[AD] Apprenez de vos défauts pour progresser dans les jeux vidéo

de | 11 octobre 2017

Vous êtes-vous déjà retrouvé dans la situation où vous n’avez pas progressé depuis au moins un mois ? Si c’est le cas, vous n’êtes pas le seul et cet article est fait pour vous. Dans ces moments, on a l’impression d’avoir fait le maximum d’efforts, on a même encore l’impression de faire le maximum d’efforts. Vous n’avez pas tout à fait tort, vous faites effectivement des efforts, mais ces efforts ne sont pas dirigés dans la bonne direction. Concrètement, vous jouez, mais vous mourez encore pour les mêmes raisons. Ces raisons d’ailleurs, vous les connaissez par cœur. En fait vous êtes tombé dans un piège. Ce piège, c’était de croire que pour s’améliorer, il suffirait d’aligner les heures et que votre niveau augmenterait comme par magie. C’est ce que les joueurs appellent « jouer au feeling ».

J’aimerais ici vous avertir contre le fait de « jouer au feeling ». Le feeling par définition est très instable, un coup, vous jouerez comme un dieu et un autre, vous serez bien en dessous de vos capacités. Selon les jours, selon la position de la Lune, selon la météo, votre niveau sera plus ou moins correct. Pensez-vous sérieusement qu’il est possible de s’améliorer en étant aussi irrégulier ? Si vous êtes un joueur très expérimenté et que, pour une raison ou pour une autre, vous décidiez de jouer à un niveau bien inférieur au vôtre, vous pourrez effectivement jouer au feeling. Cela n’aura aucune importance, car même avec une main dans le dos vous ferez moins d’erreurs que vos adversaires. Pour progresser, il vous faudra utiliser une méthode bien plus rigoureuse, une méthode qui vous permet d’être au maximum tout en apprenant de nouvelles mécaniques.

Jouer au feeling, ou comment faire des choses vagues en espérant un jour arriver à de bons résultats

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Jeu vidéo : The Sims 4. Un jeu où justement les personnages n’agissent que selon leurs sentiments.

J’ai pertinemment conscience, que pour beaucoup de joueurs de jeux vidéo, il s’agit avant tout de réflexe. Pour beaucoup d’entre vous, il s’agit de la compétence que nous appelons le « decision making » qui fait la différence entre un joueur et un autre. Beaucoup de joueurs expliquent que les meilleurs joueurs prennent de bonnes décisions tellement rapidement, qu’ils en font des réflexes. Alors le joueur de jeux vidéo compétitifs lambda va jouer au feeling et tout miser sur ses réflexes. Sauf qu’il y a un tout petit problème, jouer au feeling n’a rien à voir avec le decision making, jouer sur les réflexes n’a aussi  rien à voir avec le decision making. Tout ce que vous accomplissez en jouant au feeling, c’est de jouer pour vous amuser. Vous reproduirez toujours les mêmes erreurs et vous jouerez tout le temps de la même façon.

Vous voulez en avoir le cœur net? Lancez une partie de votre jeu vidéo compétitif préféré. Expliquez ensuite pourquoi il est plus intéressant de faire l’action que vous faites plutôt qu’une autre, pendant un combat par exemple, pourquoi tirer sur la cible X plutôt qu’Y. Continuez comme cela pour à peu près toutes vos actions dans votre partie et oui, cela sera fatigant.

Maintenant, lancez une vidéo d’un joueur professionnel pendant un tournois, essayez de prédire ses actions, est-ce qu’il va passer à droite ou à gauche? et pourquoi? est-ce qu’il va tirer sur la cible X ou Y et pourquoi? Ce dont vous vous rendrez compte tout de suite, c’est que vous aurez tout faux sur à peu près 80% des choix que le joueur en question va prendre. Je ne dis pas que le joueur professionnel ne fait jamais d’erreurs, mais il est déjà une bonne référence en matière de bonnes décisions prises. Et ça, c’est une mesure très concrète de votre niveau de decision making, une preuve concrète que vous n’avez pas le niveau nécessaire pour prendre les bonnes décisions.

La réalité, c’est que jouer au feeling ne vous apporte rien. Vous ne faites aucune analyse de la situation, vous ne vous posez même pas les bonnes questions pour savoir s’il faut faire une action plutôt qu’une autre. Alors ne parlons même pas de decision making quand ce que vous faites dépend plutôt de la direction du vent. Très concrètement, si vous étiez devant moi et que je vous posais une question, vous me répondriez « je sais pas ». Je le sais, car tous les jours j’en fais l’expérience.

Il est très difficile de reconnaître son manque d’expérience, surtout quand cela fait longtemps que vous jouez

Plus vous serez bon dans un jeu vidéo et moins vous supporterez de regarder vos échecs. Le jeu au feeling n’est pas innocent, il vous permet de jouer, de faire des efforts, sans jamais regarder vos défauts en face. Parce que vous évitez systématiquement toute forme d’analyse de votre jeu, les questions les plus ouvertes comme « tu dois améliorer quoi maintenant? » auront pour réponse de votre part « je ne sais pas », ou alors vous aurez des idées vagues qui pourront se résumer par « je dois mieux jouer ».

Avant d’essayer de nouvelles méthodes pour progresser, vous devez apprendre à regarder la réalité en face, mais aussi vous devez changer votre regard sur les difficultés

Ce jeu au feeling a développé chez vous une aversion pour les difficultés, pour les erreurs, pour les défauts. Devant des défauts trop grands, trop difficiles à surmonter, vous les éviterez en retombant dans le jeu au feeling. Qu’avez-vous appris depuis un mois? Est-ce que cela prend vraiment un mois pour apprendre ce que vous avez appris? Ou auriez-vous pu faire différemment et surtout plus rapidement? Je vais vous le dire tout de suite, vous auriez pu apprendre beaucoup plus rapidement, mais parce que vous évitiez les questions qui fâchent, vous avez tourné autour du pot pendant très longtemps.

Ce que je veux que vous compreniez sur les difficultés, c’est qu’elles sont nécessaires. A aucun moment de votre vie, vous n’avez pu évoluer, devenir meilleur sans être passé par des difficultés. Je veux que vous vous débarrassiez de cette idée que les difficultés ne sont que de la pénibilité, au contraire, c’est de la matière première pour vos futures améliorations.

L’exercice pour cet article est simple : souvenez-vous de toutes les difficultés que vous avez eues sur vos jeux vidéo compétitifs, souvenez-vous des fois où vous aviez l’impression que vous n’y arriveriez jamais et enfin, souvenez-vous des fois où vous avez surmonté chacune de ces difficultés pour devenir quelqu’un de meilleur. Si vos souvenirs sur les jeux vidéo sont trop flous, souvenez-vous tout simplement des mêmes choses dans votre vie.

Défi

A vous de jouer maintenant! Ici, l’exercice est bien plus mental que physique. Tout simplement, car ce n’est pas votre manque de jeu, votre manque d’efforts qui vous empêche de vous améliorer, mais bien votre mental. Tous les joueurs que j’ai coachés avaient la même difficulté, passez à travers les moments pénibles pour s’améliorer. Si bien que quand c’était pénible, ils s’arrêtaient, alors que c’est justement dans ces moments qu’il faut travailler. Souvenez-vous des moments difficiles, souvenez-vous que vous avez réussi à les traverser et enfin souvenez-vous que vous avez été meilleur à chaque fois.

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