[JTPV] Kaliento, chauffe-mains réutilisable pour gamers

de | 7 novembre 2018

Vous est-il déjà arrivé de faire vos parties classées, vos scrims avec les mains froides, voire mêmes gelées ? Moi aussi et on sait tous ce que ça veut dire sur nos performances, sur notre visée, surtout quand on est le DPS de l’équipe. Vous savez ce qui est encore plus humiliant ? Quand votre équipe fait une analyse de VODs et que l’on tombe sur votre point de vue avec une visée dégueulasse. Et là, il n’y a rien de pire pour votre équipe. Que vous perdiez votre scrim à cause d’une mauvaise exécution de votre stratégie c’est une chose, une très bonne chose même, c’est comme ça que l’on apprend. Mais quand vous perdez une scrim, parce que votre visée était tellement mauvaise que vous avez perdu seulement à cause de la mécanique, vous avez non seulement perdu votre temps, mais toute votre équipe aussi. On sait tous à quoi c’est dû, on n’est pas tous joueurs pros, on n’a pas forcément le temps de bien s’échauffer et l’hiver… le temps d’échauffement nécessaire pour être au top explose. Si vous en avez marre de perdre vos parties classées ou vos scrims pour une raison aussi débile que le froid, cet article est pour vous.

Heureusement, plusieurs solutions sont à l’étude et dans cet article j’aimerais vous en présenter une qui, personnellement, a apporté beaucoup de bénéfice pour ma situation. L’un des paramètres qui vous permettra de progresser très rapidement est votre constance dans vos performances. Si tous les jours vous êtes à peu près au même niveau de performance, il sera beaucoup plus simple de progresser. Cela pour une raison assez simple, vous identifierez beaucoup plus facilement vos erreurs, car vous ferez systématiquement les mêmes. Le plus gros bénéfice sera de tirer le meilleur de vos scrims et de vos parties classées. Pour comprendre vos défaites, vous pourrez alors vous concentrer uniquement sur ce qui vous fait vraiment défaut : la stratégie, le game sense. Votre équipe progressera nettement plus rapidement et vous vous débarrasserez des tensions liées aux manques de préparation et d’échauffement.

Vous devez toujours être bien échauffé avant de jouer avec votre équipe, surtout pour vos scrims

Ça, c’est la théorie. En pratique, c’est le bordel. Tous les joueurs n’ont pas forcément développé les qualités nécessaires pour allier obligations de la journée et l’entraînement à 21h. Que ce soit les devoirs, le fait de s’occuper de ses enfants, de passer du temps avec sa moitié, il y a de multiples raisons qui expliquent pourquoi nous ne serons pas toujours prêts pour l’entraînement. J’ai coaché pas mal d’équipes et s’il y a bien un problème qui revient à chaque fois, c’est le manque d’échauffement de certains joueurs. Multiplier ce risque par le nombre de joueurs et vous pouvez être sûr qu’à chaque entraînement, quelqu’un ne sera pas dans sa forme optimale.

Je le vois encore cette année, avec les températures qui baissent, au moins un joueur a les mains gelées au début de l’entraînement et les premiers rounds sont les plus importants, car ils dictent l’ambiance du reste de l’entraînement. Et quand ça fait 50 fois que vous demandez aux joueurs de s’échauffer avant de venir et qu’à chaque fois, la personne a toujours une bonne excuse, ça devient lourd pour l’équipe.

Je ne cherche pas à condamner quelqu’un ici, je veux surtout que vous compreniez la réalité dans laquelle vous évoluez. Dans la réalité, il y a des difficultés et les juger moralement ne servira à rien. Vous devez faire avec, ou encore mieux, vous devez trouver des solutions. Ici, je m’adresse en priorité aux joueurs qui souhaitent aller plus loin dans leur performance et monter le plus haut possible.

Cette problématique des mains froides ne touchent pas que les amateurs

Avec la description que je viens de faire, on pourrait croire que le problème des mains froides ne touche que les joueurs amateurs. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Pour les joueurs qui ont participé à des salons ou qui ont joué en LAN, vous avez dû remarquer une chose assez rapidement : il fait parfois très froid dans ces événements. On ne peut pas vraiment leur en vouloir, il y a tellement de volume à chauffer que la consommation d’énergie exploserait et les pertes thermiques sont tellement élevées que ça reviendrait à essayer de chauffer une voiture en train de rouler avec les vitres grandes ouvertes en hiver.

Si vous faites attention aux prises de vues centrées sur les joueurs et sur leurs équipements, vous remarquerez très souvent qu’il y a un petit sac en papier avec lequel ils frottent leurs mains parfois. Certaines personnes pensent que c’est pour les joueurs qui ont les mains moites, mais c’est bien à cause du froid.

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Chauffe-mains jetable, joueur : Poko, Overwatch League

Le joueur sur la capture d’écran ci-dessus utilise une version jetable de chauffe-mains. Que ce soit clair, ce n’est pas seulement dans votre tête quand vous pensez que vous visez moins bien avec des mains froides. Quand vous avez les mains froides, vous êtes plus lent et moins précis. Nous verrons un peu plus tard dans l’article comment mesurer la différence de performance pour vous.

Les mains froides concrètement, ça change quoi ?

Pour moi, c’est de l’ordre de 10 à 15% de différence en précision selon la température de mes mains. 15% ça n’a pas l’air, mais c’est énorme. En clair, j’ai une précision de 75% sur des cibles fixes avec les mains gelées et en étant échauffés. Là où quand mes mains sont chaudes et que je me suis échauffé, je monte très rapidement à 90% de précision sur des cibles fixes. En situation, sur Overwatch par exemple, ça a des conséquences assez importantes sur mes duels. Car si votre première balle rate, le reste de vos balles ratera aussi. Vous serez alors obligé d’arrêter de tirer, de corriger votre visée et ensuite seulement de tirer à nouveau. Pendant ce temps-là, votre adversaire vous mettra quelques balles sans que vous ne puissiez lui faire des dégâts.

Ne plus avoir les mains froides vous permettra aussi de vous débarrasser d’une problématique qui empêche les équipes de progresser plus rapidement. Quand les températures baissent, votre temps d’échauffement augmente. Quand il fait bon (15-20°C), mon temps d’échauffement est de l’ordre de 15 minutes maximum. Quand j’ai les mains gelées ou froides, je monte très rapidement à 30 minutes d’échauffement pour ne serait-ce que commencer à chauffer mes mains et ne pas avoir l’impression d’avoir des moufles. Et encore, avec ces 30 minutes d’échauffement, comme vous avez pu le lire au-dessus, j’ai quand même un écart de 10-15% de précision. Non seulement mon temps d’échauffement s’allonge, mais en plus je n’atteins même pas mes performances optimales. Évidemment, si vous avez le même problème des mains froides, vous subirez aussi cette dégradation de vos performances.

Et c’est à cause de cet allongement du temps nécessaire à l’échauffement et cet écart de plus de 10% que vos scrims ou vos parties classées seront très douloureuses au départ, carrément inutiles, voire même contre-productives, car les joueurs qui ne sont pas échauffés donnent clairement le sentiment qu’ils n’en ont rien à faire du reste de l’équipe.

Une solution qui a l’air intéressante

Pour trouver une solution à ces mains gelées, j’ai décidé de m’intéresser à ces chauffe-mains que les pros utilisent. Rapidement, j’ai réalisé que c’était des jetables et je n’avais pas envie de me faire livrer une vingtaine de chauffe-mains qui finiront à la poubelle. Je voulais quelque chose de réutilisable et de modulable. Je n’avais pas envie d’utiliser un chauffe-mains jetable alors que je n’allais jouer que 2 heures par exemple.

Et c’est là que je suis tombé sur le Kaliento, un chauffe-mains réutilisable (car électrique) et qui a le bénéfice d’être assez petit pour être portable. En regardant les caractéristiques, je vois que son autonomie est intéressante et je décide de me lancer. Présentation rapide de cet outil.

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Kaliento, chauffe-mains électrique. Utilisation de l’image avec la permission de bequipe.

Bon comme vous pouvez le voir, ce n’est pas bien compliqué et franchement, c’est tant mieux. Pour l’utiliser, il suffit d’appuyer deux fois sur le bouton « on/off ». Si vous faites ça une fois, l’appareil ne chauffera que d’un seul côté et avec la température la plus faible (41°C ce qui est parfait pour un maintien au chaud de vos mains, on se croirait sur un blog de cuisine). Répétez encore la double pression et vous passerez sur les deux faces du Kaliento qui chaufferont à la température basse. Répétez ça une fois de plus et vous avez la température haute (48°C) sur une seule face. Et répétez encore cette double pression une dernière fois pour que le Kaliento passe en mode « chauffe élevée » sur les deux faces. Alors dit comme ça, ça a l’air long, mais vous ne le ferez qu’une seule fois et vous le laisserez chauffer pendant toute votre session de scrim. En effet, l’autonomie est de 4 heures et une soirée de scrim dure 3 heures (21h00-0h00). Si vous faites une pression simple sur le bouton « on/off » vous afficherez l’état de la batterie. Enfin, un appui long permet d’éteindre le Kaliento.

Le Kaliento étant aussi une grosse batterie, vous pouvez aussi vous en servir pour charger vos appareils portables. Ce point dépasse le cadre de cet article, je n’en parlerai pas.

Si vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à consulter le site internet du constructeur : https://bequipe.com/

Un test de 21 jours avant d’écrire cet article

Je vais être honnête avec vous. Avant ce test, j’étais très sceptique. Je voyais tous ces joueurs pros frotter leur main religieusement en espérant que ça allait leur apporter la victoire, mais je n’étais vraiment pas convaincu. Je n’étais tellement pas convaincu, que j’ai décidé d’en acheter un « juste pour voir » et je me réconfortais en me disant que je m’en servirai pour charger mon téléphone pour mes déplacements professionnels.

Ensuite, je suis allé sur le site du fabricant pour voir leurs arguments. Et là aussi, je voyais la différence, mais je n’arrivais pas concrètement à réaliser ce que ça allait m’apporter. On voit sur le site par exemple, qu’on gagne 60ms en temps de réaction (ms = milliseconde, millième de seconde). Impossible pour moi de me représenter 60ms et les conséquences que ça pouvait avoir sur mon jeu, sur mes performances.

Mais comme pour tous les trucs auxquels je ne crois pas, je les test et je leur donne une véritable chance de fonctionner. Avant d’aller plus loin, je tiens à souligner que je n’ai pas été payé par le fabricant, que le fabricant ne m’a pas demandé de faire un article. En clair, je n’ai pas été sponsorisé par qui que ce soit pour écrire cet article ou pour donner mon avis.

Le système de mesure de performances, Aimlab

Déjà, écartons une méthode de mesure que je vois trop souvent et qui ne prouve absolument rien : cette méthode consiste à se baser sur son ressenti. On voit quelques vidéos où la personne fait des tests pour finir par « ouais, je sens que ça marche bien ». Votre ressenti est beaucoup trop instable et variable pour être une référence.

Pour la mesure de performance, j’ai utilisé l’outil Aimlab que l’on peut télécharger sur Steam. Ce que j’aime avec cet outil, c’est que l’on a des mesures précises et que l’on peut travailler des facettes de la visée de façon très précise. Que ce soit le flick, la précision, le tracking, la prédiction, tout y passe. J’ai utilisé un exercice en particulier : Spider shot –> Speed. Cet exercice met en avant la vitesse, mais ce n’est pas de cette façon que je voulais l’utiliser. Ce que je voulais vraiment voir ici, c’est au bout de combien de temps est-ce que mes performances vont grimper à un niveau où je suis bien échauffé ? Autrement dit, combien de temps me faut-il pour m’échauffer convenablement ? Plus précisément, combien de temps me faut-il pour atteindre une précision de 95% avec une précision minimale à plus de 80% sur une partie de l’écran ?

Si vous ne savez pas ce qu’est Aimlab, je vous ai fait une petite vidéo de l’exercice en question où je dépasse justement ce seuil et où je considère donc que je suis échauffé. Pour être plus précis, ma précision est de 95% et ma précision minimale en bas à gauche de l’écran est de 82%.

L’exercice que je me suis fixé

Pour mesurer les avantages ou non du Kaliento, j’ai tout simplement décidé de m’échauffer en étant le plus à froid possible. J’ai décidé de m’échauffer juste après m’être réveillé et d’être passé aux toilettes. J’ai déjà fait ces mesures sans le Kaliento il y a un peu plus d’un mois en faisant des mesures sur 14 jours. Les 7 premiers jours, je n’avais pas froid du tout et un échauffement de 15 minutes me suffisait largement pour atteindre les seuils que j’ai décrits ci-dessus. Les jours 8 à 14, on n’avait plus de chaudière et il y a eu une vague de froid, bref c’était parfait. Ici, la différence a été vraiment violente, j’ai vraiment galéré à atteindre mon seuil. Au lieu de 15 minutes, je mettais entre 25 et 30 minutes pour y arriver.

Afin de minimiser au maximum les effets du repos, j’ai décidé d’avoir le plus régulièrement possible 8 heures de sommeil entre 23h et 10h du matin. Il m’arrivait parfois de me coucher à 1h du matin, car je suivais des compétitions qui avaient lieu en décalé. Me coucher à 1h du matin revient à se lever à 9h du matin. J’ai déjà fait plusieurs tests sur le sommeil et je peux vous assurer une chose, si vous dormez tard, le lendemain vous avez des performances pourries. A chaque fois que je me couchais trop tard, mon échauffement durait entre 2 et 6 minutes de plus selon la température.

Quelques jours plus tard, j’ai fait les mêmes tests, mais avec le Kaliento cette fois-ci. Je voulais en priorité estimer si le Kaliento pouvait m’aider à m’échauffer beaucoup plus rapidement. J’ai décidé de me laisser 21 jours pour constater une différence. On verra un peu plus bas qu’en fait, j’ai arrêté au bout de 14 jours, car j’ai vraiment vu une grosse différence. Les jours 15 à 21 ont ensuite été utilisés pour tester le Kaliento alors que je n’avais pas froid. Ici aussi, je voulais voir si le Kaliento pouvait m’aider à m’échauffer plus rapidement quand il ne fait pas spécialement froid.

Les résultats

Sans le Kaliento :

Les 7 premiers jours de tests, il me fallait en moyenne 15 minutes pour être échauffé. Il ne faisait pas froid du tout.
Les 7 jours suivants, je me réveillais avec les mains gelées. La température moyenne dans ma chambre était de 4-5°C. Je ne peux malheureusement pas être plus précis, je n’ai pas de thermomètre infrarouge. Ici, il me fallait en moyenne 29 minutes pour être échauffé. Laissez-moi vous dire que c’était un calvaire. Évidemment, je ne faisais pas que tenir ma souris, j’essayais de me réchauffer comme je pouvais, parce que je me rendais compte que je ramais pour atteindre mon seuil.

Avec le Kaliento :

Pour ce test, j’ai commencé par 14 jours en ayant froid le matin et dans les mêmes conditions. Pour faire ça, rien de plus simple, vous dormez la fenêtre ouverte, la fraicheur vous réveille tout de suite, même pas besoin d’alarme. Je veillais toutefois pendant cette période à avoir au moins 7 heures de sommeil afin de ne pas trop influencer les résultats à cause du repos. La température était autour de 4°C à mon réveil et j’avais les mains gelées. Avant que mon PC n’ait fini de démarrer, j’allumais le Kaliento et je le laissais chauffer. Au bout d’une minute, je me réchauffais avec le Kaliento et je le posais trente secondes plus tard, parce qu’il avait perdu sa chaleur (à cause de mes mains gelées). Une minute plus tard, je reprends le Kaliento et je lance Aimlab. Trente secondes plus tard je repose le Kaliento et je débute l’échauffement.

Il faut savoir qu’une session d’Aimlab dure par défaut 60 secondes, je m’échauffais donc 60 secondes, puis je me réchauffais avec le Kaliento pendant 30 secondes pour ensuite le poser. Je répétais cette opération jusqu’à atteindre le seuil que je me suis fixé (95% de précision globale pour une précision minimale de plus de 80%). Dès le premier jour, j’ai vu la différence. Au lieu d’un échauffement qui durait en moyenne 29 minutes, je passais à 16 minutes. Je parle ici de 16 minutes d’échauffement en comptant les moments où je me réchauffais avec le Kaliento.

Un seul résultat n’étant jamais assez solide, malgré le gros écart de temps requis pour un échauffement, j’ai décidé de continuer mes tests. Après tout, j’étais peut-être dans un bon jour. Pendant les 6 jours suivants, où je répétais le même procédé et en ayant les mains gelées, le temps moyen oscillait entre 12 minutes et 18 minutes. Pour les 7 derniers jours, le temps d’échauffement requis oscillait entre 10 et 13 minutes.

Certaines personnes penseront que c’est parce que je devenais meilleur dans cet exercice et que c’est pour cela que le temps baissait. Je dois vous avouer que la première fois que je faisais cette méthode de test il y a un an et demi maintenant, c’était le cas. C’était le cas parce que je prenais un seuil beaucoup trop faible de précision. Donc je pouvais m’améliorer de 20% rien qu’en faisant l’exercice régulièrement. Mais je n’ai pas fait cette erreur ici. Je ne la fait plus d’ailleurs. Ici, j’ai choisi volontairement un seuil très élevé que je n’atteins qu’après un bon échauffement. A partir de ce seuil, c’est un calvaire d’améliorer sa précision. Vous connaissez tous ces joueurs professionnels qui ont une visée monstrueuse. Leur secret ? Ce n’est même pas un secret, il faut s’entraîner encore et encore. Ici, je parle de centaines d’heures d’entraînement pour gagner 1% de précision supplémentaire. De la même façon que si je me mets à courir aujourd’hui, je ferai des progrès gigantesques chaque semaine. Alors que Usain Bolt ne gagnera que des fractions de secondes même s’il s’entraîne 10 fois plus que moi. Prenez le temps de vous imaginer 95% de précision, c’est une balle sur vingt qui rate. Je vous défis de mettre 19 balles à la suite sur des cibles fixes sans être bien échauffé. Allez y, prenez 5 minutes et essayez de mettre 19 balles sur 20.

Attention, je ne dis pas que le Kaliento explique tout, mais je vois clairement la différence au niveau du temps.

 

Pour les 7 jours suivants, j’ai décidé de continuer les tests avec le Kaliento mais à une différence près, je ne me réveillerai plus avec les mains gelées. Nous avons vu une grosse différence quand j’avais froid aux mains, on est passé de 29 minutes à 10 minutes au minimum. Je voulais voir si la différence était toujours notable quand il faisait bon. Pour ces 7 jours, mon temps d’échauffement est passé de 15 minutes en moyenne à 9 minutes en moyenne. On voit quand même une belle différence. Je tiens aussi à souligner que j’ai suivi le même rituel, me réchauffer toutes les minutes pendant 30 secondes etc…

Conclusion sur ce test

Donc clairement, la chaleur joue énormément sur le temps d’échauffement. Je ne pensais vraiment pas que ça serait de cet ordre-là. Avec le Kaliento et quand on a les mains gelées, on divise le temps requis pour un bon échauffement de moitié au moins et quand on est en température ambiante, on gagne jusqu’à un tiers du temps.

Pour moi, c’est un franc succès. Et je le recommanderai à des joueurs qui sont sérieux dans leur objectif de monter le plus haut possible, voire même de devenir pro. La raison est extrêmement simple et je me répète ici : « vous ne voulez pas perdre vos scrims à cause de la mécanique. Vous voulez être au top mécaniquement pour apprendre le plus important : la stratégie, la composition, la tactique, l’exécution de tous ces éléments. Vous ne progresserez jamais si vous n’êtes pas au point mécaniquement une scrim sur deux. » La réalité aujourd’hui c’est que la moitié des joueurs, même sérieux, arrivent à l’entraînement au dernier moment au moins une fois dans la semaine. Le temps d’échauffement prend tellement de temps, qu’ils arrivent même parfois encore froids à l’entraînement. Des produits comme le Kaliento ne vont pas forcément faire disparaître ce défaut, mais ils vont contribuer à grandement le réduire.

Pourquoi est-ce que tu me conseilles le Kaliento et pas juste un autre chauffe-mains, t’es payé c’est ça ?

Non, Je sais que les théories du complot ont le vent en poupe sur les réseaux sociaux et on peut difficilement en vouloir aux gens. Chaque jour on apprend que des influenceurs manipulent littéralement leur audience pour quelques billets. Si aujourd’hui je vous recommande le Kaliento et pas une autre marque, c’est que je n’ai pas testé l’autre marque et je ne peux pas me permettre de vous conseiller quelque chose que je n’ai jamais testé. Ce serait malhonnête de ma part.

La question à un million de dollars

La question qui vous brûle les lèvres : « Et du coup, ça joue sur les performances ou pas ? »

Je peux vous répondre avec certitude que oui, tout simplement parce que c’est le principe même de l’échauffement. Vous avez déjà tous connu ces moments de jeu où vous avez les mains chaudes et où vous cartonnez sur la visée. Le Kaliento pourra faciliter le déclenchement de ce phénomène et vous maintenir dans cet état. Maintenant si vous voulez des chiffres, je ne peux pas vous répondre. Je n’ai pas fait la remarque sur les personnes qui font des tests du type « ouais, je sens que ça marche » pour vous servir le même résultat biaisé par mon ressenti.

 

Si vous décidez d’acheter un Kaliento, voilà quelques astuces que j’ai pu découvrir par moi-même pour en tirer le maximum de bénéfice

En plus de réduire le temps nécessaire à votre échauffement, il y a de multiples façons d’utiliser la chaleur pour maintenir vos performances. Pensez à tous ces moments où vous ne faites rien pendant une scrim, où il y a une pause, où l’équipe adverse choisit sa carte, où un des joueurs s’est fait déconnecter, tous ces moments font que vous allez refroidir. Alors oui, ce n’est pas la fin du monde, mais quitte à avoir un Kaliento sous la main autant l’utiliser pour ces moments-là. Pour les scrims, s’il fait froid, je laisse le Kaliento allumé pendant toute la durée du scrim. Son autonomie est autour de 4 heures et les scrims durent généralement 3h, disons 3h30 en comptant l’échauffement (même si vous savez maintenant que l’échauffement durera moins de 30 minutes grâce au Kaliento).
Si vous faites des parties classées, pensez justement à l’attente entre les différentes parties. Encore une fois, vous n’allez pas passer TOP500 parce que vous n’avez pas les mains chaudes, mais au moins vous pourrez compter sur votre visée qui sera plus fiable.

Ensuite, comment se chauffer le plus rapidement possible avec cet appareil ? Tout d’abord, laissez-le reposer sur une surface isolante (à la chaleur), après l’avoir allumé évidemment. Évitez toute pièce métallique par exemple, le Kaliento dissipera sa chaleur dans la pièce en question. Ensuite, il faut savoir qu’il est nettement plus rapide de se chauffer avec quelque chose de très chaud par intermittence, plutôt qu’avec la même chose à une température à peine supérieure en étant en contact constamment. En clair, il est beaucoup plus rapide de se chauffer avec le Kaliento pendant 30 secondes et de le reposer pour le laisser remonter en température, que de l’avoir en main en permanence. En effet, vos mains seront tellement froides, qu’elles dissiperont la chaleur que le Kaliento peine à créer dans ces conditions.

Vous pouvez laisser le Kaliento se recharger pendant que vous dormez, il ne va pas vous exploser à la figure comme on peut parfois le lire sur des sujets concernant les batteries externes rechargeables. Cette façon de l’utiliser est parfaite pour vos entraînements à 21h. En effet de 21h à minuit vous utilisez le Kaliento, puis vous le rechargez pendant la nuit pour vous en servir pour le prochain entraînement.

Enfin, c’est plutôt bête à dire mais emportez-le avec vous pendant vos LANs. Les salles sont rarement chauffées. Les LANs restent encore le meilleur moyen de se faire remarquer et perdre sa chance parce qu’on avait les mains froides, c’est assez stupide. Le Kaliento est suffisamment petit pour tenir dans la poche et les organisateurs en ont déjà vu suffisamment pour ne pas vous plaquer au sol pour des soupçons de triche.

 

Si vous voulez l’acheter

Voilà c’est tout pour moi. J’espère que cet article vous permettra de répondre à vos interrogations sur ce genre d’appareils et sur leur efficacité, voire même leur utilité. Je rappelle une dernière fois que cet article n’est pas sponsorisé et que j’écris simplement cet article pour apporter des solutions à ma communauté qui souhaite avoir les meilleures performances lorsqu’ils jouent à des jeux vidéo compétitifs en ligne.

Je vous laisse leurs coordonnées :

https://bequipe.com/

et

https://bequipe.com/kaliento

Je vous remercie de m’avoir lu jusqu’ici et bon jeu à vous !

4 réflexions au sujet de « [JTPV] Kaliento, chauffe-mains réutilisable pour gamers »

  1. Jean-laurent

    J’en ai commandé un. Pas le même mais l’article m’a fait sauter le pas. Je partais sur des gants aussi mais bon.

    Répondre
    1. Joseph Nguyen Auteur de l’article

      Hey bienvenue au club !
      Tu m’en diras des nouvelles. De mon côté, il commence à faire assez froid le soir, je suis bien content de l’avoir avec moi xD.

      J’aimerai bien que les joueurs que je coach soit aussi proactif que toi, encore des gens avec des mains gelées hier.

      Tiens moi au jus pour l’exercice que je t’ai donné !

      Répondre
      1. Jean-laurent

        Je train en easy je pense avoir le bon geste, mais au dessus pour le moment j’ai un soucis de vitesse et de placement ,coordination du poignet et de l avant bras. Je suis souvent au max de angle de mon poignet Je dois trouver un geste qui me permet de mixer les 2 mouvements , et qui me permet de replacer mon bras/poignet au milieu du tapis. Voilà !!! Merci encore pour ton énorme travail.

        Répondre
        1. Joseph Nguyen Auteur de l’article

          Ouais je vois de quoi tu parles, ça te dit une session de coaching (gratuit) ? On va voir ce qui ne va pas ensemble. J’ai déjà ma petite idée, mais je ne veux pas être biaisé. Je te recontacte sur Discord.

          Répondre

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