de tirer pour ne pas tenter notre chance. Nous sommes à l’étape 7 et nous attendons le prochain mouvement.

Je vous propose de regarder une courte vidéo au ralenti pour voir la décomposition de ces étapes. D’abord l’attente, je ne bouge pas, puis le temps de réaction qui mène à une accélération forte de mon curseur. J’atteins la cible pour réaliser mon premier tir, je ralentis voire je m’arrête, puis je continue de bouger pour réaliser le second tir. Enfin, je me prépare pour le prochain mouvement de ma cible.

Je vous laisse la regarder encore quelques fois pour que vous puissiez bien visualiser chacune des phases du tracking. Allez, on passe à la suite.

Les améliorations possibles

Comme je l’ai dit précédemment, pour le tracking, les trois critères principaux sont la précision, le temps de réaction et la vitesse de déplacement du curseur par rapport à la cible.

De la même façon que pour le flick shot, nous allons analyser ce que nous pouvons améliorer pour obtenir la meilleure précision avec le maximum de tirs grâce au tracking.

Cette partie sera plus courte, car justement, le travail que l’on a fait précédemment nous servira de base. Ici le gros souci que nous avons, c’est notre temps de réaction. Parce que nous sommes dans l’attente, la cible aura déjà créé de la distance entre elle et votre curseur. La vitesse de déplacement de votre curseur devra alors être plus importante que celle de la cible pour la rattraper. Puis, une fois que votre curseur est proche de la cible, il faudra ralentir sans pour autant trop ralentir car il faut quand même continuer de rattraper la cible. Ensuite, il faudra encore ralentir pour ne pas dépasser la cible. En clair, on a 3 vitesses différentes à gérer en très peu de temps. Nos yeux sont très doués pour suivre des objets, peu importe les changements de vitesse. Nos mains sur une souris par contre, c’est tout autre chose.

On peut rapidement représenter les difficultés liées à ce temps de réaction sur le même schéma utilisé pour décrire le premier scénario.

L’évolution des vitesses est la suivante :

A l’étape 3, on accélère grandement pour rattraper la cible en un temps très court.

Arrivé à l’étape 4, la vitesse du curseur est très élevée.

A l’étape 5, on est sensiblement à la même hauteur, il faut donc grandement ralentir pour ne pas dépasser la cible.

A l’étape 6, on remarque qu’il faut encore une fois ralentir pour rester centré sur la cible le temps d’un tir supplémentaire.

Avec ce scénario de tracking, il vous sera très difficile de mettre plus de deux tirs, et encore, si vous avez la chance que la cible parcoure une grande distance. Sans ça, vous ne ferez pas mieux que du flick shot. En effet, non seulement vous perdez du temps parce que votre temps de réaction vous empêche de tirer avant, mais en plus vous devez veiller à accélérer pour vous approcher de la cible sans pour autant la dépasser. Vous ne pouvez pas non plus vous permettre de faire une succession de flick shot, le mouvement serait beaucoup trop saccadé.

Un petit dessin ne fait jamais de mal

Il faut analyser le problème, il faut voir ce qui coince et bien identifier les obstacles que l’on veut détruire.

Pour que ce soit clair et que je ne vous perde pas avec des concepts abstraits, laissez-moi vous faire un dessin. Avant d’aller plus loin, je vais être très clair, je ne fais pas un dessin pour vous faire comprendre que vous êtes un abruti. Dans mes analyses et pour moi-même, j’utilise énormément de dessins et de schémas car ils me permettent de gagner en perspective sur les problèmes qui sont face à moi. Certaines personnes ont des problèmes d’ego et voient très mal le fait de devoir faire appel à des dessins. Si c’est votre cas, je vous conseille d’arrêter la vidéo et de travailler sur votre ego avant qu’on aille plus loin, car il y aura encore un paquet de dessins et de schémas.

Identifions clairement qui est notre ennemi ici. C’est avant tout une question de timing qui nous empêche d’avoir de meilleures performances.

On va appeler le temps nécessaire pour réagir et s’approcher de la cible afin d’exécuter le premier tir : le temps d’approche. Ce temps d’approche, c’est le temps nécessaire pour nous afin d’exécuter les étapes 2 à 5 inclues.

Le temps d’approche inclue alors le temps de réaction, le temps nécessaire afin de rattraper la cible à vitesse maximum et le temps nécessaire pour être sur la cible après le premier ralentissement afin d’exécuter le premier tir. Il y a donc 3 composantes à étudier pour améliorer nos performances.

Changeons les règles du jeu

Lors de l’analyse du Flick shot, nous avons grandement amélioré la précision en changeant les règles du jeu. Le flick shot qui est très souvent réservé aux tirs sur cibles fixes, s’adapte très bien aussi sur les cibles mobiles quand les joueurs sont capables de prédire où la cible va être quand le coup de feu part.

Pour le tracking, nous allons aussi changer les règles du jeu. Nous allons utiliser le concept de « prévision » pour supprimer une bonne partie du temps d’approche.

Ne vous inquiétez pas, c’est très facile à faire. Cela consiste tout simplement à ne pas se positionner sur la cible pendant la phase d’attente. Ce qui nous empêche en tant que joueur de suivre parfaitement une cible, c’est notre main sur la souris. Ce n’est absolument pas naturel pour notre corps de déplacer un objet horizontalement sur un tapis pour ensuite voir les mouvements d’un curseur sur un écran posé verticalement.

Beaucoup de joueurs pensent que quand ils n’arrivent pas à suivre une cible, c’est parce qu’ils n’arrivent pas à s’adapter à la vitesse de la cible ou qu’ils la voient mal, qu’ils discernent mal les mouvement de leur cible. Ils pensent cela parce que leur curseur est tout le temps en retard par rapport à la cible. Je veux être clair là-dessus, nos yeux sont de véritables machines de guerre quand il est question de suivre une cible en mouvement. Instantanément nos yeux sont capables d’identifier la direction, le sens et même la vitesse des objets en mouvement afin de toujours être centré dessus. Attention, je ne dis pas que nos yeux sont infaillibles, tout le monde connaît les illusions d’optique par exemple, mais quand il s’agit de mouvement, nos yeux sont des instruments parfaits.

Quand on se met sur le côté, quels sont les effets sur le temps d’approche ?

Quand vous allez ajouter ce décalage dès le départ en vous plaçant sur le côté, vous allez supprimer ou grandement réduire tous les défauts du tracking liés à votre main sur la souris. Vous allez supprimer ou grandement réduire le décalage lié au temps de réaction, le temps d’approche à vitesse max, le temps d’approche à vitesse réduite pour ne garder qu’une seule chose, la vitesse de la cible qui a été instantanément analysée par vos yeux.

En clair, au lieu d’avoir 3 vitesses différentes à gérer, vous vous retrouvez à vous concentrer avec votre main sur une seule vitesse.

Voyons ça sur le nouveau schéma que ça nous donne :

Notre temps de réaction existe toujours, on ne l’a pas supprimé comme par magie. Mais dans cette configuration, notre temps de réaction ne crée plus de décalage de position entre le curseur et la cible.

Le temps que nous passons à vitesse maximale n’existe plus étant donné que nous n’avons plus besoin de rattraper la cible.

Le temps que nous passons à vitesse ralentie n’existe plus non plus, car nous n’étions pas à vitesse maximale. Alors nous n’avons pas besoin de ralentir.

Nous n’avons plus qu’une seule vitesse à gérer au lieu de 3 précédemment.

Ce confort gagné nous permet alors de réaliser 3 tirs facilement. Voyons ça en vidéo.

Evidemment, la vitesse ne sera jamais parfaitement identique à celle de votre cible, mais elle sera déjà beaucoup plus proche pour vous permettre de glisser entre 2 et 3 tirs dans la plupart des mouvements où la prévision est correcte.

En fait, vous n’avez même pas besoin d’avoir la même vitesse de déplacement tant que la vitesse de votre curseur est suffisamment proche de celle de la cible pour l’accompagner suffisamment longtemps et glisser 3 tirs. Si vous voulez augmenter le nombre de tirs sur la cible, il vous suffira de vous rapprocher toujours plus de la vitesse de votre cible pour l’accompagner plus longtemps, agrandir votre fenêtre de tir et glisser 4, 5 tirs par exemple. Ou alors, vous pouvez augmenter votre cadence de tir pour augmenter le nombre de tirs que vous pouvez glisser dans une fenêtre de tir qui a toujours la même largeur et monter à 6 ou 7 tirs.

L’éléphant dans le couloir

Attaquons-nous à l’éléphant qui se trouve dans le couloir, « mais qu’est-ce qui se passe si je me mets à droite et que la cible part à gauche ? »

En effet, si la prévision est incorrecte, vous vous retrouver dans une situation où le décalage entre le curseur de votre souris et la cible a doublé. Le temps d’approche va lui aussi augmenter. Il ne va pas doubler parce que vous vous rapprocherez de la cible encore plus rapidement pendant la phase où votre vitesse est maximale, mais il sera quand même augmenté. En fait, dans Aim Hero, parce que la cible alterne très rapidement des phases de mouvements et d’arrêts, vous n’aurez même pas le temps de mettre 2 tirs.

Mais heureusement pour vous, vous avez la méthode de visée parfaite pour ça, le flick shot. Pour rappel, avec le flick shot, il n’y a plus de notion de vitesse, ou de temps d’approche. Les 3 critères de performance du flick shot sont la précision, la rapidité d’exécution et le timing.

Deuxième élément en votre faveur, le flick shot est l’une des premières méthodes de visée que les joueurs travaillent, alors votre tir unique est presque garanti de toucher.

Il sera alors nettement plus intéressant pour vous de faire des prévisions, même si certaines seront fausses, que de continuer à viser purement au flick shot ou avec du tracking en démarrant sur la position de la cible. Avec cette méthode, vous pouvez facilement monter jusqu’à 80% de précision avec un nombre de tirs réussis bien supérieur.

On peut aller beaucoup plus loin

Mais nous pouvons aller encore plus loin.

Vous vous souvenez du scénario 3 où je vous disais que vous aviez la capacité surnaturelle de supprimer votre temps de réaction, de suivre la cible parfaitement et en plus ; de tirer 3 fois sur la cible pratiquement à coup sûr ?

Quand on pense au tracking on se dit tout de suite : « mais c’est impossible ! »

Eh bien dans la dernière partie de la vidéo, c’est la technique de visée que je veux que vous appreniez à faire à travers cette vidéo. En effet, le cœur de l’exercice Strafing sur Aim Hero, c’est de vous permettre justement de pratiquer cette méthode de visée incontournable. Avec cette méthode de visée, vous ferez des pics de précision de 90% pour un nombre de tirs maximal. Je pense que vous avez tous déjà vécu ces moments où vous mettez un maximum de balles sur une cible et vous vous dites « woah, ce que je lui ai mis ! » Le but ici, c’est de vous permettre de recréer ces moments de façon contrôlée et sur commande.

Résumé de ce que nous avons vu jusqu’ici

Mais avant d’attaquer cette méthode, on va faire un petit résumé de ce que l’on a appris jusque-là. Vous vous demandez certainement, « mais pourquoi est-ce qu’il ne m’a pas juste parlé de cette méthode magique de visée ? » La réponse est assez simple, c’est qu’elle n’a rien de magique et vous ne pouvez pas maîtriser cette méthode de visée si vous ne comprenez pas que les façons de viser viennent d’une certaine logique. Vous ne pourrez pas la travailler si vous pensez encore que pour mieux viser, il suffit de jouer, jouer et encore jouer. Pour rappel, mon but dans cette vidéo, c’est que vous ayez tous les éléments pour vous mettre au travail et que vous maîtrisiez la méthode de visée dont je veux vous parler ici. En effet, pour beaucoup de joueurs, le flick, le tracking, ça vient naturellement. Pour certains c’est clair, mais pour d’autres ce n’est pas du tout le cas. Pour l’écrasante majorité des joueurs, ils ne savent pas quand utiliser une méthode plutôt qu’une autre. Alors ils se retrouvent à utiliser une très mauvaise méthode de visée pour les situations auxquelles ils doivent faire face. Résultat, les trois quarts des balles partent dans les murs et ils perdent leurs duels. Leur raisonnement est alors de se dire « je dois améliorer ma visée ». Si on peut appeler ça un raisonnement. J’espère qu’à travers cette vidéo, vous avez déjà compris que de se dire quelque chose d’aussi vague que « je dois améliorer ma visée » ça ne veut rien dire et ça ne vous aidera absolument pas. Si vous voulez vraiment vous améliorer, vous devez vous poser des questions, vous devez poser les choses et les analyser pour en faire ressortir les détails.

Alors pour résumer, nous avons d’abord analysé le flick shot. Grâce aux éléments que nous avons fait remonter en nous posant des questions qui nous permettent de décrire au maximum les mouvements de notre cible, nous avons estimé qu’il était très intéressant de faire des flick shot en étant le plus près possible de la distance minimale de parcours de la cible. En faisant ça, nous obtenons en théorie, une précision de 100%. Dans la pratique, vous obtiendrez entre 70% et 80% de précision assez rapidement. Parce que le flick shot repose sur la précision, la rapidité d’exécution et le timing, si vous constatez un déficit de précision, il suffira de voir lesquels de ces 3 éléments vous tirent vers le bas. Vous n’aurez alors qu’à le travailler pour faire augmenter votre précision immédiatement.

Nous avons ensuite vu le tracking. Nous avons pu voir assez rapidement que le plus gros défaut de cette méthode de visée est qu’en plus d’avoir notre temps de réaction qui nous empêche de tirer sur la cible, nous devons ajouter un temps où le curseur de la souris doit à la fois s’approcher de la cible très rapidement, sans jamais la dépasser. La somme de ces deux temps, je l’appelle le temps d’approche. Parce que la cible est fine, qu’elle se déplace rapidement et qu’elle change potentiellement de sens à une fréquence élevée, il est très difficile de maîtriser ce geste qui nous demande de jongler avec 3 vitesses de déplacement du curseur en moins de 2 secondes.

Pour pallier cette demande extrême de contrôle sur les vitesses, nous avons fait un geste très simple, nous avons placé notre curseur un peu plus loin sur le côté de la cible afin de faire une prévision. Si la prévision est correcte, nous supprimons une bonne partie du temps d’approche et nous avons le temps d’ajuster la vitesse de notre curseur sur une vitesse unique, ce qui est beaucoup plus simple. Parce que le tracking repose sur la précision, la vitesse de déplacement de votre curseur et le temps de réaction, il vous suffira de veiller à bien respecter ces 3 points pour en tirer le meilleur.

Le temps de réaction est déterminant ici, car c’est lui qui vous permettra de maximiser votre fenêtre de tir. Si vous êtes trop lent, vous devrez être beaucoup trop sur le côté et cela diminuera grandement votre fenêtre de tir.

Voyez à quel point une analyse de ce type est bien plus détaillée que de se dire « il faut que j’améliore mon tracking ». Vous ne pouvez pas vous améliorer, si vous ne savez même pas quoi améliorer. Vous ne pouvez pas vous améliorer, si vous n’avez même pas identifié vos lacunes.

La prédiction

Allez, on va voir cette troisième méthode de visée que très peu de joueurs exploitent malheureusement. Les deux méthodes précédentes ne sont pas moins efficaces que cette troisième méthode, il y a simplement des situations où une méthode aura plus d’impact que les autres. Pour maîtriser cette troisième méthode, il vous faudra travailler les deux méthodes précédentes un minimum. C’est notamment pour cela que j’en ai parlé longuement dans cette vidéo. Dans le cas de Strafing sur Aim Hero, la meilleure méthode est celle que je m’apprête à vous présenter et de très loin. Avec cette méthode, il est beaucoup plus simple d’obtenir un grand nombre de tirs pour une précision de 80% voire plus et ça, peu importe la vitesse de la cible.

Cette méthode de visée, c’est la prédiction. Le principe est simple, il repose sur le fait de connaître extrêmement bien votre cible, ses mouvements, pour prévoir là où elle sera et non pas se contenter de là où elle est actuellement. Vous apprendrez d’abord à le faire sur Aim Hero à travers l’exercice Strafing, mais le but est bien évidemment que vous puissiez utiliser cette méthode de visée pour vos jeux vidéo compétitifs.

Pour connaître au mieux vos cibles, vous n’avez qu’à vous poser les questions que l’on s’est posées au début de la vidéo.

Quelques questions et surtout pas une correction

Dans quelques instants, nous allons nous reposer les questions relatives aux mouvements de la cible et je vais vous livrer mes réponses, mais pas directement. Alors je vous poserai des questions supplémentaires.

Par contre, faites vraiment attention !

Avant de vous donner mes réponses, je veux être très clair avec vous sur un point. Je vais vous donner mes réponses à ces questions, mais ce n’est QUE ça. Ce n’est pas une correction. Ce n’est pas « ça qu’il fallait trouver ». Et c’est encore moins LA bonne réponse. Je dis ça, car je sais que de nombreux joueurs ont été marqués par la mentalité liée à la période scolaire, peut-être même que vous êtes encore en étude.

Je m’explique sur cette mentalité dont je parle. Pendant nos études, on nous apprend implicitement qu’à chaque fois qu’il y a une question, il y a forcément une BONNE réponse, qui est généralement à la fin du livre, et que toutes les autres réponses sont donc mauvaises. Si vous attaquez la vie avec cette mentalité, c’est sûr et certain, que vous allez avoir de gros plantages et vous trouverez que la vie est injuste.

Dans la vie, c’est nettement plus complexe et chacun a ses propres réponses. Elles ne sont ni bonnes, ni mauvaises, elles reflètent juste des expériences, des façons d’interpréter les événements de la vie, y compris dans les jeux vidéo.

Dans cette partie, vos réponses à mes questions ne sont que le reflet de votre niveau de conscience sur le problème qui est face à vous. Ce problème qui est « comment améliorer ma visée ». Elles ne sont ni bonnes, ni mauvaises. Mes réponses ne sont ni bonnes, ni mauvaises, peut-être seulement que certaines de mes réponses ou de vos réponses vous mettront la puce à l’oreille sur des pistes possibles pour améliorer vos chances de toucher les cibles.

Alors, je vais vous poser des questions et je compte sur vous pour mettre pause à chaque question et prendre le temps d’y répondre de la meilleure façon possible pour vous. Si vous avez besoin de 5 minutes par question, prenez vraiment ces 5 minutes. Car ces 5 minutes à vous creuser la tête vous rapporteront bien plus que de faire du Aim Hero ou de jouer à votre jeu vidéo préféré pendant 100 heures. Bien sûr, pour répondre à ces questions, vous pouvez et vous devez utiliser les éléments que vous avez vus dans cette vidéo.

Aim Hero – Strafing mode normal

Pour répondre à ces questions, mettez le mode « normal » de l’exercice Strafing et lancez-le pour observer la cible. Vous relancerez des rounds autant de fois que nécessaire jusqu’à répondre aux questions du mieux que vous le pouvez.

Première question : Dans quelles directions et sens la cible peut-elle aller ? Mettez en pause et notez votre réponse, vraiment faites-le. Le document que vous allez écrire sera une pièce indispensable pour vous permettre de vous améliorer. Reprenez la vidéo une fois vos notes prises.

Deuxième question : Pouvez-vous me décrire ses mouvements ? Est-ce qu’ils sont parfaitement fluides ? Est-ce que la cible a plusieurs vitesses ? Mettez en pause et reprenez quand vous avez noté votre réponse.

Troisième question : Avez-vous identifié des moments où il serait très intéressant de tirer sur la cible ? Mettez en pause et reprenez après avoir noté votre réponse.

Quatrième question : Avez-vous identifié des moments où il serait vraiment difficile de lui tirer dessus ? Mettez en pause et reprenez après avoir noté votre réponse. Si vous avez l’impression de sans cesse vous répéter, et qu’il n’y a qu’une différence dans les nuances, faites ressortir ces nuances et notez votre réponse. Il faut que vous soyez précis.

Cinquième question : Quelles sont les différentes phases qui décrivent le mouvement de la cible ? Quelle phase est la plus longue ? Mettez la vidéo en pause et reprenez la vidéo après avoir noté votre réponse.

Sixième question : A quel moment la cible se déplace-t-elle le plus rapidement ? Attention, les questions pièges, ça existe aussi. Evidemment, mon but ici n’est pas de vous piéger, mais de vous forcer à faire attention aux détails. Mettez la vidéo en pause et reprenez la vidéo après avoir noté votre réponse.

Septième question : Suivez la cible du mieux que vous le pouvez avec votre souris, à quels moments, au pluriel, est-ce qu’il est difficile de toucher la cible et quels sont les éléments qui vous empêchent de la suivre de bout en bout ? Mettez la vidéo en pause et reprenez la vidéo après avoir noté votre réponse.

Huitième question : Quelles distances la cible parcourt-elle pendant ses phases de mouvement ? Mettez la vidéo en pause et reprenez la vidéo après avoir noté votre réponse. Après tout, qui vous dit qu’il n’y a que 10 distances ? Qui vous dit que la distance de parcours minimale existe ? Vérifiez par vous-même.

Neuvième question : Quand est-ce que la cible est la plus facile à toucher selon vous ? Attention, à ne pas confondre avec la question précédente qui était « quand est-ce que ça serait le plus intéressant de lui tirer dessus ? » Intéressant peut vouloir dire plein de choses. A vous de déterminer ce qu’intéressant veut dire pour vous et ce que facile veut dire pour vous. Mettez la vidéo en pause et reprenez la vidéo après avoir noté votre réponse.

Dixième question : Quand est-ce que la cible est la plus prévisible selon vous ? Mettez la vidéo en pause et reprenez la vidéo après avoir noté votre réponse.

Onzième question : Quels sont les éléments qui peuvent vous permettre de déterminer ou d’estimer si la cible va aller dans un sens ou une autre ? Mettez la vidéo en pause. Prenez le temps de réfléchir, observez la cible et reprenez la vidéo après avoir noté votre réponse.

Douzième question : Quels sont les éléments nouveaux que vous avez appris à travers cette session de questions ? Même si vous n’avez appris qu’une seule chose, dites-vous que c’est déjà énorme ! Mettez la vidéo en pause et reprenez la vidéo après avoir noté votre réponse.

Petite parenthèse, la “”””correction””””

Je connais cette envie pressante d’aller voir la correction après avoir répondu à des questions. Je sais que vous n’allez pas abandonner une habitude que vous avez construite pendant plus de dix ans sous prétexte que je vous ai dit de le faire, mais ça viendra au fil de la série de vidéos que vous regarderez peut-être. Sur mon blog, vous trouverez l’article qui correspond à cette vidéo. Dans cet article, vous trouverez la retranscription de cette vidéo, c’est-à-dire tout ce que j’ai dit. Ça vous permettra de trouver facilement les parties qui vous intéressent au cas où vous auriez un trou de mémoire. Aussi, vous pourrez télécharger un fichier Word où je réponds à ces questions et où je vous propose aussi un programme d’entraînement afin d’apprendre le plus rapidement possible cette nouvelle méthode de visée qui vous permettra de faire des pics de précision de 90% sur des cibles mobiles. Sincèrement, si vous souhaitez apprendre ce que vous êtes en train de voir le plus rapidement possible, utilisez le document Word pour vous aider à y arriver.

Du tracking… mais en mieux

Si vous avez répondu sérieusement aux questions précédentes, vous ne devriez pas avoir de mal à comprendre la méthode de visée que je vais vous présenter maintenant.

Cette méthode ressemble à du tracking, mais là où vous étiez dans la réaction précédemment, ici vous allez être dans l’action. Vous allez prévoir les mouvements de la cible et placer votre curseur en conséquence. Ici aussi, nous allons reposer sur de la prévision, mais parce que notre geste sera beaucoup plus juste, nous allons même parler de prédiction.

Les critères de performance de la prédiction

Précédemment, nous avions des critères de performance dans le tracking qui étaient la précision, la vitesse de déplacement de votre curseur et enfin le temps de réaction. La prédiction est très proche du tracking, mais seulement en apparence. Les critères de performance de la prédiction sont la connaissance du comportement de votre cible, votre discipline à suivre la chorégraphie et la justesse de vos mouvements.

Quand je parle de votre discipline à suivre la chorégraphie, c’est pour vous dire que l’un des obstacles majeures à l’exécution de la prédiction et à son amélioration, c’est votre tendance naturelle à vouloir toucher la cible à tout prix au lieu d’exécuter la chorégraphie que vous avez en tête. Ce qui se passe très concrètement, c’est que le début de votre mouvement sera de la prédiction, mais pendant son exécution, vous serez encore dans le réflexe. Ce qui fait qu’au moindre défaut d’exécution que vous constaterez, qu’au moindre décalage entre la cible et la chorégraphie, vous repartirez sur du tracking ou du flick shot. Ce qu’il faut à la place, c’est exécuter la chorégraphie jusqu’au bout afin que vous puissiez identifier très concrètement ce qui n’allait pas, pour ensuite corriger la chorégraphie en elle-même. Vous devez avoir une confiance absolue dans la chorégraphie.

Les points importants concernant cette cible

Avec les questions précédentes, vous devriez avoir tous les éléments nécessaires pour prédire au mieux les mouvements de la cible. Ici, parce qu’il y a une part d’aléatoire dans les mouvements de la cible, il vous faudra faire du flick shot de temps en temps si votre prédiction se révèle être fausse. Mais en ayant l’habitude, vous pourrez quand même faire du tracking.

Les informations capitales qu’il faut récolter afin de faire un début de prédiction sont les suivantes :

  • La cible alterne entre une phase de mouvement et une phase où elle est fixe.
  • La fréquence est assez élevée pour créer des saccades, il me faudra viser de manière saccadée si je veux m’adapter à la cible.
  • Le temps où elle est statique est toujours le même, peu importe la distance qu’elle vient de parcourir.
  • La cible n’a pas d’accélération, elle se déplace alors à vitesse constante.
  • La cible a une distance minimale de parcours où elle est alors extrêmement prévisible. A priori du moins.
  • Il semble que la cible ait autant de chances d’aller à gauche qu’à droite.
  • Parce qu’il y a autant de chances que la cible aille d’un côté ou de l’autre, après être partie à droite, elle ira sûrement à gauche pour le prochain mouvement, je peux alors me préparer dans ma tête.

Je pense que vous avez dû vous-même récolté ces informations, mais je les mets clairement dans la vidéo afin que nous ayons tous les mêmes informations.

Ce que vous devez maîtriser

A travers ces informations, il y a donc 3 éléments que vous devez absolument maîtriser si vous voulez prédire les mouvements de votre cible :

  1. Vous devez d’abord commencer à bouger au bon moment.
  2. Vous devez aussi bouger à la bonne vitesse.
  3. Bouger dans le bon sens, c’est-à-dire choisir une stratégie de prédiction la plus juste possible. Ici, parce que la cible a autant de chances d’aller à gauche qu’à droite, il suffira de prendre la direction opposée tout en se préparant mentalement à aller dans le sens inverse et faire un flick shot. Par exemple, si elle vient de partir à droite, vous ferez une prédiction sur la gauche, tout en vous préparant à faire un flick shot sur la droite.

Ces 3 éléments vous permettront de minimiser l’espace entre votre curseur et le centre de la cible et donc ils vous permettront de toucher la cible dans une fenêtre de tir la plus large possible.

La maîtrise de ces 3 éléments vous permettra de faire cet exercice de la façon suivante :

Ici, vous obtenez à la fois une grande précision dans vos tirs et un grand nombre de tirs. En clair, c’est la meilleure façon d’exploiter cet exercice qui vous sera très utile pendant vos parties.

Comment vous améliorez au mieux

Avant de vous laisser partir dans la nature, je vais vous donner quelques indications sur la meilleure façon de vous améliorer. En effet, je remarque que beaucoup de joueurs utilisent une méthode totalement inefficace qui vient tout droit de la croyance qui est que « pour devenir meilleur, il faut jouer, jouer et encore jouer ». Encore une fois, on ne peut pas être plus loin de la réalité. Beaucoup de joueurs pensent encore que tout n’est qu’une question de temps de jeu.

La méthode que je vous propose est la suivante, au lieu de lancer des exercices Strafing en boucle sur Aim Hero, vous allez tout simplement bosser les points à maîtriser un par un.

Par exemple, si vous voulez apprendre à bouger au bon moment, vous n’avez pas besoin de bouger votre curseur et de rester sur la cible. Cela ne fera que parasiter votre véritable objectif qui est simplement de vous synchroniser avec les mouvements de la cible. Pour cela, rien de plus simple.

Vous allez utiliser les paramètres personnalisés du jeu. Vous allez ensuite copier les paramètres du niveau « normal » de Strafing. A savoir, target speed à 3, target size à 110 et vous mettrez un temps limite de 30 secondes. Pour les autres paramètres, laissez-les par défaut, ne mettez surtout pas d’accélération, cela ne sert strictement à rien.

Pourquoi un temps si court ? La raison est plutôt simple. Pour vous améliorer, ce n’est pas le nombre d’heures que vous allez passer sur l’exercice qui compte, c’est plutôt votre capacité à détecter vos erreurs et à les corriger. Plus vite vous corrigerez vos erreurs, plus vite vous améliorerez vos gestes et plus vite vous progresserez. Comment vous y prendre ? C’est très simple, enregistrez vos sessions de 30 secondes. Une fois que vous avez fait vos 30 secondes, arrêtez l’enregistrement et regardez la vidéo. Mettez la vidéo en vitesse réduite, voire même en image par image si vous le pouvez pour les gestes qui vont très vite. Cela vous permettra de voir tout de suite vos erreurs et de voir quand ils se produisent. A partir de là, vous pourrez vous corriger naturellement. Répétez ce processus jusqu’à maîtriser les différents gestes.

Bouger au bon moment

Voyons par exemple le premier élément à maîtriser pour utiliser la prédiction : apprendre à bouger au bon moment. Ici, il s’agit donc d’une question de timing et non pas de mouvement. Alors, vous n’allez pas chercher à bouger, seulement à vérifier que vous êtes prêt à bouger au bon moment.

Alors le tout premier exercice à faire est de bouger au bon moment sans bouger. Comment faire ? En tirant au lieu de bouger. Je le répète, c’est une question de timing ici, pas une question de mouvement. Dans « apprendre à bouger au bon moment », les mots importants sont « au bon moment ».

Pourquoi est-ce que je vous demande de tirer ? Car quand vous allez regarder votre enregistrement, vous devez pouvoir vérifier en regardant et pas en vous remettant dans votre tête, que vous avez bien estimé ce moment où la cible va se mettre à bouger. Alors ça donne ça :

Votre but n’est pas d’être correct à 100% ni de partir exactement à l’instant où la cible bouge. Vous devez simplement être très proche de cet instant. Votre but est d’atteindre une bonne estimation 80% du temps.

Comment savoir si vous êtes à 80% ? En regardant votre vidéo, vous allez compter combien d’estimations ont été correctes et vous allez diviser par la totalité des mouvements de la cible pour avoir le ratio.

Loi de Pareto

Pourquoi 80% ? Je vais vous parler de la loi de Pareto. Cette loi dit que 80% des bénéfices viennent de 20% de vos efforts. En clair, avec 20% du travail, vous obtiendrez 80% du résultat désiré. Pour avoir plus de 80% du résultat, ça prendra de plus en plus d’efforts et donc de plus en plus de temps. Il y a tellement de choses à apprendre pour devenir un véritable champion, que cette stratégie de progression est de loin la plus avantageuse pour vous.

Une fois que vous avez atteint les 80% de bénéfice, vous entrerez dans la phase où effectivement : « pour être meilleur, il faut jouer plus ». Cela pour une raison très simple, pour atteindre 80%, vous avez déjà plus ou moins maîtrisé les gestes nécessaires. Et c’est parce que vous avez maîtrisé ces gestes que vous pouvez vous permettre d’enchaîner les heures et améliorer votre mécanique. Sans un minimum de maîtrise de ces gestes, vous ne ferez que répéter de mauvais mouvements. Vous apprendrez seulement à rester mauvais.

Bouger à la bonne vitesse

Deuxième point à maîtriser : bouger à la bonne vitesse. Cette fois-ci il faudra bouger sans pour autant détruire vos efforts précédents. En effet, ici, non seulement vous bougerez à la bonne vitesse, mais vous veillerez à partir aussi au bon moment. Il ne faut surtout pas travailler quelque chose en détruisant vos efforts précédents. Donc, n’attaquez ce point qu’au moment où vous avez maîtrisé à 80% le point précédent.

Comment procéder ? Commencer par suivre la cible en partant au bon moment et sans tirer. Pour ce faire, si votre prédiction est bonne, essayez de suivre la cible au maximum. Si votre prédiction est mauvaise, faites un flick pour revenir sur la cible et continuer de la suivre jusqu’au prochain mouvement. Répétez ce mouvement jusqu’à avoir une vitesse suffisamment proche de celle de la cible.

Ici, pendant que vous regarderez votre enregistrement en vitesse réduite, vérifiez que vous restez sur la cible pendant au moins 30% de sa phase de mouvement lorsque votre prédiction est correcte, c’est-à-dire quand vous partez dans le même sens. Cela ne semble pas beaucoup, mais c’est déjà un bon début. Dès que vous avez atteint ces 30%, vous pourrez commencer à tirer. N’oubliez pas, ne détruisez pas ce que vous avez construit, veillez à maîtriser ces 30% avant de passer à la phase de tir. C’est-à-dire que vous suivez la cible pendant 30% du chemin qu’elle parcourt lorsque votre prédiction est correcte 4 fois sur 5, ce qui correspond à 80%.

Adaptez la difficulté à votre niveau

La phase d’étalonnage. On n’a pas tous le même niveau. Et il ne sert strictement à riend’essayer de faire le mouvement le plus difficile si on n’a pas les bases. Commencez par les réglages qui vous mettent déjà en difficulté sans pour autant être dépassé.

Voici votre point de départ.

Commencez par une vitesse de 3, pour une taille de cible de 110. Cela correspond au mode normal. Concentrez-vous uniquement sur la vitesse et le fait de partir au bon moment. Voyez si vous arrivez déjà à suivre, même péniblement la cible. Faites attention à ce qui vous gêne dans le geste, à ce qui vous empêche de suivre la cible jusqu’au bout. Faites attention aux moments où votre curseur « décroche » et essayez de trouver des explications. Au fur et à mesure vous vous améliorerez, mais uniquement si vous arrivez à détecter ce qui vous empêche d’y arriver. Alors n’essayez pas de lancer cet exercice sans réfléchir pendant des heures, des sessions de 30 secondes avec des enregistrements vous permettront de progresser bien plus rapidement.

Si vous voyez que c’est trop difficile pour vous, diminuez la vitesse de la cible ou augmentez sa taille, voire les deux. Une fois que vous avez trouvé un paramétrage confortable pour vous, vous allez commencer à tirer. Le but du jeu est le suivant : tirez jusqu’à trois fois sur la cible (pas plus attention) lorsque votre prédiction est correcte. Et si elle n’est pas correcte, faites un flick shot pour tirer une seule fois sur la cible et attendez le prochain cycle pour refaire une prédiction. Au départ, vous pouvez commencer par deux tirs. Une fois que vous êtes plus à l’aise, forcez-vous à essayer de faire 3 tirs.

Dans un premier temps, ça donne ça :

Dans cette vidéo je vous montre vraiment le début de la phase de tir, je ne tire par exemple que 2 fois au lieu de 3 et je tenterai de faire 3 tirs à un moment donné.

Pourquoi seulement 3 tirs ?

Pourquoi est-ce que je vous demande de tirer seulement jusqu’à 3 fois ? C’est un point absolument indispensable à respecter. Par expérience, les joueurs coachés qui ont maîtrisé ce geste le plus rapidement sont ceux à qui j’ai dit de tirer 3 fois. Tout simplement parce que le nombre de tirs est suffisamment élevé pour poser un problème aux joueurs et donc les forcer à s’appliquer. Pourquoi ne pas tirer plus de fois alors ? Car je ne veux pas que les coachés ou vous, fassiez appel à votre mémoire musculaire. La mémoire musculaire vous fera passer en pilote automatique, vous arrêterez de vous appliquer sur le geste pour vous mettre à spammer des tirs comme un joueur qui a éteint son cerveau. Vous ne ferez alors plus attention aux gestes, vous ne ferez plus attention aux erreurs et vous ne viserez qu’une chose : le score.

Vous n’obtiendrez ni l’un, ni l’autre. En clair, vous allez juste perdre votre temps. Alors c’est jusqu’à 3 tirs et 3 tirs uniquement dans le cas où la prédiction est correcte, même si vous êtes sûr de pouvoir mettre 5 tirs. Faites du mieux que vous pouvez pour mettre ces 3 tirs, c’est très important.

Pour information : j’ai refusé de coacher des joueurs plus loin, car ils ne faisaient pas preuve de contrôle de soi en se limitant à 3 tirs. En effet, les joueurs qui ne peuvent pas suivre des instructions simples n’en font très souvent qu’à leur tête et se plaindront souvent de ne pas faire de progrès par la suite. La raison est plutôt simple, ils n’arrivent pas à se remettre en question, même s’ils vous soutiendront qu’ils le font. Ils ne font pas attention à leurs gestes et ils se contentent de jouer avec leur cerveau éteint.

Si vous trouvez qu’il est difficile de se limiter à 3 tirs par mouvement, félicitations, vous venez de découvrir ce qu’est l’entraînement. S’il est plus simple pour vous de faire 5 tirs et d’en mettre la moitié à côté, alors ce n’est toujours pas de l’entraînement. Que ce soit clair, si vous pouvez enchaîner 8 heures de votre jeu dans la même journée, c’est que vous ne vous entraînez pas. Vous ne faites que jouer, c’est pour ça que vous ne progressez pas et c’est justement ce que l’on veut éviter ici.

Avec les réglages qui sont un temps de round de 30 secondes, une taille de cible de 110 et une vitesse de déplacement à 3, nous obtenons la vidéo suivante :

Une fois que vous aurez l’habitude, vous pourrez commencer à tirer beaucoup plus rapidement pour être presque sûr de placer ces 3 tirs en un temps très court. Ça vous permettra de tirer plus souvent, mais attention à ne pas perdre trop en précision et à passer en dessous des 80%.

Baissez la difficulté, plutôt que de vous entêter

Si vous n’y arrivez pas, faites-le à une vitesse plus réduite et entraînez-vous là aussi à mettre 3 tirs si la prédiction est correcte. Une fois que vous atteignez 80% pour 85 tirs effectués, augmentez la vitesse de la cible jusqu’à atteindre 3 et répétez le processus.

Avec les réglages qui sont un temps de round de 30 secondes, une taille de cible de 110 et une vitesse de déplacement à 2, nous obtenons la vidéo suivante :

Si vous n’y arrivez toujours pas, jouez sur un autre paramètre. Dans les réglages, augmentez la taille de la cible et entraînez-vous à mettre 3 tirs. Dès que cela devient facile pour vous d’atteindre 80% de précision pour 85 tirs, diminuez lentement la taille de la cible pour atteindre 110.

Avec les réglages qui sont un temps de round de 30 secondes, une taille de cible de 140 et une vitesse de déplacement à 3, nous obtenons la vidéo suivante :

Que ce soit clair, il n’y a aucune honte à avoir à manipuler la difficulté d’un exercice. Laissez votre ego de côté, voyez ce qui est bon pour vous, ce qui est bon pour vous permettre de vous améliorer et faites-le tranquillement. On commence tous à 0, alors ne croyez pas que vous serez moins un « gamer » sous prétexte que vous avez baissé la difficulté.

Définissez une stratégie de prédiction

Le troisième point qui est d’adopter la bonne stratégie de prédiction vous viendra assez naturellement. En effet, avec autant de chances d’aller à gauche qu’à droite, il suffira simplement de choisir le sens opposé pour la prochaine prédiction. Alors ce que vous allez travailler en parallèle de tout ça, c’est d’essayer d’identifier clairement quand vos balles ratent. Vous remarquerez que ce seront toujours les mêmes situations qui vous font rater certaines balles. Prenez le temps d’identifier ces moments et d’y trouver des corrections. Parfois, la correction la plus simple est d’éviter de tirer dans ces moments qui sont trop hasardeux. A vous de trouver vos propres solutions, vous avez tous les éléments pour y arriver.

Le secret… que tout le monde connaît en fait

Enfin dernier conseil : le secret pour progresser extrêmement rapidement, n’est finalement même pas un secret tellement tout le monde le connaît mais l’oubli. Ce qu’il faut c’est de la régularité. Trop souvent, je vois des joueurs utiliser ces outils une fois par semaine et se plaindre de ne voir aucun changement. Si vous voulez vraiment voir des différences, il faut le faire tous les jours pendant au moins 21 jours. 21 jours, c’est le temps nécessaire pour commencer à créer une habitude et donc le temps nécessaire pour retravailler votre mémoire musculaire. En effet, il ne sert à rien de s’entraîner 8 heures une journée et ne rien faire pendant 1 semaine pour ensuite refaire 8 heures. Il est nettement plus intéressant de s’entraîner 20 ou 30 minutes par jour pendant 21 jours. Demandez à tous vos amis musiciens, ils vous feront le même constat : s’entraîner tous les jours, même peu, est bien plus rentable que de faire une grosse session une fois par semaine.

Après 21 jours…

Au bout de 21 jours, cet exercice n’aura plus de secret pour vous si vous prenez encore le temps d’analyser vos performances et que vous observez les moments où vous ratez vos cibles. Au-delà de ces 21 jours, il ne servira plus à rien d’être aussi assidu. Votre maîtrise augmentera lentement pour vous permettre d’aller toujours plus vite tout en conservant une excellente précision.

La puissance de la prédiction vient vraiment du fait que vous pouvez prévoir la position de votre cible, peu importe sa vitesse. Ici par exemple, si nous passons la vitesse de déplacement de la cible à 5 au lieu de 3.

Pourquoi Aim Hero

Après ces 21 jours, il sera nettement plus rentable pour vous de vous exercer directement sur votre jeu. Alors pourquoi est-ce que je vous ai fait travailler la prédiction sur un outil comme Aim Hero et pas directement dans votre jeu ? La raison est très simple, vous voulez vous exercer de la façon la plus simple et la plus directe possible. Vous ne voulez pas tout de suite apprendre à faire de la prédiction en sachant qu’il y a une panoplie de mouvements possibles de la part de votre adversaire. Il faut d’abord s’entraîner sur un exemple simple et une fois qu’on l’a maîtrisé, on peut passer au niveau supérieur. Afin de connaître les mouvements d’esquive de vos adversaires, il vous suffit simplement de vous reposer les questions que l’on s’est posées afin de décrire les mouvements de la cible sur Aim Hero.

Exemple de types de prédictions : Overwatch

Pour cette vidéo, j’utiliserai le jeu Overwatch pour vous montrer des exemples de prédiction qui vous permettront d’avoir des pics de précision de 90%, ce qui est généralement mortel pour votre adversaire. Evidemment, la prédiction ne se limite pas qu’au jeu Overwatch. Sur Fortnite par exemple, les constructions restreignent les déplacements possibles des joueurs, cela les rend alors nettement plus prévisibles. D’autres joueurs abusent des sauts pour éviter les balles, alors que justement, grâce à la prédiction, les sauts deviennent extrêmement prévisibles et cela vous permettra de les toucher à coup sûr. Vous pouvez bien sûr utiliser la prédiction sur des jeux comme PUBG, CS:GO et même les MOBA.

Pourquoi Overwatch ? La raison est très simple, il y a beaucoup de personnages et donc beaucoup de prédictions à apprendre. A travers ce jeu, je pourrai vous montrer différents types de prédiction et donc vous les illustrer dans divers cas afin que vous puissiez, de votre côté, faire de même pour des jeux où les situations sont moins nombreuses.

Commençons par des situations où beaucoup de joueurs utilisent la prédiction sans même s’en rendre compte, car leurs cibles deviennent extrêmement prévisibles. Pour toutes les vidéos que je vous présenterai, je couperai volontairement le son afin de vous permettre de vous concentrer au maximum sur la position de mon curseur par rapport à ma cible grâce à la prédiction.

Les tremplins et les chutes

Pour ceux qui ne connaissent pas Overwatch, il y a en fait un tremplin juste en dessous de ma cible, ce qui explique son mouvement. Donc la cible sur laquelle je tire est propulsée dans les airs et va ensuite retomber. Il suffit alors tout simplement de prédire sa trajectoire pour lui mettre un maximum de balles. La raison pour laquelle je l’ai raté est que ma prédiction était mauvaise, je pensais qu’il allait se diriger vers la trousse de soin, mais ce n’était pas le cas.

Cette prédiction, il y a de grandes chances que vous l’utilisiez déjà et si ce n’est pas le cas, commencez par ce genre de situation très simple à prédire. Il vous faudra vous concentrer sur la vitesse de votre curseur et la précision.

Ou tout simplement dans le cas où un adversaire décide de chuter.

Lorsque vos adversaires sautent

Le deuxième type de prédiction qui est très simple à maîtriser est le saut. Lorsque vos adversaires sautent, peu importe le jeu, ils finiront bien par retomber. Leur manière de retomber décrit souvent une cloche, ce qui est extrêmement prévisible. Que ce soit Overwatch, Fortnite, Quake, n’importe quel jeu où les joueurs utilisent les sauts pour esquiver des tirs, utilisez la prédiction pour que vos tirs touchent à 100%. Les sauts marchent uniquement pour les joueurs qui font du tracking, mais qui ne connaissent pas la prédiction. Parce que le saut casse la trajectoire linéaire quand votre cible fait du gauche / droite, vous raterez forcément la cible à cause de votre temps de réaction. Utilisez alors cette nouvelle méthode de visée qui est la prédiction pour cueillir vos adversaires à l’atterrissage.

Peu importe la forme du saut, apprenez à les identifier pour les exploiter.

Les dégâts de zone

Si vous avez des armes qui font des dégâts dans une zone comme des roquettes par exemple, visez là où la cible va atterrir. Ça vous garantira une touche, même partielle. Les joueurs de Quake abusent de cette prédiction par exemple.

Gérer les double-sauts

Cela s’applique aussi pour les personnages qui disposent d’un double saut. De nombreux joueurs pensent qu’il est très difficile, voire impossible de toucher des personnages disposant d’un double saut. Il est vrai que ça surprend au départ, surtout si vous êtes dans la réaction, dans le tracking. Mais un personnage qui fait un double saut est aussi prévisible qu’un personnage qui n’en a qu’un, il faut seulement connaître vos cibles.

Identifiez les microfenêtres de tir

S’il y a bien une situation où il est difficile de toucher quelqu’un, c’est quand il fait des gauches/droites. Sauf que voilà, vous avez justement appris grâce à Aim Hero que toutes les cibles et donc tous les joueurs ont une distance minimale de parcours quand ils changent de sens. Vous avez aussi appris qu’il est très difficile de tirer sur ces cibles après la distance minimale de parcours. Alors, saisissez vos fenêtres de tir et gardez vos balles quand vos chances de toucher sont trop faibles. Oui, je suis en train de vous dire que vous n’avez pas besoin de tirer tout le temps pour maximiser vos chances de toucher, c’est même généralement l’inverse qui se passe.

Un autre paramètre qui pourra vous aider à identifier des microfenêtres de tir, c’est l’environnement tout simplement. Si votre adversaire a un mur sur sa gauche, il ira sûrement sur sa droite pour éviter vos tirs. Cela peut vous sembler évident, et pourtant, regardez vos parties. Je suis sûr que vous vous demanderez très souvent pourquoi votre viseur est parti dans le mur.

Ici par exemple, je détecte que pour une raison ou pour une autre, mon adversaire se dirige sur sa droite, alors qu’il a un mur à sa droite. Devant cette erreur immense, je vais tirer mon tir le plus puissant à ses pieds et continuer de tirer dans la seule position où il peut être. La prédiction pourra vous aider à prendre conscience des erreurs de vos adversaires et les exploiter au maximum.

Autre possibilité d’exploiter l’environnement à son avantage, savoir ce que votre adversaire veut faire ou dans quel état de détresse il est. Si votre adversaire est blessé, il y a de grandes chances qu’il cherchera à se soigner ou à se mettre à l’abri. C’est une information que beaucoup trop de joueurs ne prennent pas en compte et qui change radicalement l’équilibre des forces. Grâce à la prédiction, vous pouvez déjà vous préparer mentalement à suivre votre cible qui tentera d’aller se soigner ou de se cacher pour se soigner.

Quel que soit le jeu auquel vous jouez, il y a des dizaines de microfenêtres de tir à exploiter grâce à la prédiction. Ouvrez l’œil et des mouvements qui vous paraissaient aléatoires avant, se transformeront en véritables mises à mort de vos adversaires.

Un exercice vraiment rentable

Vous avez maintenant tous les éléments pour comprendre ce qui est vraiment attendu de votre part dans l’exercice Strafing de Aim Hero. S’il y a bien un exercice utile dans tous ces outils, c’est celui-là. Si vous ne deviez faire qu’un seul exercice dans l’ensemble de tous ces outils à notre disposition, je vous recommanderais fortement de faire cet exercice.

A vous de vous mettre au travail maintenant

Si j’ai lancé cette nouvelle série de vidéos, ce n’est pas seulement pour vous faire comprendre des choses. Mon but avant tout, est de vous permettre de vous lancer, de vous faire passer à l’action. Je veux qu’à travers chaque vidéo de cette série, vous puissiez vous améliorer à vue d’œil. En coaching, le bond de performance est évidemment plus marqué, mais je pense que je peux quand même vous apporter des choses à travers ces vidéos.

Je vous ai préparé un document Word où je vous explique la meilleure façon pour vous, d’assimiler ce que je viens de vous expliquer dans cette vidéo. En clair, vous aurez tout ce qu’il faut pour assimiler rapidement et efficacement la prédiction. Vous pourrez alors l’utiliser dans vos parties très prochainement. Si ça vous intéresse, j’ai mis un lien dans la description de la vidéo qui vous renverra sur l’article correspondant à cette vidéo sur mon blog. Dans cet article, vous trouverez la retranscription de la vidéo et un document Word téléchargeable où un programme d’entraînement vous est proposé.

Ne croyez pas que ce sera aussi facile que d’enchaîner les heures sans réfléchir

Je vais être honnête avec vous, vous allez apprendre à maîtriser ce geste très rapidement, à une condition : que vous vous en donniez les moyens. N’attendez pas de pouvoir progresser rapidement si vous n’êtes pas prêt à vous investir un minimum. Il vous faut être capable de vous entraîner entre 20 et 30 minutes sur Aim Hero chaque jour, y compris le weekend, pendant 21 jours et sans aucun trou.

Je tiens aussi à vous prévenir sur une chose : il ne suffira pas de vouloir le faire pour y arriver. Je connais beaucoup de joueurs qui pensaient s’entraîner et beaucoup n’ont même pas réussi à tenir ces 20 minutes d’entraînement pendant plus de 7 jours. Ne sous-estimer pas la tâche, c’est un véritable entraînement que je vous propose ici.

Programme d’entraînement

Pour ceux qui veulent se lancer et s’améliorer efficacement, allez télécharger le document Word et surtout, contactez-moi sur Discord. Si vous avez des difficultés, n’hésitez pas à m’en parler sur Discord et je vous répondrai le plus rapidement possible. Je serai ravi de suivre votre amélioration et de vous épauler dans ce défi de 21 jours. Pour ceux qui arriveraient à tenir les 21 jours, n’hésitez pas à m’envoyer une vidéo, ça me ferait très plaisir de voir que vous avez pleinement assimilé la méthode de visée présentée dans cette vidéo.

Je vous remercie d’avoir regardé cette vidéo, si vous l’avez trouvée utile n’hésitez pas à mettre un « like » et à vous abonner. Je vous souhaite un bon jeu et pourquoi pas à tout à l’heure sur Discord.

Télécharger le programme d’entraînement pour améliorer votre aim efficacement.

Recherches utilisées pour trouver cet article :améliorer son aim,probleme strafing aim,augmenter son aim,technique l pour ameliorer AIM ens accroupssant

15 réflexions au sujet de « Comment améliorer son aim efficacement »

  1. Jeey

    Bonjour, j’aime beaucoup ce que vous faites.
    Je viens de découvrir vos articles qui son très passionnant.
    Je joue sur mon temps libre sur Xbox One pour le moment mais, je prends ca très au sérieux et, recherche la performance votre article sur “les 7 erreurs qui vous empêche d’améliorer votre visée” ma vraiment faire prendre conscience que j’étais bloqué dans un système qui ne me fais pas progressé.
    J’ai cependant un petit soucis pour les outils qui permet de travailler l’aim sur console.

    Répondre
    1. Joseph Nguyen Auteur de l’article

      Hello ici,
      Merci beaucoup, ça me fait très plaisir !
      C’est déjà une excellente chose que tu (on peut se tutoyer :)) aies réussi à identifier un élément bloquant, c’est un très grand pas en avant.

      Pourrais-tu me parler plus en détail de ce souci sur console ? S’il s’agit du fait que tu utilises une manette, j’ai quelques joueurs qui avaient le même souci et leur PC leur permettait de faire tourner Aim Lab tout en branchent leur manette.

      S’il s’agit d’un autre problème, n’hésite surtout pas à m’en parler, je serai ravi d’en savoir plus !

      Merci pour ton commentaire en tout cas !

      Répondre
      1. Jeey

        Je m’investis sur Apex Legend, je m’exerce 20 min par jours dans le champ de tir du jeu qui propose quelques cibles mouvante et, des mannequins qui modélise la hit box des héros mais, je sens que va atteindre ces limites bientôt.
        Donc oui ma question était est-il possible de faire fonctionner une manette sur les outils d’Aim training pour perfectionner ça.

        Répondre
        1. Joseph Nguyen Auteur de l’article

          Hello ici,

          Oui je te confirme que c’est tout à fait possible, mais sur PC actuellement. Rien ne t’empêche ensuite de connecter ta manette PS4 à ton PC.

          Aim Lab et Aim Hero supportent les manettes. Il te faudra aussi utiliser Steam si tu ne l’as pas déjà pour télécharger ces outils. Attention, Aim Hero est payant et coûte 5 euros. Aim Lab est gratuit.

          Et oui, je te confirme que le stand de tir d’Apex est très limité et sert seulement à tester quelques armes et voir leur comportement.

          Bon entraînement à toi !

          Répondre
          1. Jeey

            Merci, depuis hier je suis en train de travailler sur la méthode CERI qui va me permettre de structurer tout ca, ca l’enthousiasme vraiment beaucoup! Et j’ai hâte de finir la lecture de tout tes autres articles 😀

          2. Joseph Nguyen Auteur de l’article

            Hey,

            Ca fait vraiment plaisir et je te remercie. Après ne lis pas tout d’un coup non plus, ta tête va exploser. Mais si tu arrives à appliquer ne serait-ce qu’un seul changement par groupe d’articles, ça sera déjà vraiment bien pour ta progression.

            Bon courage à toi en tout cas !

  2. Jeey

    Oui c’est sur xD je vais lire ce qu’ils va m’intéressait.
    J’ai réussi pour AIM Lab avec la manette par contre pour retrouver la même sensi que sur mon jeu c’est du boulot .

    Répondre
    1. Joseph Nguyen Auteur de l’article

      Ouais, le réglage de la sensi, c’est assez long au début, mais heureusement, tu ne le feras qu’une seule fois ! Une fois que tu as trouvé la bonne, note-la quelque part et c’est réglé !

      Répondre
  3. Jeey

    Bonjour Joseph,
    Une question me taraude je suis sur console et, comme tu le sais il est impossible de “copier” ca sensi sur tout les jeux ou, logiciels de training.
    Ma question est, est ce que c’est vraiment grave de ne pas avoir exactement la même sensi partout ?

    Répondre
    1. Joseph Nguyen Auteur de l’article

      Hello ici

      Tant que tu as une sensibilité assez proche de ta véritable sensibilité, ça fera largement l’affaire. Le cerveau s’adapte en fait très rapidement aux sensibilités que tu adoptes.

      Ce que tu peux faire pour transposer ta sensibilité, c’est de mettre ton stick complètement d’un côté jusqu’à faire un tour sur toi-même (un 360). Tu comptes ou chronomètres le temps que ça t’as pris et tu n’as plus qu’à régler ta sensi dans Aim hero pour faire un tour sur toi-même avec le même temps.

      Bonne chance à toi ! xD

      Répondre
  4. Jeey

    Merci, je vais pouvoir commencer à travailler ça.
    Par contre hier j’ai regarder la vidéo lié à cet article il y a beaucoup à digérer je vais devoir la revoir plusieurs fois je pense et, c’est extrêmement ! détaillé du coup, je me dis que j’ai surement oublié des choses sur ma première boite du games sense lol.

    Répondre
    1. Joseph Nguyen Auteur de l’article

      Ah bien sûr, ça va prendre un peu de temps de regarder la vidéo et de bien la comprendre. Mais ne t’inquiète pas, ça te prendra certainement moins de temps que les milliers d’heures de jeu que l’on te conseille de faire sans réfléchir sur d’autres vidéos plus courtes xD.

      Bonne chance à toi et n’hésite pas à me poser tes questions !

      Répondre
  5. Jeey

    Ca c’est clair ! d’ailleurs depuis que je suis ta méthode je suis plus dans le try smart que dans le try hard et, je trouve ça plus efficace.
    ma première question est au niveau de comprendre la cible, là tu parle de celle de Aim hero mais, pour ce que est du jeu auquel on joue on procède comment ? il faut enregistrer ces combats et observer une redondance dans les mouvement des adversaire ?

    Répondre
    1. Joseph Nguyen Auteur de l’article

      Ah excellente question !

      Pour quels jeux est-ce que tu aurais du mal à appliquer ces questions par exemple ?

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *